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Destruction des animaux miisiblcs

La destruction des animaux nuisibles au jardinage offre de grandes difficultés; on ne peut espérer d’y parvenir qu’en s’armant de patience et de persévérance. Chacun doit aider le jardinier dans ce travail et contribuer à la destruction de l’ennemi commun.

Il y a bien quelques animaux dont on se débarrasse en partie avec îes pièges , mais la plupart ne peuvent être détruits que par une hasse continuelle et active; d’autres sont indestructibles, et il faut e borner à trouver des moyens pour les épouvanter.

Les gros oiseaux, comme les pies, les corbeaux, les geais, décolnt souvent les greffes nouvellement faites, en se posant dessus; le ml moyen de les préserver de cet accident est d’environner les unes rameaux de branches d’épines qui dépassent de beaucoup ur sommet. On attache ces branches d’épines au tronc de l’arbre e e, au-dessous de la greffe. Lorsque ces gros oiseaux, au nombre «quels j | ajouterai les loriots et les merles, prennent l’habitude de

J es d un arbre, le seul moyen de s’en défaire est de «guetter et de les tuer à coups de fusil : tout épouvantail serait

il °s lpq!eSf,l0tft (*C k°ute'des attachés à des cordes et suspendus I bruit de! autres à des branches très-flexibles s’agitent et font

,n nuiTnn ??v°uq“e q,,e tCmpS lesoiseaux* Des plumes de piiciiép' à i epfU's cl donl *a barbe est large, peuvent être * de petits fils qu’on tend au-dessus d’un carré ensemenc

qu’on veut garantir, ou bien autour d’un arbre chargé de frui mais les voleurs aériens reconnaissent bientôt le caractère tj inoffensif de cet ennemi d’abord si redouté; dès lors ils recommi cent leurs ravages. En changeant la nature de l’épouvantail, gagne ainsi le temps nécessaire à la maturité des fruits, qu’on hâte de mettre en sûreté en les récoltant. Un mannequin de pai coiffé d’un vieux chapeau et habillé de haillons, peut rempla avantageusement les goulots de bouteille et les plumes.

On doit donner une petite prime aux domestiques qui détruis les nids de moineaux , animaux très-voraces, et encourager 1 destruction dans la saison où ils se laissent le plus facilement preni au piège.

Cependant, il ne faut pas faire une guerre générale à tous les seaux ; car il y en a beaucoup qui ne nuisent pas aux jardins et même vivent d’insectes nuisibles. Loin de chercher à détruire charmants jardiniers, il faut favoriser leur multiplication et s’ poser à la destruction de leurs nids, ce que ne manquent pas faire les enfants avec une barbarie désolante : cet âge est sans pi Car, outre la guerre que ces oiseaux font aux insectes, ils ornent jardins et y ajoutent un charme inexprimable par la grâce de le formes et de leurs allures, par l’élégance de leur plumage et la i lodie de leurs chants. J’ai habité la campagne aux environs de moges où tous les habitants de la campagne et de la ville font guerre acharnée à toutes les espèces d’oiseaux; les jardins en s presque dépeuplés; leur destruction donnait à ces riantes cam gnes une tristesse dont je ne me rendais pas compte avant m’être aperçue de l’absence de ces aimables hôtes. Au nombre oiseaux â ménager, je mettrai les hirondelles, les pinçons, les I vettes, les rossignols, tous les linots, les verdiers, les chardonnerl Cependant ces derniers font de grands ravages dans les graines salades et autres plantes de ce genre ; les roitelets et les roi gorges sont encore au nombre de mes amis; enfin, j’y mettrai t les oiseaux qui vivent d’insectes.

