‹ Maison rustique des damesChapitre 34 sur 170 · DE LA MAISON DE MAITRE ET DE SON MOBILIER · texte numérisé non relu

DE LA MAISON DE MAITRE ET DE SON MOBILIER

Distribution de la maison.

La distribution d’une maison est une des choses les jdus importantes dans la construction d’une habitation. Je n’entrerai cependant pas dans les détails minutieux et difficiles d’un plan; je me contenterai d’énumérer tout ce que je crois nécessaire pour une habitation confortable.

Pour obtenir une bonne distribution, il faut que la maison soit double, c’est-à-dire qu’il y ait sur deux façades des pièces éclairées; la meilleure disposition est celle qu’on appelle en retour (i équerre. Si la maison est bâtie entre cour et jardin, on dispose le salon et la salle à manger sur le jardin; la cuisine, l’office et le cabinet de travail sur la cour. On peut placer l’escalier au milieu de la maison , dans un vestibule à l’entrée du salon et de la salle à manger. Si la maison était si petite que cette disposition fût impossible, je renoncerais à avoir un salon au rez-decbaussée, je meublerais le cabinet de travail avec un peu plus d’élégance, et je l’habiterais de préférence à un salon placé à l'étage supérieur., 11 peut être nécessaire de sortir à chaque instant pour surveiller activement les détails de la maison, et il est fatigant et ennuyeux de descendre et monter continuellement; on s’y décide avec peine, et la surveillance en souffre.

liez -de-chaussée. — Il doit être construit sur des caves et élevé de quelques marches au-dessus de la surface du sol ; c’est une condition essentielle de salubrité. On doit y trouver une cuisine, une office, une lingerie, avec de grandes armoires, une salle à manger, un salon toujours libre où la maîtresse de maison se tient habituellement, une petite chambre à coté servant de bibliothèque et de cabinet de travail où on peut travailler et recevoir les gens qui viennent traiter d’affaires; enfin, des lieux d’aisances.

Un fruitier est indispensable à la campagne; il doit être au rez-de-chaussée, et peut être attenant à la maison. (Voir l’article Fruther, au tome IL) Il est indispensable aussi d’avoir, dans la cour

4G TENUE DU MÉNAGE

d’une maison de campagne, une boulangerie et une buanderie.

Premier étage. — Il est composé de chambres à coucher, accompagnées chacune d’un cabinet de toilette garni d’armoires ou de placards. Il doit y avoir à cet étage ou au rez-de-chaussée une petite chambre fermant à clef et servant de magasin pour les provisions du ménage. On ne doit pas négliger d’établir des placards partout où la distribution le permettra.

Étage supérieur. — L’étage supérieur est divisé en chambres de domestiques et en greniers.

Paratonnei're. — Il est convenable de placer sur l’habitation un ou deux paratonnerres.

On peut être à peu près certain que la foudre ne tombera jamais dans un rayon de dix mètres du paratonnerre. De plus, on a observé que les nuages orageux qui passent au-dessus des toits munis de paratonnerres, lors même que la foudre ne tombe pas, perdent de leur électricité et deviennent moins dangereux pour tous les terrains voisins. Mais il est indispensable que le paratonnerre soit tenu en communication constante avec le sol au moyen d’une chaîne de fer non interrompue ; il faut vérifier souvent si cette communication existe ; un paratonnerre isolé du sol deviendrait un danger.

Décrottoir en fer. — Paillassons. — On place à la porte de la maison d’habitation une petite grille horizontale en fer, appelée décrottoir. Il faut, en outre, placer à la porte de chaque appartement un paillasson, sur lequel chaque arrivant achève d’essuyer ses chaussures.

Salon.

Le salon est le lieu de réunion des hôtes et de la famille; c’est souvent le refuge, des enfants pendant les mauvais temps. Il doit être commode, sans luxe, mais spacieux, car en hiver il est facile à la campagne de le chauffer à bas prix, et en été il ne peut être frais et agréable à habiter que s’il est vaste.

