VBcelésioitiqut, chapitre zl, Terset
iostinct un point d'appui dans le monde extérieur ; je songe aux affaires qui doivent m'entralner au dehors, aux visites que je dois faire^ aux distractions que je pourrai me procurer dans la journée ; et déjà mon imagination s'est mise en course^ et a parcouru tout le cercle de ces vanités mondaines de chaque jour, avant que le corps se soit ébranlé. C'est là ce qui prouve que je suis toujours le même et qu'il n'y a aucun progrès dans la vie de l'esprit. Je ne sentirai ces progrès qu'autant que, s'élevant dès le matin vers le ciel, mon âme y cherchera tout son aliment, son pain quotidien et son repos.
Il n'y a qu'une chose nécessaire >. Au lieu de songer aux choses terrestres comme à des buts de vie, il faut les craindre comme des moyens de mort spirituelle et ne les aborder que par devoir, pour obéir à Dieu, en désirant qu'elles s'éloignent de nous chaque jour et nous laissent tranquilles. Je crie sans cesse : Seigneur ! ouvrez-nùus les yeux, de peur que notis ne nous endormûms dans la mort (la mort de l'esprit).
J'ai été autrefois bien embarrassé pour concevoir comment l'Esprit de vérité pouvait être en nous sans être nous-mêmes, Y ou sans s'identifier avec notre propre esprit, notre mot. J'en- J tends maintenant la communication intérieure d'un esprit su- ' périeur à nous, qui nous parle, que nous entendons au dedans, qui vivifijB et féconde notre esprit sans se confondre avec / lui ; car nous sentons que les bonnes pensées, les bons mouve- ; ments ne sortent pas de nous-mêmes. Cette communication ; intime de VEsprit avec notre esprit propre, quand nous savons ^ l'appeler ou lui préparer une demeure au dedans, est un véritable fait psychologique et non pas de foi seulement.
Toute la doctrine du christianisme, c'est qu'il faut aimer. Lorsque nous avons senti en nous-mêmes l'inQuence vivifiante de l'Esprit divin, il est naturel que nous l'aimions, que nous