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ENTRETIEN DU MOBILIER

Encaustique pour les meubles.

Je conseille d’avoir, autant que possible, des meubles polis à la cire plutôt que des meubles vernis ; l’entretien des premiers est plus facile à la campagne. Voici la composition de l’encaustique au moyen duquel on pourra conserver parfaitement le

brillant de ces meubles :

Essence de térébentine 60 grammes.

Cire jaune ou blanche ; 30 —

On coupe la cire en très-petits fragments et on la met sur un feu doux , avec l’essence , dans un vase quelconque , én ayant soin d’agiter le mélange. Dès que la cire est fondue, on verse dans un pot à confiture, que l’on tient couvert avec du parchemin.

On étend cette composition, très-légèrement , sur le bois , avec un tampon de laine ; on frotte avec du drap ou de la flanelle. Les marchands colorent l’encaustique en rouge; mais cette couleur n’ajoute rien à la beauté des meubles.

Mastic.

On pulvérise du blanc de Meudon appelé aussi blanc d’Espagne, on y ajoute en très-petite quantité l’huile de lin et on pétrit le tout ensemble dans un vase creux ou sur une table de

ENTEETIEN DE LA MAISON ET DU MOBILIER

I marbre ou de bois , soit avec une spatule , soit avec un pilon , I même une lame de couteau ronde du bout, si l’on ne prépare ^ qu’une très-petite quantité de mastic , jusqu’à ce que le blanc I et l’buile forme une pâte parfaitement homogène et assez I ferme. Si l’on en prépare une certaine quantité, comme un kilo- ' gramme de blanc avec une quantité d’huile suffisante, on peut, pour faire le mélange, le frapper, en le repliant souvent sur I lui-même avec un marteau ou un rouleau à pâtisserie. Lorsque ! le mélange est parfait, on l’emploie au moyen d’une lame de j couteau qui ne ploie pas. On doit mettre le moins de mastic j possible sur les vitres , et cependant il faut qu’il intercepte bien I l’introduction de l’eau.

I Ce mastic peut être employé à boucher des disjoints et des I fentes dans du bois, comme dans des volets, des tables com- I munes, des portes, etc. On peut aussi réparer provisoirement I I des soudures endommagées à des arrosoirs ou autres vases qui ! me reçoivent que de l’eau froide. Pour le conserver, on l’eni ’veloppe dans de la toile cirée, mais il vaut mieux n’en faire que I ( ce dont on a besoin , parce que le mélange est facile â faire.

I Ce mastic durcit beaucoup à l’air en séchant.

Colle liquide.

I Mettez GU grammes de gomme ai’abique dans un demi-verre I d’eau, laissez la dissoudre. Lorsqu’elle forme un liquide épais,

I ajoutez-y 20 grammes ’de farine et remuez le mélange. Cette colle 1 ‘ s’emploie pour la confection des fleurs artificielles , pour recoller ' des fragments de meubles tels que moulures, ornements, etc. ;

(enfin pour tous les objets de faïence ou de porcelaine qui ne ; i doivent pas être lavés habituellement. Lorsqu’on la conserve I il se forme â sa surface une petite peau qu’on crève quand on I veut s’en servir.

Entretien des meubles en bois.

' Si l’on veut conserver longtemps les meubles, il faut les faire (réparer aussitôt qu’ils ont souffert; le plus petit dommage s’agj ; grave quand on ne le répare pas sur-le-champ, et, au lieu d’une , I petite dépense, on est obligé d’en faire une grande. Il faut une I fois par an, appeler un ouvrier intelligent et lui faire visiter et (réparer tous les meubles. Le bon o('dre de la maison et l’écono- (inie qui en résulte compensent la peine qu’on se donne.