Parquet. — Il est très-agréable qu’un salon soit parqueté; mais à la campagne un parquet ciré, au rez-de-chaussée, a de graves inconvénients si la famille est nombreuse. Il faut se resigner à le voir souvent sale , a moins qu’on ait un domestique particulièrement affecté à ce service. Il est certain cependant qu’un parquet est plus sain et plus chaud que des carreau.x. Le mieux est de renoncer à le cirer, mais de le laver sou\ent; cai je trouve insupportable d’être tenu aux soins minutieux que né-

SALON

ccssife un parquet ciré dans une maison de cultivateur. C’est un vrai désespoir pour une maîtresse de maison de voir à chaque instant des souliers crottés salir son parquet. Un chien même détruit dans un instant, avec ses pattes sales, tout le travail d’une matinée employée à frotter. On peut facilement faire poser sur le parc[uet une ou deux couches de peinture à l’huile d’une nuance qui se rapproche de la couleur du bois; le parquet ainsi peint peut être lavé chaque fois qu’il en est besoin.

Si l’on veut parqueter un salon avec économie , on peut tout simplement employer de petites douves , d’un mètre de longueur sur 0“10 à 0™12 de largeur, bien bouvetées et disposées à bâtons rompus. Dans le cas où il y aurait à craindre de l’humidité, on pourrait placer ce plancher sur des lambourdes reposant sur une couche de bitume.

Carrelage. — Les carreaux peuvent être lavés facilement, et ont un aspect de propreté que n’a pas un parquet mal soigné ; mais ils s’usent vite, il s’en détache beaucoup de poussière; et tout salon carrelé est froid.

Papier de tenture. — Un papier uni ou â petit dessin, de couleur claire et solide, est préférable à ces papiers bigarrés, à couleurs criardes, qui passent vite de mode et doivent être souvent renouvelés.

Cheminée. — La cheminée du salon à la campagne doit être grande et surmontée d’une glace ; aux extrémités de la tablette on place deux statuettes ou deux vases contenant des fleurs na- I turelles; au milieu de la tablette , une pendule, et, de chaque I cêté deux flambeaux simples toujours chargés de bougies.

. L’âtre de toute cheminée doit êti'o ahondamment garni de ' cendre, d’une pe//e et d’une paire de pincettes, de chcnet.s sur I lesquels on place une barre de fer pour empêcher les bûches de rouler. Cette harre est avantageusement remplacée par une grille en fer posée sur les chenets. Si le hois est cher, on peut metti’c au fond de l’âtre une bûche économique en poussier de chaihon I aggloméré ou en fonte. Si on brûle du coke ou de la houille , ce I qui est rare â la campagne, une grille est indispensahle.

I A côté de la cheminée, on fixe une petite plaque â crochets. On y suspend le soufflet , le petit balai et un petit plumeau.

Garde-feu. — Outre la galerie destinée â empêcher la cendre de dépasser l’âtre, on place devant la cheminée un garde-feu en I toile métallique semblable à un petit paravent â plusieurs feuilles ; il est destiné à empêcher les charbons incandescents, que cor-

TENUE DU MÉNAGE

laines essences de bois pétillant lancent au loin , de mettre le feu à l’appartement, à préserver des flammes les jupes que portent les femmes et à empêcher les enfants de s’approcher trop in-ès du feu : on évite ainsi bien des accidents.

Il y a des garde-feu en toile métallique qui sont fixés à la cheminée, et qui, par un mécanisme très-simple , semblable à celui des stores, s’enroulent sur une barre cylindrique placée à la partie supérieure et antérieure du foyer. On les lève et on les abaisse avec la plus grande facilité. Ils sont très-préférables aux garde-feu mobiles, qui tombent facilement, et qu’on néglige souvent de dresser, parce qu’il faut aller les chercher dans une auh'e partie de l’appartement.

En avant du garde-feu on place un tapis.

