‹ Maison rustique des dames (volume 2)Chapitre 59 sur 304 · CÉLERI · texte numérisé non relu

CÉLERI

La graine de céleri doit être semée très-clair et fort peu couverte. Lorsqu’on veut avoir des produits en juillet et août, il faut semér sur couche et sous châssis. Comme notre ménagère n’en aura probablement pas assez pour les employer à cet usage, je l’engage à acheter du plant, si elle veut en jouir dans cette saison. Pour en avoir en septembre et plus tard, il suffira de semer en mars sur souche ou sur côtière.

La graine met de vingt à vingt-cinq jours à lever. Comme elle ; -st excessivement fine, il faut la mêler avec beaucoup de sable >our la semer convenablement. Il lui faut beaucoup d’eau, même ivant qu’elle lève; le jeune plant est encore plus avide d’humidité,

ce qui n’a rien d’étonnant, puisque la plante croît naturellement dans les prairies marécageuses du Midi.

Le plant de céleri se repique dans des fosses profondes de 30 à 40 centimètres, et d’une largeur de 30 à 60 , lorsqu’on ne veut y placer que deux rangées de plant. Le fond de ces fosses doit être bêché à la profondeur d’un fer de bêche, et largement fumé. Le guano lui convient parfaitement, et de fréquents arrosements sont indispensables. Lorsque les feuilles de la plante ont atteint une longueur de 30 à 35 centimètres, on les lie en faisceaux, puis on les butte en amassant de la terre autour des pieds. On laisse à découvert le sommet des feuilles, qui continuent à s’allonger. Au bout de huit à quinze jours, elles doivent avoir pris assez d’accroissement pour recevoir un second lien et un second buttage , opérations qu’on renouvelle une troisième fois lorsque le céleri s’est suffisamment allongé.

On voit que la culture du céleri exige beaucoup de fumier et de main-d’œuvre. Il faut proportionner l’étendue de terrain qu’on lui accorde dans le jardin aux ressources dont on dispose autant qu’aux besoins de la consommation. Ce légume est sensible au froid ; il doit être couvert avec de la litière dès que les premières gelées sont à craindre, et rentré pendant l’hiver, à l’abri du froid. Le meilleur mode de conservation consiste à enlever les bottes à l’automne sans les détacher, et à les enterrer à la cave dans du sable frais. *

Le céleri-rave se sème et se cultive comme le céleri commun, mais il n’a pas besoin d’être butté, parce que la partie comestible consisle principalement dans le renflement tuberculeux de la racine. On transplante ce céleri dans des fosses peu profondes, et on lui donne encore plus d’eau qu’au céleri commun ; il se conserve de la même manière. C’est un excellent légume. Lorsqu'il ne parait pas assez vigoureux , on peut activer sa végétation en saupoudrait la terre qui l’entoure avec du guano; cet engrais lui donne une vigueur extraordinaire.

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