‹ Maine de Biran, sa vie et ses penséesChapitre 3 sur 85 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

gères demeurent ainsi confondues avec l'œuvre propre de M. de Biran.

Dans la biographie qui ouvre le volume, lesquestions métaphysiques ne sont abordées qu'au degré nécessaire pour rintelligence des PeMées. Une expo* sition spéciale de ces doctrines a trouvé sa place naturelle dans Tintroduction étendue placée en tète des trois volumes des Œuvres inédites de Maine

de Biran^ publiées en 1859.

Ce livre ne s'adresse pas seulement aux métaphysiciens. Son contenu est fait pour intéresser tçutes les âmes sérieuses ; sa forme le rend accessible à tous les esprits cultivés. Mais, pour en reconnaître le mérite, il est indispensable de le lire en entier. Son caractère extérieur ne doit pas faire illusion ; en apparence^ on a sous les yeux des fragments détachés, maison réalité ces fragments sont les moments successifs et étroitement enchaînés d'un mouvement continu. La fin seule donne au commencement son

DK l'éditeur. XI

intérêt vérilabley et ie commencement à son tour peut seul donner à la fin toute sa valeur.

J'ai inséré dans cette deuxième édition des fragments des. lettrés de M. de Biran à ses filles, publiés, pour la première fois, dans la Bibliothèque universelle^ et j'ai rétabli en outre plusieurs fragments relatifs à la vie de famille de l'auteur et à ses affections paternelles. Un sentiment de discrétion m'avait fait retrancher, dans la publication primitive, les passages de cette nature. Cette discrétion était peut-être excessive, puisque quelques personnes ont conclu de la lecture de la première édition de ce volume que M. de Biran, un homme qui avait autant de tendresse de cœur que de profondeur d'intelligence, était peu préoccupé de sa famille, puisqu'il en parlait si rarement.

ËHNEST Nâ VILLE.

Génère, ie 2 mare 1874

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