Coffre à bois. — Dans le salon , comme dans chaque chambre ordinairement habitée, on place près de la cheminée un coffre à bois plus ou moins élégant, ou tout simplement un panier en osier. On le remplit de bois à brûler, et on évite ainsi une occasion fréquente de déranger les domestiques de leurs travaux.

Seau à houille ou à coke. ■ — Écope. — Tisonnier. — Si , au lieu de bois , on brûle du coke ou de la houille , le coffre à bois est remplacé par un seau en tôle. On place une écope dans ce seau pour y prendre le coke. Il faut , dans ce cas, avoir aussi une tige or> fer recourbée et à manche de bois, appelée tisonnier., pour attiser le feu.

Rideaux. ^ Ils doivent être faits de façon qu’il soit facile de les ouvrir et de les fermer. Trois plis réunis (grav. 5) , se répé-

Grav. 6. — Montage de rideaux.

tant de dix en dix centimètres , et portant de gros anneaux dans lesquels passe un bâton ayant une pomme à chaque extrémité , me paraissent la disposition la meilleure; les draperies ne conviennent que si elles sont très-simples. L’été, les rideaux doivent être d’étoffe blanche (la mousseline façonnée convient parfaitement) ; il est facile de leur conserver une grande fraîcheur; à la

SALON

“ J campagne, le soleil fanerait bien vite des rideaux de couleur.

'' L'hiver, on remplace les rideaux de mousseline par des rideaux j de toile perse, de cretonne ou d’algérienne.

Table. — Une table, placée au milieu d’un salon, est encore )| plus utile à la campagne qu’à la ville, parce qu’on a souvent oc-

1 ; casion d’offrir des rafraîcliissements aux visiteurs; on trouve à un prix modéré des tables à la fois solides et élégantes.

Sofa. — Un sofa, ou un lit de repos en fer, est indispensable dans un salon. D’abord, il peut au besoin servir de lit; ensuite,

, dans un moment d’indisposition ou de fatigue, il offre un moyen agréable et facile de prendre du repos sans s’éloigner de la fa- ;i • .mille et des domestiques, ce qui est fort important pour une maîtresse de maison.

Chaises et fauteuils. — Les chaises et les fauteuils, en acajou , en noyer ou en chêne, plutôt qu’en merisier, doivent être solides et recouverts d’une étoffe pas trop coûteuse, qui puisse par con- ‘ séiiuent être renouvelée plus souvent. Les étoffes de laine sont I trop promptement salies : je crois que rien n’est plus convenable ,! que le velours d’Utrecht, tout à la fois très-joli et très-solide.

Tabourets. — Quelques taboui’ets de paille ou des poufs comi muns sont indispensables ; à la campagne , il faut toujours son-

, ger aux pieds crottés, puisqu’il est impossible de les empêcher

li de pénétrer dans le salon.

Coussms. — Il faut avoir quelques coussins pleins de plumes ' et recouverts de cuir, de tapisserie ou de tricot de laine de cou-

h leurs variées; on les place au dossier des sièges ou sous les pieds

1 des personnes âgées ou souffrantes.

I Piano. — Un piano droit est un meuble charmant et utile; la

Î musique est aujourd’hui si répandue, que même si la maîtresse

i de maison n’était pas musicienne , il serait encore indispensable

l| d’avoir un piano, car les occasions de faire faire un peu de mu-

sique ne lui manqueront pas.

Polissage des meubles. — Les meubles , à la campagne , ne doivent pas être vernis : l’humidité de l’hiver altère le poli au I vei’iiis. Le poli à la cire convient mieux, parce qu’il est facile de

' l’entretenir avec un peu d’encaustique et un morceau d’étoffe de

laine (Voir le chapitre Entretien de la maison et du mobilier). t| Lorsqu’un marbre est dépoli par une cause quelcomiuc ; on , peut l’enduire d’une légère couche d’encaustique transparent et le frotter avec un morceau d’étoffe de laine, comme on fait pour les meubles. "

TENUE DU MÉNAGE

Fleurs et feuillages. — Quelques vases en cristal taillé danslesquels on place des fleurs fraîches , sont un ornement charmant. Il y a des vases en verre et en grès de forme gracieuse et a bas prix; il faut les préférer aux vases de porcelaine, presque toujours mal dorés, mal peints, de mauvais goût, ou d’un prix

Grav. G. — Vase à crocus, garni de fleurs.

