‹ Maison rustique des dames (volume 2)Chapitre 251 sur 304 · Fauchage · texte numérisé non relu

Fauchage

Le fauchage à l’aide de machines n’est pas encore d’un usage as sez général pour que nous ayons à nous en occuperjci. En outre, ce machines elles-mêmes laissent beaucoup à désirer.

Les faucheurs sont souvent fort exigeants pour leur nourriture, e surtout pour leur boisson; quand on ne les prend pas à la tâche, ci qui est bien préférable, ils cherchent presque toujours à abuser d la bonté de la maîtresse de maison. Le travail de la faux est pé nible sans doute, mais il ne l’est pas plus que celui de la moisso faite avec le même instrument. Il convient de se conformer à la ma nière dont on traite les faucheurs chez les fermiers aisés du voisi nage. Je recommande de veiller avec soin à ce qu’ils ne manquent de rien et à ce que les conditions faites avec eux soient ponctuellement exécutées ; la négligence à cet égard serait une injustice et les1 révolterait.

Il est de la plus haute importance de surveiller le travail des faucheurs; d’abord ils peuvent perdre beaucoup de temps, puis la moindre négligence apportée à leur besogne peut causer un véritablqi dommage, surtout dans les prairies naturelles. Pour peu qu’ils ne coupent pas l’herbe aussi près de terre qu’ils doivent le faire, la perte devient considérable, parce que c’est à la base que le foin est le plus épais ; quelques centimètres de tige laissés sur le terrain représentent un gros volume. Un bon faucheur doit tondre l’herbe aussi prè^ i du sol que possible, et on ne doit point apercevoir après lui la plus j petite inégalité à la surface du pré. Il serait à désirer que l'usage I belge de prendre la fenaison à la tâche, à forfait, fût établi partout î il n’y aurait à surveiller que l’exécution.

Page 1