I.ISE, apercevant Dermonl. Ciel
M™» DORVAL. Ou'avez-vous donc, ma nièce ?
VERSAC, à part. Vite un vieux moyen de comédie.
LISE, embarrassée. C'est que, je
VERSAC. C'est que le sang vous a porté, à la tête, des
éblouissements on croit voir. . . . reconnaître. . . .
ces choses-là arrivent souvent.
LISE. Il est vrai que j'ai éprouvé un serrement de coeur
VERSAC, en regardant Dermont. Oui, c'est au cœur que cela porte.
Mil» TjORval. Mais tu te trouves mieux !
LISE. Oui, je me sens mieux !
VERSAC. A la vivacité de vos yeux, je vois que nous voilà hors d'embarras.
DERMONT. Mademoiselle ?
W"^ DORVAL, Rentre dans ton appartement.
\ ERSAC. Non , au contraire , le grand air lui fera du bien.
DERMONT, 6as à Versac. Je ne puis lui parler !
VERSAC Laisse-moi faire
Il se place entre Lise et M™' Doi\aI, et affecte le Idii grave d'tm honinitf d'atl'aîrcs.
Ne pourrai-je prendre connaissance des litres, des charges de la maison ?
M""" DORVAL. Je suis à vos ordres , tous ces papiers sont dans mon cabinet.
DERMONT, ias à Lise. Lise ! un seul mot !
LISE. Non, non, monsieur.
vEiiSAC. Eh bien, entrons-y ; et, qui sait? nous pourrons peut-être finir tout de suite.
M""^ DORVAL. J'y consents très-volontiers.
LISE. Ma tante, je vous suis.
VERSAC. Eh non, mademoiselle, restez. — Nous allons parler d'affaires, de contrat, de rente, d'inscription.
de ratification (Il appuie sur ce dernier mot).
cela n'est pas amusant pour une jeune personne.
M'^e DORVAL. En effet, reste plutôt à tenir compagnie , à monsieur.
Il USE. Mais, madame. . . .
■ M""» DORVAL. Je le veux.
VERSAC Votre tante le veut , il faut obéir Allons, madame, allons parler d'affiiires.