élevé. Je conseillerai aussi les vases en faïence de Gien ou do Sarreguemines : il y en a de charmants comme forme, comme dessin et comme couleur; ils sont d’un prix relativement modéré et contribuent beaucoup à la décoration d’un salon.

Nous donnons un vase d’un modèle absolument nouveau et qui, une fois garni de fleurs, m’a paru d’un très-bel effet. Ce vase à

SALON

iiicd repose sur une soucoupe légère faite comme lui en terre luite; le pied est creux pour faciliter l’écoulement de l’eau. La aartie globuleuse est percée de trous, disposés régulièrement en uuinconce. On introduit, par la partie supérieure, des oignons de rrocus qu’on dispose convenablement en regard de chaque trou ; i:n recouvre de mousse, ou mieux, de terre, que l’on foule suf-

Gray. 7. — Vnse plat rempli de terre ou de snblc pour y piquer des fleurs.

Gmv. 8. — Vase plat rempli de sable mouillé où Ton a piqué des fleurs.

lisamment. A l’orifice supérieur, on place , en l’enterrant tout à fait, une jacinthe, une scillc du Pérou ou un narcisse à bouquets et on l’entoure d’une nouvelle série de crocus ou de tulipes hâtives; la grav. G reiu'ésente un de ces vases à crocus, tout garni de ses fleurs.

Pendant la belle saison, une femme qui désire rendre sa maison riante et agréable parera la cheminée et les consoles de son

TENUE DU MÉNAGE

salon et de sa salle à manger de fleurs et de feuillages frais, et les remplacera l’iiiver par du lierre et quelques plantes en pots conservées dans la petite serre.

On peut remplacer les vases par des plats creux : on les remplit de terre ou de sable très-fin et mouillé (grav. 7), dans les-

SALON

; quels on pique des fleurs presque dépouillées de feuilles et à tiges très-courtes (grav. 8). Elles s’y conservent bien et ne se j fanent que très-lentement. On place un de ces plats au milieu de I la table à manger, les jours de réception. On peut aussi se servir de gracieuses corbeilles en osier ou en fil de fer; on y place un vase de fer-blanc de la même forme que la corbeille, on le garnit I de sable fin et mouillé, et on y pique des fleurs.

Grav. 10. — Suspension de Pelnrgoninm à feuilles de lierre.

On fabrique en bois rustique ou en fil de fer des vases et des I jardinières de toutes formes; quelques-unes sont assez grandes !| j)Our contenir des fleurs cultivées dans des pots qu’on dissimule ! par delà mousse; les autres sont disposées pour recevoir des masses de fleurs coupées , dont la tige plonge dans un vase de fer-blanc rempli d’eau. La jardinière que nous représenton* (grav. 9) renferme une saxifrage sarmenteusc ([ui produit un effet charmant.

On fabrique aussi à bas prix des poteries charmantes et des

54 TENUE DU MENAGE

vases en fil de fer, qu'on suspend, à l’aide de petites chaînes,, aux plafonds des salons, des vestibules, des serres etc.; on y

Grav. 11. — Aquarium de salon,

SALON

iloH |iol.s (|ii’on rcrni>lil ilo terre, et dans lcs((uels on placi- CH iilaiilcH ('litiipaiiUiH ((iii, l'aiiU! île tuleiirs, retomlietit gracieiil■(!nlelll anloiir ilii vase. I.a tfraviire 10 représente ime susiiensioii 'iMirermant un pied de l’elaryoninni à feuilles de lierre, .le vais nniimérer ipielipies-urics des [liantes [irojires à orner ces snscnsiiiiis :

I C'iuiliiH Hoi-pontidre, Muscinliri.anUiémc limiiidc,

I Cr.'iHHido iit'ifoliéo 011 écarlate. Pélargonium A feuilles de lierre.

