Imilation de Jéna-Chrisi
2. L'écrit relatif à M. de Booald, plusieum fois mentionné dans le Journal, et dont la forme fut modifiée à diverses reprises, ne paraîi pas a?oir été terminé. Il en reste des fragments considérables et trèsimportants.- Œuvres inédites, t. m.
seale à mon esprit, ni habillée comme elle doit Tètre. Je me fiatigue chaque jour en pure perte et fais, avec un grand labeur, des pages qui seront effacées le lendemain. C'est, ce semble, une grande patience de rouler ainsi le rocher de Sisyphe, mais elle n'est qu'en apparence; il ne m'en coûte rien de sacrifier le lendegiain le travail de la veille. C'est au moment de la compositiou que cette patience devrait s'exercer pour ne rien précipiter, attendre que les idées soient élaborées avec leurs signes avant que de les écrire, au lieu de se presser pour barbouiller et effacer.
Pieraqoe différât, et praesens in tempus omittat i.
Mais cela tient d'abord à ma disposition nerveuse, puis maintenant à mon habitude qui ne peut plus être changée. Mon état physique et moral, dont je suis toujours plus mécontent, est une croix intérieure, prés de laquelle toutes les croix extérieures ne sont rien. « Bannissez tout empressement, toute t inquiétude; ne désirez, ne cherchez que Dieu, et vous goûc terez la paix malgré le monde. La pauvreté, le mépris, les • mauvais succès, les croix internes et externes : regardez tout « cela dans la main de Dieu, comme des faveurs que Dieu « vous envoie, et le monde changera de foce et rien ne vous c ôtera votre paix \ »
Cette manière de voir et de sentir est elle-même ta plus grande grâce. Comment l'obtenir ? Comment remédier au découragement intérieur qui est la vraie croix, celle qui rend tontes les autres si difficiles à supporter?
10 octobre. Ici je puis être moi, moi seul, sans diversion, et je me trouvé pourtant comme en compagnie, où une personne