Meubles vernis. — Les meubles vernis sont moins convena-

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Lies que les meubles polis à la cire, parce que l’humidité de riiiver, toujours grande, à la campagne, altère le vernis. Lorsqu’un meuble verni est sali par une cause quelconque, il faut simplement le laver avec une éponge fine , légèrement imbibée d’eau , puis essuyer avec un linge doux. Lorsque le vernis est altéré dans quelques-unes de ses parties , on peut le frotter légèrement, au moyen d’un morceau de flanelle, avec un mélange, par parties égales, d’huile d’olives et d’alcool, ce qui lui rend presque le brillant et le poli du neuf. Si le mal est plus grand , on emploie l’encaustique , qui peu à peu convertit le meuble verni en un meuble poli à la cire. 11 ne fauUjamais essuyer avec de la laine dure les meubles vernis, parce que cela les raie.

Meubles polis. — Les meubles polis à l’huile ou à la cire se conservent bien, ou du moins on peut maintenir leur poli aussi brillant que s’il était neuf, si on les frotte chaque jour avec un morceau d’étoffe de laine un peu rude, comme de la serge. S’ils ont été négligés ou s’ils ont été tachés d’eau ou de boue, comme cela arrive souvent aux pieds des chaises et des meubles , on les frotte d’abord avec un morceau de laine imprégnée d’huile siccative , puis avec un morceau d’étoffe de laine sèche , et s’il en est besoin , avec un peu d’encaustique ; puis on frotte de nouveau avec l’étoffe de laine. L’huile fait disparaître les taches d’eau et conserve le bois.

Nettoyage de la table à manger.

La table à manger nécessite un soin particulier ; qu’elle soit en noyer ou en acajou , on la nottoie avec un morceau de linge trempé dans du lait bien chaud , ce qui enlève toutes les taches qui résultent des repas, puis on la frotte avec de la laine légèrement imbibée d’huile de noix ou d’olives. Le lait lustre le bois et donne une teinte charmante. On peut ensuite employer de l’encaustique.

L’usage des dessus de table en toile cirée de la couleur du bois de la table est général. Ces toiles sont propres et d’un entretien facile. On les enlève après le repas.

Nettoyage de la table de cuisine, du panier à vaisselle, etc.

La table de cuisine doit être fréquemjnent lavée, et non grattée, comme on le fait dans beaucoup de maisons. On fait fondre , gros comme la moitié d’un œuf (environ 50 à 60 grammes) de

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cristaux de soude dans un litre d’eau bien cliaude ; on verse celte eau sur la table peu à peu en commençant par une de ses e.xtrémités , et on frotte avec soin à l’aide d’une brosse de chiendent ; lorsc[u’on a bien frotté parloutj, on pousse cette eau dans un vase large qu’on a place à terre à l’extrémité de la table. On y fait ensuite couler de l’eau claire, qu’on promène de nouveau à l’aide I de la brosse jusque dans le vase : puis on rince avec une éponge I et de l’eau claire.

C’est par le même procédé qu’on entretient la propreté de I l’évier, du panier à vaisselle, du billot, et du fourneau, s’il n’est I pas en fonte , car ces meubles de cuisine doivent avoir un aspect j de propreté parfaite. On peut également se servir d’une lessive I qu’on prépare en faisant bouillir de la cendre dans de l’eau ; on j laisse ensuite reposer celte, lessive , et on la décante. On la fait

i chauffer avant de l’employer. Si la table est en bois de frêne ou de

{ hêtre, et par conséquent naturellement blanche, on entretient i cette blancheur en versant dessus , après l’avoir lavée , un peu I d’eau de javelle.

j Nettoyage des verres, carafes et crlstaxix.

Verres. — On doit rincer les verres dans un vase rempli d’eau fraîche et non en i)assant de l’eau de l’un dans l’autre ;

' comme les domestiques négligents le font trop souvent. Ils doivent ' ensuite être parfaitement essuyés avec une serviette très-propre ;

' on les place , renvefrsés, dans le panier aux verres ; c’est un moyen d’empêcher que la poussière et les mouches les salissent , et de distinguer immédiatement ceux qui sont propres de ceux j qui ont servi, lorsqu’on veut boire entre les repas. La serviette

I aux verres doit être suspendue à une place particulière dans

l’office , ])Our qu’elle puisse sécher après avoir servi ; on ne doit pas l’employer à d’autres usages.

