Pour uniformiser les calibres
80 GICQUEL.
« en découleraient, etc., modifications qui ont toutes « été adoptées et mises en pratique plus ou moins « promptement, et qui sont depuis 1844 réglemen- « laires. » Auguste -Marie Gicquel fut élevé au rang de capitaine de frégate, le 1er septembre 4819, et chargé par le ministre d'armer la frégate la Jeanne d'Arc, construite sur des plans nouveaux. Il navigua à son bord dans les parages de la Méditerranée et de l'Archipel jusqu'au moment où les Grecs se soulevèrent pour s'affranchir de la tyrannie ottomane. D'un voyage à Alexandrie, en Egypte, il rapporta des notes politiques et commerciales qui lui valurent après examen l'approbation et les remerciements du cabinet d'alors. Au mois de décembre 1822 il prit le commandement du brick le Cuirassier qui était en rade- à Toulon et vint croiser entre les îles Baléares et le cap Palos en Espagne. Cette croisière avait pour but de surveiller une partie du littoral où devait s'effectuer le débarquement d'une armée française dans l'intérêt des Bourbons espagnols. Rentré à Toulon, Auguste-Marie Gicquel appareilla, le 43 avril, pour aller rejoindre la frégate la Junon qui croisait entre Barcelone et Malaga, remit au chef des forces navales françaises des ordres trèsurgents et l'informa de l'entrée de nos troupes dans la Péninsule sous le commandement de Mgr le duc d'Angoulême. Le gouvernement de la Restauration reconnut ses brillants services, le 19 août 1827.
GÏGQUEL. 81
Il lui conféra le grade de capitaine de vaisseau. La monarchie de Juillet le nomma, le 18 avril 1831, directeur des mouvements du port de Brest, officier de la Légion d'honneur le 27 juillet 1832 et commandeur le 28 avril 1841. Il apporta dans sa nouvelle fonction un esprit de réforme sage et pratique en organisant les gabiers de port et les pompiers de la marine '. Auguste- Marie Gicquel desTouches contracta deux alliances : la première, avec MIIe SIDERF, dont il eut :
— 1° Albert-Auguste Gicquel desTouches2, vice-amiral qui suit;
— 2° Auguste-Marie Gicquel des Touches, capitaine de frégate, officier de la Légion d'honneur, n'est point marié ;
— 3° Charles-Auguste, mort à vingt-deux ans, enseigne de vaisseau, au combatde Pétropawlosk, pendant la guerre de Grimée. 11 fut frappé d'une balle en conduisant la compagnie de débarquement du brick VObli-
gads à l'attaque d'une position occupée par les Russes ;
— 4° Henri, décédé en bas âge;
— 5° Louise, ]
— 6° Adèle, \ mortes sans postérité ;
— 7° Félicie, ]
Du deuxième mariage d'Augusle-Marie Gicquel avec
1. Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer, de 1789 à 1850, par M. C Mullié, t. I, p. 566-568.
1. Registre des naissances de la ville de Brest pour l'an 1818, folio 58, archives communales de Brest.
82 GICQUEL.
Mlle THÉRÈSE LE FER DE LA SANDRE naquit un fils nommé Louis, qui vécut peu,
ALBERT-AUGUSTE GIGQUEL DES TOUGHES, viceamiral, grand officier delà Légion d'honneur, commandant en chef et préfet maritime à Lorient, a épousé, en 1844, ZOÉ-FLAVIE THIRAT DE GHA1LLY , fille de Pierre Thirat de Ghailly, capitaine de vaisseau, et de Zoé Le Forestier de la Meltrie. Ils ont eu trois enfants :
— 1° Albert-Marie, mort en bas âge ;
— 2° Albert-Auguste-Marie Gicquel des Touches , lieutenant d'état-major, né le 26 novembre L851 ;
— 3° Marie • Gabrielle - Zoé Gicquel des Touches .
M. Albert-Auguste Gicquel des Touches, vice-amiral, est non-seulement le chef du rameau des Gicquel, sieurs de la Ville-Henry et des Touches, mais il résume encore en sa personne toutes les branches préexistantes de sa maison, aujourd'hui éteintes, notamment celles des seigneurs de Kerrel, de La Lande, de Rucazre, de Kerguisien et des marquis du Nédo, etc. Saint-Allais, dans son Nobiliaire universel et dans la notice consacrée aux Gicquel, n'a dressé que la filiation des sieurs des Touches par la raison que leur branche était la seule
GICQUEL. 83
survivante et unique héritière des noms, armes et qualités jadis possédés par les autres. Or les Gicquel, sieurs du Nédo, dans la seconde moitié du xvmê siècle, sont qualifiés marquis dans les ouvrages du temps et surtout dans ceux qu'on peut considérer comme les organes de la Cour. Claude-François Gicquel du Nédo, d'abord capitaine aux gardes françaises et ensuite maréchal de camp (1781), est en effet titré « marquis du Nédo » dans le Tableau historique de la noblesse, par le comte de Waroquier, t. Ier, p. 122, dans l'État militaire de la France pour les années 1777 et 1781 % dans YAlmanach royal de 1783% 1784% 17854, 1786 % 1787% 1788 \ 1789% dans les états de service conservés aux archives du ministère de la guerre. Claude-François Gicquel du Nédo est désigné avec le titre de comte du Nédo dans les Etats détaillés des liquidations faites au profit des émigrés, deuxième compte, 1826, Côtes-du-Nord,J.
Au point de vue de la législation ancienne, qui réglait la transmission des titres, et de la nouvelle qui n'y contredit point, les Gicquel existants sont pleinement
l.p. 132 et 100.