‹ Maison rustique des damesChapitre 42 sur 170 · LITS · texte numérisé non relu

LITS

■,jui simplifie le service; de j)lus, ils permettent de ne le garnir ijue d’un ou de deux matelas.

Il y a deux sortes de sommiers élastiques :

1» Ceux dont les ressorts sont verticaux, qui ne iieuvcnt supporter longtemps de grands poids sans se détériorer ; t2'* les sommiers Tucker, composés de lattes en bois flexible et dont les re.ssorts sont horizontaux; ils sont plus simples, plus con- Ibrlables, et résistent mieux à de lourds fardeaux.

Couvrc-pied, édredon. — Un couvre-i)ied piqué en coton ou mieux en soie parfilée comme de la charpie et cardée, et recouvert de toile jierse ou de soie, est léger et chaud, et d’un usage! fort commode, parce qu’on peut le placer ou l’ôter à volonté sans défaire le lit.

."^i l'on est frileux, on peut se procurer un édredon à peu de frais en le faisant d’une étolfe de coton ou de soie légère, et en Je remjelissant de duvet d’oie ou de canard.

Descente île lit. — Devant le lit, on place toujours un petit tapis ou une fourrure, lors même qu’un tapis couvrirait le parquet.

Rideaux. — Le lit sera être entouré de rideaux blancs ou de toile perse, placés sur une llèclie, mise dans le même sens que le lit (grav. 30), et non en travers, et soutenue par deux verges de fer fixées dans les soliveaux du jdafond. Les rideaux montés ù gros plis réunis par la tète, sont soutenus par la flèche au moyen de gros anneaux en cuivre doré ou en bois. On peut orner la tète des rideaux d’une petite draperie remontant avec grâce près des deux exti-émités de la flèche. Cette draperie peut être remplacée par un lambrequin, plus à la mode aujourd’hui.

Bouillotte (t eau chaude. — Un petit ustensile] qui doit faire partie en quelque sorte du lit du maître, est une bouillotte à eau chaude. Cette bouillotte n’est auli’e iiu’un crurli.’u que l’on rem- ])lit aux deux tiers d’eau bouillante, que l'on IjüucIk: bien, i[ue l'on entoure d’une serviette, ou qu’on place dans un j)etit sac de flanelle et (|ue l’on pose au fond du lit lorsfju’on ci-aint d’avoir les j)ieds froids pendant la nuit. On rem]dace aussi souvent la bouillotte par un grand sac de molleton de laine ou par des chaussettes de laine tricotée.

Taie d'oreiller arrondie. — Lorsqu’une personne faible nu maladive est forcée de rester longtemps au lit aiqniyée sur un oreiller, il est infiniment préférable d’arrondir les coins de l’oreiller et de

TENUE DU MÉNAGE

la taie qui le recouvre. Le poids de la tête qui la fait s’enfoncer dans l’oreiller, fait revenir, quand l’oreiller est carré, les deu.x coins, d’une manière fort gênante, jusque sur la figure de la personne qui s’y repose.

Taie de traversin. — Lorsqu’on a l’habitude de coucher nutête, la partie du drap qui recouvre le traversin se trouve salie bien avant les autres parties du drap. Il convient, dans ce cas, de revêtir le traversin d’une taie fermée avec des boutonnières comme celles de la taie d’oreiller et l’on roule le drap à la tête du lit sous le matelas , par ce moyen on peut, sans changer les draps , avoir toujours le traversin propre.

Lits d’enfants.

Les lits d’enfants ne doivent pas être aussi complets que les lits de maîtres : il est fort bon, pour leur santé et pour le développement de leur taille, de les faire coucher sur un lit dur et plat, dans lequel je n’admettrais la plume que pour le traversin. Un lit d’enfant doit être composé d’une paillasse de maïs, d’un matelas et de couvertures et couvre-pieds en rapport avec la saison. Dans le Midi, presque tout le monde couche, l’été, sur la paille de maïs , qui est bien plus fraîche que la laine ou la plume. Il n’est pas bon, d’ailleurs, d’habituer les enfants à se douilletter, et leur sommeil est si profond que tout leur est une bonne couchette.

Lits de domestiques.

Comme les lits des enfants, les lits des domestiques seront composés d’une paillasse, ou d’un sommierTucker, d’un ou de deux bons matelas et d’un traversin. Dans quelques provinces, on a l’habitude de coucher sur un lit de plumes ; on peut se conformer à cet usage là où on. le trouve établi. Les couvertures doivent être grandes , épaisses , et en nombre variable selon la température. Il faut couvrir le lit d’un couvre-pied en indienne, piqué en coton.

■ Los lits de domestiques seront maintenus, comme les lits de maîtres, dans une extrême propreté. Des rideaux, posés sur une flèche placée en travers du lit, sont indispensables , car les chambres qu’ils habitent sont ordinairement froides.

.le plaide en faveur des domestiques; car une maîtresse de maison ne doit jamais oublier combien est dure la nécessité

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