‹ Maine de Biran, sa vie et ses penséesChapitre 8 sur 85 · juillet · texte numérisé non relu

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cisme, et celui qui les traçait DMgnorait pas que ses réflexions l'avaienl conduit sur un terrain dès longtemps exploité par une école célèbre ; il le reconnaît exprevément : « L'art de « vivre consisterait à affaiblir sans cesse Tempire ou Tinfluence I des impressions spontanées, p^ lesquelles nous sommei « immédiatement heureux ou malheureux, à qHmi rien atr* •« tendre, et à placer nos jouissances dans Texercice des fa- « cuites qui dépendent de non», ou dans les résultats de cet « exercice. Il faut que la volonté g^side à tout ce que noo» « sommes. Voilà le stotçisme. Aucun autre aystème n'est aussi « conforme à notre nature ^ » Maine de Biran retrouve sa propre pensée dans la distinction si nettement établie par les disciples du Portique entre les affections et les désirs d'une part, et la volonté de l'autre ; il applaudit à ces maximes dont la tendance uniforme est de séparer des sens et de tous les phénofflèçes du dehors l'âme renfermée dans lé sentiment de sa dignité et de sa force, comme dans une forteresse inexpugnable. Plus d'une fois il commente avec amour les paroles de Marc-Aurèle, et se montre disposé à admettre qu'il a été d<|Dné aux disciples de Zenon d'apercevoir la vérité tout entière. Go ne sont là sans doute que des aperçus ; on ne serait pas en droit d'affirmer que M. de Biran ait fait, à une époque quelconque de sa carrière, une profession positive Me la doctrine des stoïciens, mais il eut, par moments au moins, une tendance assez marquée à résoudre la question du bonheur dans le même sens que ces philosophes.

11 existe un parallélisme marqué entre les deux théories philosophiques que nous avons vues se substituer l'une à Tautre et les jugements contradictoires successivement portés par l'auteur sur les conditions de la vie heureuse. Vouloir être heureux par les impressions agréables de la sensibilité, c'était

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