OKDKB A ÉTABLIR DANS LA MAISON
[ijue dans celte saison il est prélërable de régler les repas de la l'aimille sur ceux des travailleurs, sauf à reprendre ses habitudes 1 juand les grands ti'avaux sont terminés.
Dans l’intervalle des rei)as habituels, si les enfants, quelque personne de la maison ou les domestiques ont besoin de manger, :‘0n ne doit leur permettre ipie du pain sec, à moins d’une circonsaance particulière ; la multii>licité des repas est une manie conir.raire à la santé, et qui peut entraîner beaucoup d’abus et de projjigalités.
Repas des maitres. — Le premier déjeuner ])cut avoir lieu à hhuit heures ou même plus tôt dans les longs jours, i)arce qu’on se Idève de bon matin , et à huit heures et demie ou neuf heures le m-este de l’année.
A midi ou à une heure, selon riieure du premier déjeuner, on i fait la coUatlon ou second déjeuner.
Le dîner j)eut avoir lieu à six heures en hiver, à ciu({ heures en été, cl surtout en automne, de manière ({u’il reste plusieurs heures ’i consacrera la promenade ou aux affaires avant le coucher du ■soleil.
L'ne autre manière de distribuer les repas, serait de faire . e matin entre sei>t et huit heures un léger rejias chaud ou froid ; [■puis entre onze heures et midi un déjeuner à la fourchette et le I liner à six heures ou six heures et demie. Les enfants pouriraient faire un goûter entre le déjeuner et le dîner.
Repas des domestiques. Les repas des domesti<[ues doivent suivre immédiatement ceux des maîtres. Cei)endant, durant la saison des grands travaux, si quel([ues domesti(iues étaient emiplovés au jardin ou dans les champs, il vaut mieux retarder le llîncr de la cuisine jusqu’à la nuit, alin que tous les domestiques puissent manger ensendjle. Dans ce cas, aussitôt après le dîner Ides maîtres, la cuisinière et les autres serviteurs employés dans ’intéricur de la maison doivent faire le service du soir, c’est-à- !:;lire laver la vaisselle, nettoyer la batterie de cuisine, i)ré|iarer les .hambres à coucher pour la nuit, etc.
Il faut éviter avec soin de déranger les serviteurs ([uand ils lîiangent : c’est pour eux un moment de repos ([u’il ne faut pas [troubler. Une maîtresse de maison doit souvent paraître, mais |oour quelques moments seulement, aux repas de .ses gens, pour s’assurer t[ue tout s’y passe bien, ([u’ils sont servis pro]>rement et qu’ils ne consomment réellement que ce qu’elle a oi'donné.
Sei'vice de la vaisselle. — On doit tenir avec rigueur à ce (pie
TENUE DU ilENAGE.
tout ce qui a été employé au service de la table des maîtres et de ta cuisine , vaisselle, casseroles, etc., soit nettoyé et mis en ordre le soir même ; il y a pour la matinée bien assez d’occupations spéciales sans qu’on y ajoute celles de la veille.
Dépenses du ménage.
11 y a, ))Our le maître et la maîtresse de maison diverses manières de s’entendre pour la déjjense dans un ménage. Le mieux, sans contredit, est que l’argent soit mis entièrement en commun , et que mari et femme en puissent disposer, à la charge de s’en rendre compte mutuellement ; mais, outre que cela ne convient pas à tous les maris, cette communauté de dépenses est quelquefois difficile lorsque le mari est négociant ou qu’il fait valoir un domaine, ce qui est à peu près la même chose.
Le mari peut donner une somme fixe pour les dépenses du ménage et pour les dépenses personnelles de sa femme, ou lui remettre, lorsqu’elle en a besoin, de l’argent dont elle rend compte ; mais alors il est juste que le mari rende compte aussi, à sa femme, de l’emploi de l’argent dont il dispose pour ses dépenses jiersonnelles. Comme il est rare qu’un homme veuille s’assujettir à cette obligation, si équitable cependant, je crois qu’il faut au moins qu’il fixe une somme dont l’excédant, après le paiement des dépenses, appartient en propre à sa femme. S’il ne faisait pas cette jietite concession , il lui ravirait le jdaisir d’une aumône secrète, ou d’un présent à son mari, à ses enfants, à une parente, à une amie. D’ailleurs, comme une bonne ménagère contribue beaucoup à la prospérité d’une maison, et même d’une exploitation agricole, il me semble juste de lui attribuer une part des bénéfices obtenus, en grande partie, par son travail et ses soins : cet argent sera un grand encouragement pour elle.
La dépense du ménage est bien plus difficile à préciser à la campagne qu’à la ville. Elle varie selon les saisons , les travaux , l’abondance des récoltes et le plus ou moins d’activité des domesques. Si , comme je viens de le dire , le mari donne tous les mois une somme fixe pour les dépenses du ménage, la femme en tiendi'a un compte exact ; c’est en examinant chaque mois ses comptes avec son mari que celui-ci pourra lui faire, sur l’emploi de l’argent, les observations qu’il jugera convenables.
11 .serait juste et raisonnable aussi que les autres dépenses de l’ex]doitatiôn fussent soumises à l’examen de la femme, qui pour-