Profit à tirer des fores
Il y a trois manières de tirer profit des porcs : 1° avoir une truie dont on vend les petits à l’âge d’environ deux mois; 2° élever ces petits et les vendre lorsqu’ils sont bons à’ engraisser ; 3° engraisser des sujets adultes. Il est difficile de décider quelle est la meilleure de ces trois spéculations ; cela dépend des ressources dont on dispose pour leur nourriture. Ainsi, à proximité des bois de chêne il y a avantage à élever des porcs, parce qu’ils croissent rapidement en se nourrissant de glands. Si on récolte beaucoup de racines, et surtout de pommes de terre, il sera avantageux de se livrer à l’engraissement. Si l’on possède une bonne race, le meilleur sera d’avoir des truies portières. Le revenu des truies est variable : le prix des cochons de lait peut doubler ou tripler si l’année est favorable aux plantes qui forment la base de leur nourriture, mais aussi ils peuvent être presque sans valeur s’il y a disette. Cependant je crois que, lorsqu’on a un logement convenable et une truie de bonne race, cette spéculation est la meilleure, en calculant sur un certain nombre d’années; si l’on renouvelle la truie tous les trois ans, tout en donnant un revenu par ses petits, elle acquiert aussi de la valeur; car, lorsqu’elle est engraissée avant d’être vieille, elle se vend presque aussi cher qu’un cochon châtré.
Quant au verrat, on le garde jusqu’à l’âge de deux ans ou deux ans et demi, puis on le fait châtrer, ensuite on l’engraisse; il se vend bien à la boucherie. On réserve un autre verrat, qui, dès l’âge de dix mois, quand on a châtré le plus âgé, peut le remplacer auprès des truies.