Krainier do l’Inde, Saxifrage Hiirmenteusc;

Loliélio érino, Sédnm de .Siebold.

'roules ces plaides sont très-faciles à eniliver. Si le vase esl ' l'and, on peut placer .à son centre une lielle plante à fenilles reonilianles, telle ipi’nn dracæna ou un aloès, id renlourer di>s ! laides ipie je viens d’énuniérer. On peut l'einplacer ces plantes in peu aniliitienses par du lierre.

AiiiKiriuins. — On voit anjonrd’Inii dans f(nel([ncs salons, mais Mus souvent dans les serres, de petits viviers où sont élevés des ■•(lissons , des zooiiliytes, des niollnsijiies, des madrépores, etc. les caisses (grav. I l) aux parois en glace on en verre transpa- ■ ent, sont iMMiiplies d’animaux vivants (jiii nagent au milieu de "Oclies inonssnes, do sables, de galets, de co([uillages , d’aignes It de vareclis llexibles. C’est une infinio variété de formes et de "oulenrs; les liei bes et les mousses mai incs s’y conservent bien, Id, tout en servant à purifier l’eau , elles offrent dans leurs l'aimeaux tloUants et dans leurs touffes un asile aux poissons.

Serre d'appartement'. — (Jette jietite sci’re (grav. Pi) est faite en bois de clnbic ou en bois semblable aux meubles du salon. Mlle ■'ist formée d’une caisse haute et lai'go de à Oi'i'd), donbli’'e I l’une feuille de zinc ; le fond, au lieu d’être plat , forme gontl'ière; il est [lercé d’un trou aiujucl on ada|ite une petite cannelle t'iu’on ouvre à volonté. On garnit ce fond d’une couclic dcO"'IO ' le gros gravier, au-dessus duquel on dispose la terre dans la- ! [uclle on [dace les plantes; l’eau des arrosages filtre à Iravei-s la ■erre et le gravier, et on lui donne issue à l’aide de la cannelle; •un évite ainsi la pourriture des racines. Cette cai.sse est recou- 'verle d’une cage vitrée dont la cbarjicntc est formée de baguettes ■en bois ou en fer à rainures, jiour l'ccevoir les vitres. Une des 'vitres (>st disposée de manière qu’on puisse l’ouviiren talialièrc, reo (jui permet de renouveder l’air et d’introduire la main dans Ua serre poni' soigner les plantes sans enlever la vitrine.

TENUE DU MÉNAGE

Gravures, statuettes. — Les murs du saton doivent être ornés de portraits de famille, de tableaux, de belles gravures ou de photographies représentant des chefs-d’œuvre de l’art. Il faut bannir, sans pitié, ces mauvaises lithographies qu’on rencontre trop souvent dans les salons de campagne ; rien n’est âe plus mauvais goût.

Quelques statuettes en bronze ou en plâtre, réduction des belles statues antiques , et placées sur des colonnes tronquées ou sur des consoles aux angles du salon, meublent très-bien, .T’ai fait placer dans les angles de inon salon deux colonnes

Giav. 12. — Serre d’aiipartement.

tronquées de 1“33 de haut et de 0“33 de diamètre; le socle est carré et entouré à sa base’ d’une plinthe pareille à celle de l’appartement, afin d’éviter le choc des balais. J’ai posé sur ces colonnes deux bustes de famille , qui peuvent être remplacés par ces admirables réductions des chefs-d’œuvre de la statuaire t[ue nous devons au procédé Collas. Ces statuettes en plâtre ou mieux en terre cuite, reposent délicieusement la vue et coûtent peu. Je ferai encore à ce sujet ressortir le mauvais goût de certaines personnes qui achètent des bonshommes de plâtre, aussi monstrueux par le choix des sujets qu’ils représentent que par leur exécution , et qui coûtent aussi cher que les admirables chefs-d’œuvre dont je viens de parler.

Page 1