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le père, mais Tépoux qui l'aurait représentée selon l'usage.
Les de l'Eslendart auraient, au dire de leur généalogiste, Jean de Rondaroy, une origine qui se perd dans les brumes de la féodalité naissante. Ils descendraient d'un comte de Montfort, vivant à la fin du x' siècle sous Hugues Capet*.
M. Duranville, répété par l'abbé Decorde et plusieurs historiographes de la noblesse, rapporte que les de l'Estendart s'appelaient primitivement Baynes. L'addition du nom de l'Eslendart se rattacherait à un exploit glorieux accompli en 1266. Lorsque Charles d'Anjou livra bataille à Mainfroy dans la plaine de Bénévent, la bannière de France fut confiée au bras valeureux de Guillaume de Baynes. Le drapeau fut héroïquement préservé. De cet acte serait dérivé le surnom de l'Estendart, qui serait devenu à la longue celui de la famille.
Le 20 mars d580, furent célébrées les noces de Louis ïouchet, seigneur de Beneauville% avec Marie de l'Estendart, fille de Louis, qualifié baron de BuUy, et de Louise d'Humières^ La future reçut une constitution
1 . Généalogie de la maison de l'Eslendurlj dressée par Jean de la Taille, sieur de Rondaroy, en 1588.
2. Il avait pour auteurs noble Louis Touchet et Isabeau d'Osmont.
3. Jean de l'Estendart, chevalier et baron d'Ouilly et de Bully, et Marie de la Haïe-Hotot, sa femme, procréèrent Guy de l'Estendart, seigneur et
dotale de trois mille cinq cents livres et des accoutrements assortis à sa condition. L'antiquité de la famille de l'époux est constatée dans le contrat passé à Neufclîâtel-en-Bray devant les tabellions Pierre Lescuyer et Pierre Langlois. On remarque parmi les témoins à la cérémonie nuptiale nobles Thomas le Sec, seigneur de Lacressonnière et de Cents, Anne du Sart, seigneur deThury, Jean de Vieuxpont, baron du lieu de son nom et seigneur d'Aussonville, Antoine de Rune, seigneur de Fontaines, et Georges du Sart, seigneur d'Ouilli, parents des deux parties \
Le 16 août 1599 et le 11 décembre 1602, Anne de l'Estendart, seigneur de Bully, reconnut que ce fief était sous la mouvance du roi à raison de la vicomte
baron de Bully. Celui-ci s'allia le 30 janvier 1540 à Marie Poiret, qui le rendit père de Louis et de René de l'Estendart. Ce dernier, seigneur de Saint- Martin et de Roncherolles, fonda la branche de Quenouville. Son aîné, Louis de l'Estendart, écuyer, seigneur de Bully, contracta d'abord union avec Louise d'Humières et ensuite avec Marguerite Le Roux, dame d'Angerville, ' fille de Guillaume Le Roux, seigneur d'Ouville-la-Rivière, et de Nicole de Vieuxpont. Du premier lit sortirent : 1° Marie de l'Estendart, femme de Louis Touchet, seigneur de Beneauville; leur fils Louis Touchet épousa, en 1638, Racliel de Vassy, veuve de François de la Dangie, écuyer, seigneur de Renchy et d'Agy ; 2» Marguerite de l'Estendart, mariée à Adrien du Bois, seigneur de Belhotel, et remariée à Jean de la Molle, seigneur de Boisguérard. {Armoriai général, par d'Hozier, in-4°, registre premier, p. 370- 37'!, édition de 1821. — Histoire générale des Maisons nobles de la province de Normandie, par le sieur de la Roque, généalogie de Touchet, t. II, p. 148-150.)
1. Histoire générale des Maisons nobles de la province de i\ormandie, par le sieur de la Roque, t. IF, p. 87-90.
de Neufchâtel. Il s'alJia le 18 février 1602 à Catherine de Créquy* qui lui donna quatre enfants".
Le châtelain de Buliy fut le bienfaiteur des Réformés du Tiers-Ordre qui vinrent s'établir l'an 161/t à Neufchâtel dans la maison des Pénitents. On trouve une série de seigneurs de Bully, gouverneurs de la susdite ville. M. L. de Duranville cite, entre autres, Jean- Louis de Baynes de l'Estendarl, marquis de Bully, dont l'éloge funèbre fut prononcé le 6 septembre 169/t à Notre-Dame de Neufchâtel. L'orateur avait choisi pour sujet, dit l'abbé Decorde, ces trois mots latins : VexiUa rerjis prodeunt ; voici les élendarts du, roi! A la fin de sa péroraison, désignant du doigt le fils du mort aux gentilshommes qui entouraient le cercueil, il répéta sa citation, frisant le calembour, et l'accompagna de
\. Elle avait pour auteurs messire Claude de Créqui, chevalier, seigneur de Hémont, et Anne de Bourbon-Ligny, ce qui apparentait Anne de l'Estendart avec la maison de France.