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BRANCHE

SEIGNEURS DE FEUGERAY.

ROBERT DE BULLY était le troisième des quatre lils provenus de Jean de BuUy, écuyer, et de Jacquette de Sandouville. Ses frères Guillaume et Jean donnèrent ensemble, en 1482, à leur aîné Nauldin, mandat de défendre leurs intérêts collectifs devant le bailli de Caux contre Guillaume Le Mercier. Robert de Bully est mentionné, comme existant en l/i8/i, dans un arrêt de la Cour des Aides de Rouen, qui releva le l/i juillet 1635, Marguerite de Bully du cas de dérogeance. D'après ce jugement, Robert de Bully fut conjoint à demoiselle PERINNE LEGOQS fille d'Etienne Lecoq et de Mariette Martel. Perinne Lecoq donna à son mari le suivant :

-1. Le Coq (Normandie) : D'azur, au sautoir d' argent, au chef de même chargé d'une molette d'éperon, accostée de deux flanchis ; le tout de gueides.

104 DE BULLr.

GUY DE BULLY, éciiyer, fut investi par une donation de ses grands parents maternels, le 6 mai 11x95, de divers immeubles. Son père Robert avait aliéné ou échangé certains héritages. Guy de Bully les revendiqua de Jacques Gosselin. Le différend fut porté devant le vicomte du Bec-Crespin, le 26 octobre 1522. Sa mère Perinne Lecoq lui abandonna tous ses biens légitimaires le dernier jour d'avril 1525. La même année, Guy de Bully reçut commission du sieur de Gouseville pour lever une compagnie à Berneval, et la mettre au service du roi. De son union avec ADRlEiNNE AUBERT, accomplie le 9 juillet 1525 :

J ° Jean de Bully, écuyer ;

2° Jacqueline de Bully, qui épousa le 22 septembre 1552, à Goderville, Jean Piédefer.

JEAN DE BULLY, écuyer, fournit dénombrement le 22 juin 1601, tant en son nom qu'à celui de ROBINE DE TOCQUEVILLE, sa femme, pour le fief de Feugeray et de

DE BULLV. <03

plusieurs terroirs mouvants de ladite seigneurie. Il s'était allié, comme on vient de le voir, avec demoiselle Robine de Tocqueville, laquelle le rendit père de :

1° Adrien de Bllly ;

2° Marglerite de Bllly, qui s'était mariée contre la volonté de ses auteurs, le 19 novembre 1607, avec Jean Gallepin ou Galopin, de la paroisse de Saint-Eustachela-Forêt. Marguerite, ayant perdu prématurément son mari, donna une tutelle à sa fille mineure, de concert avec son frère Adrien, et voulut se faire relever de sa mésalliance par la Cour des Aides de Rouen ^ Elle produisit, à cette occasion, les titres qui redressaient les trois degrés de noblesse que nous venons de disposer. Marguerite fut réhabilitée par lettres patentes du roi, dépêchées le 10 janvier 1G20 et entérinées le ll\. juillet 1635 ^

1 . La vieille race des Buliy, déchue de son ancienne splendeur, avait élô réduite, par les épreuves de la fortune, à un autre cas de dérogeance; en 1583, un ROBERT DE BULLY (Builly), sieur du Mcsny et de Conjugiville, élection de Rouen, reçut des lettres récognitives de noblesse.

2. Tous les détails filialifs et domestiques qui concernent la branche de Feugeray ont été relevés dans un extrait des anciens registres de la Cour des Aides de Normandie, déposés aux Archives de la Cour d'appel de Rouen. Expédition moderne en due forme délivrée par Gosselin, greffier de ladite cour.

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