Carafes et eristaux. — On verse un peu d’eau dans l'intérieur de la carafe ; on y introduit ensuite des morceaux de ]iariétairc officinale, plante qui croît jiresque partout au jiied des murs, ou des feuilles de topinambour, de bourrache, etc., ou des coquilles d’œufs, ou du papier gris, ou du sable très-lin, et on agile vivement; la poussière, les taches et les résidus se détachent bientôt, et il ne reste plus ([u’à rincer la carafe.

Nettoyage de la vaisselle.

La vaisselle doit être lavée à l’eau très-chaude et avec grand

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soin : rien ne répugne pl\is que d’être servi dans des assiettes qui ne sont pas parfaitement propres et brillantes. La laveuse doit d’abord metti'e les assiettes en ordre, c’est-à-dire les réunir en piles après avoir enlevé et rassemblé dans un vase tous les débris qu’elles contenaient (ces débris sont excellents pour la nourriture des porcs) ; sans cette précaution l’eau est sale dès le commencement de l’opération. La laveuse range ensuite, autour du vase dans lequel est l’eau chaude, toute la vaisselle à laver, afin de n’oublier aucune pièce ; puis elle commence par laver celles qui ne sont point grasses, comme les assiettes de dessert, les bols, les tasses à café, etc., et elle termine par les casseroles, les marmites, etc. ; pour bien laver ces derniers objets, il est presque toujours nécessaire de réchauffer l’eau, ce qui est rendu facile par l’emploi du foui'neau économique. Pour laver la vaisselle, il faut employer un morceau de grosse toile un peu serrée, appelée lavette, et le tenir dans la main, car, lorsqu’il est attaché à un manche de bois, la vaisselle ne peut pas être frottée aussi bien ; cette lavette est même bien préférable à une lavette faite exprès, et composée d’un grand nombre de bons fils de chan^Te attachés à un manche. A côté du vase qui contient l’eau cliaude, il doit y avoir un autre vase rempli d’eau froide ou tiède, dans laquelle on plonge chaque pièce à mesure qu’elle est lavée ; puis on la met à égoutter dans le panier ou dans le râtelier à vaisselle, pour l’essuyer ensuite fortement dessus et dessous. Si l’on a deux servantes, l’une doit laver la vaisselle, et l’autre l’essuyer immédiatement : le travail est plus facile et le résultat meilleur.

Sans ces soins, la vaisselle ne peut être bien nette, car le vernis qui la recouvre conserve une légère couche de gi’aisse qui le ternit. Après le lavage elle doit être aussi brillante que si elle était neuve.

Il ne faut jamais souffrir que, selon un usage trop général, la vaisselle soit lavée dans une chaudière de fonte ; cette chaudière SC noircit extérieurement et salit tout ce qui en approche. On ne doit donc jamais souffrir que la vaisselle ainsi que le vase dans lequel on la lave soient posés par terre.

J’ai parlé, à l’article Batterie de cuisine, de sébiles en bois et en zinc fort commodes pour laver la vaisselle, et du panier à vaisselle; je n’y reviendrai pas ici.

Je le répète, une maîtresse de maison ne peut exiger trop de soins, pour la vaisselle, de la part de ses domestiques, car la première condition du service de la table est une extrême pro-

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1 prêté. Pour l’obtenir, chaque fois qu’un domestique présente

Il une assiette, un verre, etc., qui n’est pas bien propre, il faut I le lui rendre et lui faire remarquer avec douceur la malpropreté I de l’objet : la honte qu’il en éprouvera, surtout s’il y a des étrangers, sera une excellente leçon.

Le domestique qui sert à table doit ou être chargé d’essuyer 1 la vaisselle, ou s’assurer lui-même, avant le repas, qu’elle a été I essuyée avec soin.

Nettoyage des flamljeaux et verres de lampes.

