Paris, Simonnet, 1818, in-8c
3. Annales maritimes de 1820, partie nort officielle, p. 301-336.
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— i° Louis Gicquel, fut tué à l'ennemi;
— 5° Jean-Olivier Gicquel, qui reçut le premier sacrement, le 17 février 1782, en l'église paroissiale de Saint-Jean de Rennes;
— 6° Auguste-Marie Gigquel, ondoyé le 26 août 1784, qui va continuer la descendance ;
— 7° Frédéric-Marie Gigquel fut tenu sur les fonts baptismaux par Louis Gicquel, sieur de Kerguisien, et Marie-Louise-Renée Gicquel, sa sœur;
— 8° Louise-Jeanne Gigquel, décédée en bas âge, le 2 février 1767 ;
— 9° Victoire-Marie Gicquel, ensevelie à Combourg, le 11 octobre 1779 ;
— 10° Françoise-Louise Gicquel, inhumée aussi à Combourg, peu de temps après sa sœur qui précède;
— 11° Marie-Louise-Renée Gigquel, née le h mai 1780 ;
— 12° Perrine- Françoise , morte tout enfant le 24 octobre 1788 \ .
AUGUSTE-MARIE GIGQUEL DES TOUCHES naquit à Rennes le 17 août 1784, il débuta, sur la frégate la
4. Tous les enfants ci-dessus mentionnés ont été relevés dans les archives de M. Albert-Auguste Gicquel des Touches, où sont conservés les extraits de naissance et de décès.
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Gentille,, dans un combat livré, le 13 prairial an II, par l'amiral Villaret-Joyeuse, à l'escadre anglaise de Howe, commodore anglais. Le 25 vendémiaire an III, on retrouve le marin breton naviguant vers la Guadeloupe sur la flûte le Ferme. Près des atterrages de l'île, le bâtiment français se trouva en présence d'une division de frégates britanniques qui le forcèrent à se réfugier dans la baie de Saint-François, où il fut mitraillé par les vaisseaux ennemis. Une partie de l'équipage parvint à gagner la terre, mais le jeune Gicquel n'ayant pu s'embarquer tomba aux mains des Anglais avec le lieutenant et quinze autres matelots. Les prisonniers furent transbordés sur le Québec, qui les conduisit d'abord au Port-Royal, dans la Martinique, et ensuite en Angleterre, où ils furent échangés et rendus à la liberté. Le 15 vendémiaire an V, Auguste-Marie Gicquel des Touches avait repris du service sur le vaisseau le Nestor j qui faisait partie de la flottille destinée à opérer en Irlande sous le commandement de l'amiral Morard de Galles. Il devint novice le 1er fructidor an VI, aspirant de 2e classe le 20 germinal an VII, et coopéra sur les vaisseaux le Jean-Bart et le Desaix à toutes les expéditions entreprises pendant les aiïnées VII, VIII et IX par les amiraux Bruix, Ganteaume et Linois, soit dans l'Océan, soit dans la Méditerranée, soit à Saint- Domingue. Sa belle conduite fut remarquée par ses chefs dans plusieurs batailles navales et notamment à
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celle d'Algésiras. Le 47 messidor an IX, pendant cette lutte à outrance où les pertes des Anglais dépassèrent les nôtres, le jeune Gicquelse tint constamment en observation sur la dunette. Son commandant signala cet acte héroïque à l'amiral Linois, qui le nomma enseigne, bien qu'il n'eût pas encore l'âge requis. Au mois de nivôse an X, le Desaix vint s'échouer sur les brisants de Picole t (Saint-Domingue). M. Gicquel, en cette désastreuse circonstance, prévint par son activité la chute de la mâture, qui menaçait le pont. Il passa du Desaix sur V Intrépide avec la qualité d'aspirant de lre classe. Durant cette campagne périlleuse, il déploya une activité et un courage inouïs. Les nègres insurgés étaient sur le point de passer la rivière de Galifet lorsque Auguste-Marie Gicquel vint leur barrer le passage avec un bateau armé. Ce hardi coup de main empêcha les noirs d'occuper le haut cap. Le 3 brumaire an XII il fut promu au grade d'enseigne et reçut, le 15 pluviôse suivant, la croix de la Légion d'honneur. On le voit ensuite coopérer, sur l'Intrépide, aux grandes luttes navales qui eurent pour théâtre la Méditerranée, la mer des Antilles et les côtes d'Espagne dans l'escadre de l'amiral Villeneuve1. Son capitaine lui confia un
1. Trois mois avant la bataille de Trafalgar, les armées combinées, sous les ordres des amiraux Villeneuve et Grovino, étant àl a cape sous le grand hunier et la misaine, Auguste-Marie Gicquel sauvait dans un canot de six avirons un homme tombe à la mer. Les officiers de l'Intrépide se réunirent pour dresser procès-verbal de cet acte d'héroïsme.
