‹ Maison à vendreChapitre 16 sur 25 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les mêmes, M"^ DORVAL.

• M™» DORVAL. Pour un homme d'affaires , vous êtes bien étourdi , vous aviez oublié le double de l'obligation

VERSAC. Ah ! c'est vrai. Pardon ! J'ai tant de

choses dans la tête ; et celle-là est si simple.

Mine DORVAL. Maintenant que tout cela est fini , je puis vous assurer que vous n'avez pas fait un mauvais marché.

VEBSAC. Oh moi , je ne peux guère faire de mauvais marchés : tout le monde n'est pas aussi heureux ; voilà pourtant mon ami qui tiouve que c'est un peu cher. . . . pour nos moyens

M""! DORVAL. Ah , c'est qu'il ne connaît pas l'agrément de cette maison , ou plutôt de votre maison ; car VOUS pouvez, dès aujourd'hui, la regarder comme étant à vous.

VERSAC Oui , aujourd'hui , comme à moi ; mais demain ?

M"if DonvAL. Engagezvolre ami qui parait mécontent de votre acquisition, à venir voir voire propriété.

vERS.\c. .\llons, mon ami, va donc voir ma propriété!

M""? DORVAL Quant aux meubles , je vous les laisse, le billard même est une chose utile.

VEBs.^c. L'n billard ! c'est charmant ! CJ Dermonl). Veux-tu venir faire une partie sur mon billard ?

DERMONT. J'ai presqu'envie de tout avouer.

M"" nonvAi.. .\b ! j'aperçois l'aimable voisin.

SCÈNK XIV.

Les mêmes , FERVILLE.

KERvii.LE, à pari. Des étrangers I le nolain» que j'ai vu sortir par la grande port» I cela ni'inquièle.

VKWSAC. Quel est cet homme ?

M"" DORVAL, tas à ycrsnc. C'est le voisin dont je vous ai parlé, celui dont l'enclos louche le mien.

vKiisAC Ah I le voisin qui voulait aclicler votre maison ?

KKRvn.i.K, à part. J'ai peur d'aM>ir fait une sottise. (Haut). Eh bien, ma voisine ?

M"" IwltVAi.. allant à lui. Eh bien, mon voisin, ma maison est vendue.

FKiiMi.i r. Venihie I

M"" DORVAL. Et très-bien vendue (Montrant

Versac). C'est monsieur qui l'achète. (A part). Il enrage. (A Dermont). Adieu. Rentrons ; je ferai mon possible pour vou.s faire passer une agréable soirée.

PERMoNT. Quoi, madame ! nous restons.

Mme DORVAL. Nc VOUS mettez pas en peine , j'ai pris toutes mes mesures pour ne vous laisser aucune inquiétude.

vERSAc, à Dermont. Pourvu qu'elle n'ait pas envoyé au village de Briac !

Mins DORVAL Au revoir. mon cher voisin !

Elle se di.spose à sortir, Dcrnionl lui donne la main ; Verxae les suit.

FERVILLE, courant après Versac et le tirant par son Iiaiil à l'instant oii il rentre dans la maison. Ne puisje VOUS dire un petit mot ?

VERSAC. Je suis à vos ordres.

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