‹ Maine de Biran, sa vie et ses penséesChapitre 16 sur 85 · l**mai tsn · texte numérisé non relu

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de récnvain . comme une sorte de refrain mélancolique. Il a vécu dans le monde et le monde a laissé son âme vide >il a désiré la solitude, et la solitude a trompé son attente. Sa volonté s'est trouvée faible lorsqu'il fallait rompreles chaînes dont la vie sociale le chargeait; sa volonté a manqué d'énergie lorsqu'il a fallu régler sa vie dans la retraite. Les jours passent, les années fuient; tout ce qui l'environne est en proie à une mobilité continuelle : son état intérieur varie incessamment, et il n'a pas encore trouvé le repos, il n'a pas rencontré le terrain solide sur lequel il pourrait jeter l'ancre « Où trouver quelque « chose qui reste le même, soit au dehors, soit au deJans de « nous ? Au dedans, le temps emporte dans son cours rapide « toutes nos affections les plus douces ; les sentiments et les « idées qui animaient notre vie intellectuelle et morale s'efc facent et disparaissent. Les objets changent aussi pendant « que nous changeons, et, fussent-ils toujours les mêmes, nous a cessons bientôt de trouver en eux ce qui peut remplir notre « âme et nous assurer une constante satisfaction. Quel sera « donc le point d'appui fixe de notre existence ? Où rattacher «lia pensée pour qu'elle puisse se retrouver, se fortifier, se coai- < plaire ou s'approuver dans quelque chose que ce soit ^ ? • A cette question posée de nouveau, et avec toute l'autorité d'une expérience triste et prolongée, 4'auteur répond, par la pensée sainte que les secousses politiques avaient pour la pre miére fois fait jaillir der son âme avec une certaine énergie^ par la pensée de Dieu. Le repos, le mobile constant, la base fixe de l'existence ; on ne les trouve pas dans le monde c'est en Dieu seul qu'il faut le chercher. Dieu, seul élre immuable, est aussi le seul qui puisse offrir un but constant ; le seul auprès duquel se trouve un repos assuré. Cette pensée pouvait

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