POIRÉE
Ce légume a joui d’une grande faveur au moyen âge, alors que la plupart de ceux que* nous mangeons aujourd’hui n’étaient pas connus en France. Dans beaucoup de villes, notamment cà Paris, il y avait un marché spécial pour les poirées. Aujourd’hui cette culture est à peu près abandonnée, sauf sur quelques points de notre territoire. On trouve dans presque tous les jardins potagers, et sous tous les climats, quelques pieds de poirées dont on mêle les feuilles en petite quantité à celles de l’oseille pour en adoucir l’acidité. La poirée, cultivée dans ce seul but, est traitée en bordures comme 1 oseille, et n exige pas de soins particuliers.
Lorsqu on cultive la poirée pour utiliser les côtes de ses feuilles, n faut la semer en pépinière, la repiquer en bon terrain bien fumé; à 2 o ou 30 centimètres de distance en tous sens, et l’arroser largement. Les semis faits au printemps donnent du plant bon à être
repiqué en été, les poirées peuvent fournir à la consommation pendant tout l’hiver.
On appelle cardes-poirées les côtes des feuilles, qui sont blanches
et tendres, mais très-fades ; elles se vendent par bottes et ont été surnommées Y asperge du pauvre , parce qu’elles se préparent comme les asperges.
Quoique peu sensibles au froid, les poirées ont besoin, d’une légère couverture de litière de paille sèche pendant les grandes gelées.