‹ Maison rustique des dames (volume 2)Chapitre 246 sur 304 · Conduite de Vextirpateur · texte numérisé non relu

Conduite de Vextirpateur

Cet excellent instrument, malheureusement encore trop peu ré pandu, devrait toujours figurer parmi les instruments qu’exige une bonne exploitation agricole. Comme la herse et le rouleau, il ne doit) pas être employé dans les terres mouillées. Il convient parfaitement! pour les labours de printemps et pour ceux qui peuvent être donnés; entre deux labours profonds ; il ne laisse pas subsister une seule» herbe. On l’emploie, comme la herse, à recouvrir des semences;! il fait même souvent un travail beaucoup meilleur. Sa conduite!] exige un attelage de deux colliers. Le laboureur qui mène l’cxtirpa-

Fig. 17 11.

teur doit placer le premier pied dans le rayon tracé par le demie

dans le parcours précédent, afin que le sol soit bien remué)intérieurement. Les figures 474 et 475 représentent l’extirpateur à socs mobiles de Roville, sous deux aspects différents.

La houe à cheval ou cultivateur Ifhj. 476) est destinée à biner les

Fig. 176.

récoltes sarclées cultivées en ligne ; on peut, au moyen d’un régulateur, proportionner la distance entre les palettes à la largeur des intervalles qui se trouvent entre les lignes. On doit y atteler un animai docile et d’une allure lente et régulière ; un animal trop vif, ou habitué à donner des coups de collier, exposerait sans cesse le bineur à détruire les plantes à droite et à gauche. Pour plus de sûreté, un enfant peut conduire l’animal par la bride.

La houe à cheval est encore un des instruments d’agriculture qu

Fig. ni.

ont reçu îe plus de modifications ; celle dont nous venons de donner la figure est en usago à Grignon ; en voici une {fig. 177) dont l’em-

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ploi^st assez fréquent en Angleterre et qui est bien plus compliquée que la précédente.

Il importe beaucoup d’employer la houe à cheval avant que les herbes soient grandes, parce que, lorsqu’elles ont acquis une certaine hauteur, elles entravent la marche de l’instrument; de plus, lorsque ces herbes sont fortement enracinées, la houe les couche au lieu de les arracher, et le travail n’atteint pas le but qu’on se propose. Un binage' au cultivateur est si expéditif qu’il peut se renouveler souvent à peu de frais. Un homme et un cheval conduisant l’instrument peuvent facilement biner en un jour un hectare, et même un hectare et demi de cultures en lignes; il ne reste plus à oinèr à la main que dans la ligne entre les plantes; mais ce travail est si peu de chose, comparé à un binage' général, qu’il ne peut être regardé comme un obstacle à la culture en lignes des plantes sarclées.

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