Asphyxie par la foudre
1° On porte le malade au grand air ; 2° on le dépouille do ses vêtements ; 3° on fait des affusions d’eau froide pendant un quart d’heure; 4° on frictionne les extrémités; 5° on cherche à rétablir la respiration par des compressions intermittentes de la poitrine et du ventre, comme on le pratique pour les asphyxiés par submersion.
G. — Asphyxie par strangulation ou suspension.
La première chose à faire est, sans attendre les agents de l’autorité, de couper immédiatement la corde, de desserrer le nœud et d’otor tout vêtement qui pourrait gêner la circulation.
S’il s’agit d’un pendu : 1° il faut avoir soin de descendre le corps en le soutenant, de manière qu’il n’éprouve aucune secousse ; on ôte ensuite tous les vêtements qui pourraient gêner la circulation. 2° On porte le corps, toujours sans secousse, dans une chambre bien aérée, et on le place sur un matelas ou sur de la paille, selon les circonstances, de manière à ce que la tête et la poitrine soient plus élevées que le reste du corps. 3° Si la face est rouge ou violette, si l’empreinte produite par la corda est noirâtre, on peut, avant l’arrivée du médecin,, appliquer derrière les oreilles six ou huit sangsues. 4" Comme pour les noyés, on pratique des compressions intermittentes sur la poitrine et le bas-ventre pour rétablir la respiration, et on frictionne fortement avec des brosses surtout la plante des pieds et le creux des mains. 5° Des affusions d’eau froide à la face suffisent souvent pour rappeler l’asphyxié à la vie lorsque l’asphyxie ne remonte qu’à quelques minutes. 6° Dès que l’asphyxié peut avaler, on lui fait prendre par petites gorgées de l’eau tiède additionnée d’un peu de vin ou d’eau-de-vie. Les lavements font souvent un bon effet. 7° Si, après avoir été rappelé à la vie, l’asphyxié éprouve de violents étourdissements ou de la stupeur, il faut recourir aux applications d’eau froide sur la tête.
On agit ensuite avec les mêmes précautions que pour les autres asphyxies.