Job, chap. xvi. verset
DE lUlNE D£ filRAN. (8lS. 179
exposée la faible humaDité, offre toujours ud consolateur et un appui. Les hommes qui unissent ces deux dispositions Pont le plus à Tabri du découragement et des dégoûts de la vie, su^ tout quand l'ftge s*avance^
27 juin. J'apprends aujourd'hui, à sept heures du matin, une Ticloire décisive remportée par les alliés contre Bonaparte et son armée. L'arméo alliée peut élre à Paris dans trois jours. Le parti républicain s'agite en ce moment. Les chambres, qui n'ont rien de national, font de vains efforts pour lutter contre le torrent qui les entraîne. Personne n'a encore prononcé le nom de Louis XVIII et des Bourbons. La France semble dans la stupeur. Le cri national se fera*t-il bientôt entendre? Vive le roi ! Sans le roi légitime point de salut.
Paris, 4 octobre. Les premiers jours de ce mois ont tous été consacrés aux préliminaires de la réunion des chambres, qui devait avoir lieu le 2, et a ensuite été renvoyée jusqu'au 7. J'ai fait des visites ministérielles ; mes matinées ont été occupées par mes collègues, et les soirées par des réunions. J'ai souvent diné en ville, et toutes les occupations de cabinet se sont réduites à la correspondance et aux journaux. Ma tête est inactive et absorbée par les sensations ; ma santé a chancelé et s'est relevée. Le 4, j'ai dîné chez M. de Ghàleaubrian<) pour célébrer sa fête. La soirée a été triste ; j'ai été peu expansif.
6 octobre. Les préparatifs de la séance royale m'absorbent. Je suis occupé à répondre à toutes les lettres que je reçois pour des billets d'entrée. Je suis troublé, hors* de moimême.
7 octobre. Jour solennel — séance royale. J'ai été éveillé de bonne heure, et, dés 7 heures du matin, j'ai eu des dames sur