‹ Maison rustique des dames (volume 2)Chapitre 248 sur 304 · Travail de la fenaison · texte numérisé non relu

Travail de la fenaison

C’est à la maîtresse de maison à veiller à ce que la ferme soit convenablement approvisionnée de fourches ; en outre, sa présence sur les lieux ne sera pas inutile à l’époque de cet important travail. . Comme il faut saisir avec intelligence le moment de la rentrée des fourrages des prairies naturelles et artificielles, et qu’on peut avoir, o sur des points différents de la propriété, une grande quantité de cette espèce de récolte à rentrer à la fois, il faut avoir les yeux ou- : verts sur cette besogne, à laquelle la plus grande activité doit présider. Elle surveillera donc les ouvriers et prendra une part active à leurs travaux : c’est le moyen le plus sûr de les stimuler ; ses en- ! fants y trouveront une occasion d’amusement fort de leur goût.

Un instrument indispensable dans une exploitation est la râtelle Tranchant {fig. 179), encore peu connue et dont cependant nous ne | saurions faire assez d’éloges; nous l’avons exposée à Versailles. C’est une espèce de brouette fort légère, armée de dents, qu’un homme, et même un enfant, mène très-facilement.

Lorsqu’on a réuni le foin sec avec des fourches, on passe sur le terrain la râtelle Tranchant, qui fait le service des râteaux avec une grande perfection et beaucoup de célérité. Elle peut remplacer quatre travailleurs. Lorsqu’on l’a conduite pendant quelques pas et qu’elle est chargée de foin, on soulève les dents par les manches ; le foin tombe; on passe par-dessus, puis on rebaisse immédiatement les dents jusqu’à terre. On répète continuellement cette manœuvre. On a soin de s’arrêter à chaque tour sur une même ligne; le foin ramassé par l’instrument forme ainsi un petit andain qu’on enlève à la fourcho pour le joindre' à la masse. La râtelle passe après la fourche pour ramasser et ramener à Y andain principal

solide.

On se sert à Grignon d’un râteau à cheval ( fig . 180) qu’il suffit de regarder pour en comprendre l’usage. En Angleterre, on emploie un râteau également traîné par un cheval , mais d’une tout autre forme ( fig. 181), dont l’invention est duc à M. Howard, dont le nom a déjà paru sous notre plume. Nous ne nous sommes pas

Fig. 180.

servi de ces dernières machines ;] nous ne pouvons donc apprécier leurs mérites respectifs.

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