Les chenilles sont au nombre des ennemis les plus terribles d végétation ; le plus sûr moyen de les détruire est d’écheniller ;• le plus grand soin; il ne faut pas se borner â enlever les nids chenilles qui sont ordinairement au bout des branches ; on doit outre, à l’époque de taille, rechercher les anneaux d’œufs dépo t

par les papillons autour des rameaux par centaines, les enlever ' sans endommager la branche, et les brûler. Lorsqu’on aperçoit des chenilles en peloton ou éparses sur les arbres, on les détruit en les couvrant d’huile de noix ou do lin, au moyen d’une plume; elles meurent à l’instant. Enfin, lorsqu’un arbre en plein vent est ravagé par les chenilles, à la pointe du jour on y monte, on frappe sur les branches, avec le pied, des coups secs qui font tomber les chenilles; elles ne tardent pas à vouloir remonter; mais alors on entoure le tronc, soit d’un papier ou d’une bande de toile fortement huilés ou enduits de goudron ; les chenilles sont repoussées par l’huile, et si elles entreprennent de franchir la toile goudronnée, elles s’y attachent et périssent. Ce procédé fort simple réussit parfaitement.

Les araignées, qui font des toiles pour prendre les insectes, 11e sont point à redouter, pas plus que celles qui couvrent quelquefois tout un jeune semis qui lève, et semblent le dévorer. Elles y viennent pour détruire de petits insectes invisibles à l’œil nu, et qui, eux-mêmes dévorent la jeune plante. Des arrosements fréquents,5 et surtout si on ajoute de la suie à l’eau, font un fort bon eflet pour a destruction de ces petits insectes. On peut aussi, après l’arrosage saupoudrer le semis de suie bien pulvérisée.

La courtilière, fumerole, courterole ou taupe-grillon, fait de grands avages, surtout dans les semis, les jeunes plants et les couches* lie ne les attaque pas précisément, mais elle soulève la terre et les ■eracme. Lorsque la terre est forte et qu’en bêchant on découvre n trou de courtilière, ‘ on y verse de l’eau mêlée d’huile ; l’eau ar- \e.v,teau fond, l’insecte veut fuir l’inondation, traverse l’huile ui surnage et meurt à l’instant; mais dans les terres légères l’eau 'i mile sont trop promptement absorbées pour pouvoir produire Je que effet. Lorsqu’une couche est trop infestée de courtilières,

lenlè^TT0^’ °n 1U bat P°Ur f0rC0r lcs insectes à descendre, n; ref l LtTm,elh furnier; arrivé au fond> les courtilières se us-sol ,T(. I r lU1j C° lclla'tcs <|u’clles se sont ménagées dans le 3 do Irons' ,!°"C !°’ Ct yc'doofois on ÿ découvre un grand nom-

; bt hcr t 7 rquels 0,1 Verse d0 l’eau 6t d6 l’huile. Mieux

61 délrui'° avoc soi" 'es courti-

«une nlale h-in0|"'r°’ 1,6111,66 et 8ross°s; on peut aussi placer ° I)lale-1)‘lndc oum carré infesté do ces vilains insectes une

caisse sans couvercle de 1 mètre 50 centimètres environ de Ion- % gueur, sur 50 centimètres de profondeur: on l’enterre jusqu’au bord et on la remplit de fumier chaud recouvert de 3 à 4 centimètres s de terre; on a eu le soin de percer à 4 centimètres du bord de la j caisse quelques trous assez grands pour permettre à l’insecte de passer. Quatre à cinq jours après, la chaleur du fumier et les petits S insectes qu’il contient attirent les courtilières en foule; on dégarnit j le bord de la caisse, et avec de petites planches ou des ardoises on ; bouche les trous du bord ; puis on bat la surface de la terre con- j tenue dans la caisse; on retire ensuite le fumier, puis on cherche • avec soin au fond les courtilières qu'on détruit ainsi facilement.

On peut aussi enterrer quelques petits tas de fumier chaud de \ place en place, les courtilières s’y retirent en automne, et aux premiers froids on les y trouve engourdies. De grands pots ou de i mauvaises cloches renversés et enterrés à 3 centimètres au-dessous ; du niveau du terrain, puis remplis à moitié d’eau, sont des pièges j qui peuvent prendre des courtilières, des rats, des mulots et des I, souris, qui courent la nuit et y tombent sans en pouvoir sortir.

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