Job. Chap. VII, verset
peut venir ni de soi-même, ni d'aucune chose du dehors, tfiferen tnei^ Domine^ quaniam infkrmus sum ^
17 mai K Dans Tétat de santé, de faiblesse, de trouble physique et moral où je suis, je m'écrie sur ma croix: Miserere met, Domine, quoniam infirmus sum.,. Lumbi mei impleti smt ittusUmibus, et non est sanitas in came med '.
Certainement la source de tant d'illusions malheureuses que ma raison ne peut vaincre est dans ces organes intérieurs {hmbij qui s'affectent et se montent par des causes quelconques, indépendantes de ma volonté. Leurs produits spontanés, ou les images qui prennent là leur source, sont plus fortes que la raison qui les reconnaît, les juge sans pouvoir les dissiper. C'est dans de tels états qu'on sent le besoin d'une grâce supérieure.
Il faut toujours être deux et Von peut dire de l'homme, même individuel» vx soli ^î Si l'homme est entraîné par des affections déréglées qui l'absorbent, il ne juge ni les objets ni lui-mê(ne ; qu'il s'y abandonne, il est malheureux et dégradé ; v9 soli! Si l'homme, même le plus fort de raison, de sagesse humaine, ne se sent pas soutenu par une force, une raison plus haute que lui, il est malheureux, et quoiqu'il en impose au dehors, il ne s'en imposera pas à lui-même. La sagesse, la vraie force consiste à marcher en présence de Dieu, à se sentir soutenu par lui ; autrement, vx soli !
Le stoïcien est seul, ou avec sa conscience de force propre, qm le trompe ; le chrétien ne marche qu'en présence de Dieu, et avec Dieu, par le médiateur qu'il a pris pour guide et compagnon de sa vie présente et future.
i. Psaume n, rerset 3.
2. Celte date, la dernière do journal, précède de deux mois et trois jours celle de la mort de M. de Biran.