Idem
essiMriiolle entre le stoïcisme et le christianisme. On ne trouve rien dans la philosoptiie ancienne qui ressemble à la doctrine de l'abnégation.
<• La consolation ou la disposition d'un moment ne répond
• jamais de la consolation ou disposition sensible du moment
• qui suivra, il faut laisser faire Dieu, dans tout ce qui dé- « pend de lui seul, et ne songer qu'ù être iidèles dans ce gui « dépend de nous *. » Cette maxime est de Tapplication la plus générale ; et ma conduite dans la vie active comme dans la vie spéculative lui a toujours été coiitraire. J'ai constamment écouté les dispositions qui ne dépendent pas de nous-mêmes ei j'ai agi en conséquence, faisant consister tout le bien ou le mal dans le bon ou le mauvais sentiment de Tcxistencé, au lieu d'agir toujours dans un but de raison, sans regarder de quel côté souffle le vent de Tinstabilité. Le décousu et Finutilité de presque toute ma vie s'expliquent par cette seule cause. Je n'ai pas c^uru comme les autres hommes après les biens extérieui*s de la fortune ; mais j'ai tout attendu de mes dispositiqns intérieures, qui né sont pas moins que les biens du dehors sous l'empire de la fortune. Sous une apparence de sîigesse et de modération, j'ai été tout aussi aveugle, inconstant et léger, que ceux qui sont sans cesse entraînés loin d'eux-mêmes par l'imagination et les passions.
Juillet, Quelle inquiétude dans les choses humaines ! On ne sait SI l'on fait bien ou mal. Ou fait bien pour s«i fortune, un fait mal pour sa santé ; on fait bien pour son plaisir, mais on ne coulente pas ses amis, et ainsi du reste. Dans la soumission •à la loi de Dieu, à la raison, au devoir on fait absolument' bïQii, on fait bien sans iimilaiion, parce que, quand on fait bien, tout le reste est de peu d'importance. Dans une passion exaltée, où