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poste d'honneur, réservé d'habitude à un lieutenant de vaisseau, en plaçant sous ses ordres la compagnie de débarquement. Il assista et concourut, le 3 vendémiaire an XIII, aux combats du cap Finistère et de Trafalgar, où V Intrépide soutint le choc de quatre ou cinq vaisseaux ennemis. Le capitaine Infernet, de glorieuse mémoire, qui le commandait, refusait de se rendre, bien qu'ayant perdu toute la mâture de son vaisseau et la majeure partie de ses hommes. A cette calamiteuse journée de Trafalgar, Gicquel dirigeait l'artillerie et la manœuvre du gaillard d'avant. Après l'action et le départ du commandant Infernet, transporté à bord de l'Orion, il sut sauvegarder l'ordre parmi ses gens et se faire respecter par les deux cents* Anglais qui avaient amariné le vaisseau. Au milieu de la tempête, qui suivit la bataille, il sut dominer par son énergie les matelots anglais et français, les maintenir pour pomper et assurer le salut de tous. Le vent ayant faibli, le contre-amiral anglais Northeak, qui montait le trois-ponts de la Britannia, plein d'admiration pour son adversaire fit évacuer l'Intrépide en prescrivant à Gicquel de rester à bord pour présider à cette opération. Northeak déclara que son intention était de rendre la liberté à son prisonnier et de le débarquer sur un point de la côte d'Espagne pour reconnaître sa belle conduite. Les trois cents marins français, dont la plupart étaient blessés, venaient d'être transbordés, lorsque la brise ayant
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fraîchi de nouveau emporta la Britanma au large. Gicquel resté seul sur son bâtiment à moitié coulé ne fut recueilli qu'à neuf heures du soir par ÏOrion. Amené en Angleterre, il ne fut libéré qu'au bout de cinq ans de captivité, en mars 1811, grâce à l'intervention de l'amiral Northkest qui, de retour en Angleterre, s'empressa d'exécuter sa promesse d'autrefois. Auguste- Marie Gicquel, après son rapatriement, fut envoyé en mission à Toulon, où il trouva sa nomination de lieutenant de vaisseau, datée du 11 juillet 1811, et Tordre de se rendre à Gênes pour y organiser le 68e équipage de haut bord et armer le vaisseau FAgamemnon. L'année suivante il fut investi des fonctions de second à bord de la Dryade* commandée par le capitaine Baudin. C'est sur cette frégate qu'il se signala au combat du Romulus, livré le 13 février 1814 entre les îles d'Hyères et le goulef de Toulon. Au mois d'août de la même année il passa sur FAmphitrite à destination de Pondichéry et, en février 1815, sur la gabare F Infatigable qui devait aller stationner à Saint-Pierre, Miquelon et Terre-Neuve. Contre-ordre lui fut donné par le gouvernement des Cent-jours, qui le fit rentrer à Rochefort. Il venait de former une flottille à Bayonne, lorsqu'à la sortie des passes de Montmousson, deux ou trois corvettes anglaises se mirent à lui donner la chasse et l'obligèrent à relâcher dans la Gironde. La Restauration le créa chevalier de Saint-Louis et l'appela, en 1816, au
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commandement de la flûte la Salamandre, et, peu de temps après, à celui de la gabare la Loire. Il fit voile, au mois de juin suivant, pour le Sénégal, en compagnie de la frégate la Méduse, dont tout le monde connaît la fin tragique. Ce désastre eût pu être prévenu si M. de Ghaumareix eût poursuivi sa route avec la Loire, ou s'il eût ponctuellement observé les conseils écrits que M. Gicquel lui avait remis lorsque la Méduse s'éloigna de l'île d'Aix. Ce naufrage et ses conséquences terribles inspirèrent à M. Gicquel l'idée d'installer à bord des bâtiments un magasin général. Cette sage innovation, étendue depuis à tous les bâtiments de l'Etat, a fait réaliser dans les dépenses de la flotte des économies considérables. En septembre 1817, durant un congé, il traduisit de l'anglais une infinité de publications nautiques sur les côtes de la Manche et de l'Amérique . Ses loisirs furent aussi consacrés à la rédaction d'un long mémoire sur les courants de l'Atlantique et à compléter le manœuvrier de Bourde de la Ville Huet. « Les Annales maritimes, dit M. G. Mullié \ « contiennent aussi de lui un travail relatif à quelques « modifications sur les constructions navales, sur le « gréement, la mâture, sur l'installation des bâtiments « de l'Etat, sur leur arrimage, sur l'artillerie, telle que « la substitution du 30 au 36 2, et les avantages qui