Flambeaux. — Pour nettoyer les flambeaux de cuivre, on les ] présente d’abord au feu pour faire fondre le suif ou la bougie ■ qui pourrait y adhérer, et on les essuie avec un vieux torchon (exclusivement destiné à cet usage. On les nettoie ensuite de la imême manière que les casseroles; mais comme ils ne sont jaimais aussi ternis que les ustensiles en cuivre qu’on met en conttact immédiat avec le feu, on peut employer seulement de la t terre pourrie. On l’emploie d’abord avec de l’huile d’olives ou lide l’huile grasse, puis à sec.

Lorsqu’on a de vieux flambeaux dédorés ou désargentés dont lie cuivre devient apparent, il faut, ou les faire remettre à neuf ipar le procédé Christofle, ou les faire étamer. Dans ce dernier ■ cas, ils ne sont pas aussi pi’opres que s’ils étaient argentés, mais iils peuvent faire un bon service. En les essuyant un peu vigouireusement avec un linge doux, on entretient le brillant de l’éi.tamage. On obtient le même effet à l’aide du blanc deMeudon,

■ comme je le dirai en décrivant les moyens de nettoyer l’argenterie. Verres de lampes. — Tous les jours, en arrangeant les lampes, on doit passer un chiffon dans les verres au moyen d’une ba- ;guette; lorsque ce nettoyage ne suffit plus, on les met debout ( '.dans une cafetière contenant de l’eau chaude dans laquelle on a ■ ffait dissoudre un peu de cristaux de soude ; on les laisse tremper [■pendant une heure entretenant la chaleur de l’eau près de l’ébulliticn ; avant de les retirer, on laisse un jieu refroidir, puis on les frotte avec un linge doux ; toutes les taches s’en vont ; on lies rince et on les essuie parfaitement. Comme le verre ne peut ipas entrer tout entier dans une cafetière de grandeur ordinaire, on fait d’abord bouillir un des bouts, on attend ([u’il soit assez rrefroidi [(our le nettoyer, puis on met l’autre boutàbouillir. J’entre dans ces détails, parce (ju’il est assez diffleile de bien nettoyer

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un verre de lampe ; le nettoyage avec du blanc le fait éclater quand on allume la lampe.

On peut aussi employer une décoction forte et chaude de bois de panama dans laquelle on trempe un linge dont on se sert pour les frotter à l’intérieur et à l’extérieur.

Nettoyage de l’argenterie et des cuivres dorés.

Argenterie. — On nettoie l’argenterie avec du blanc de Meudon , qu’on délaie dans un peu d’eau. Lorsque le blanc forme une espèce de bouillie claire, on y trempe un petit morceau de linge , avec lequel on frotte l’argenterie ; on la laisse sécher un peu, puis on l’essuie avec un linge usé ou avec un morceau de peau douce, comme de la peau de buffle très-mince ou de la peau de mouton. Si l’argenterie est à filets, il faut employer une petite brosse pour pénétrer dans les interstices des filets. A la place du blanc de Meudon , on peut se servir d’une poudre, qu’on appelle le Brillant Bühler. Cette poudre se vend, 29, rue des Batignolles, par boîtes de 50 cent, et au dessus ; sur la boîte est indiquée la manière de s’en servir; c’est très-simple, très-prompt et le résultat est excellent.

Cuivres dorés. — Pour nettoyer les flambeaux et les autres petits meubles en cuivre doré, il faut bien se garder d’employer soit une poudre quelconque comme la cendre ou le blanc de Meudon, soit un acide. On lave la dorure, avec une éponge ou une brosse légère imbibée de vin ou d’alcool étendu d’eau ; on la rince, et on la laisse sécher en la plongeant dans du son qu’on enlève facilement avec une brosse douce quand la dorure n’est plus humide.

Nettoyage des vases en porcelaine ou en terre vernissée.

Lorsqu’un vase en porcelaine ou en terre vernissée est encrassé ou noirci par la fumée, on le frotte, à l’aide des doigts ou d’un tampon de linge, avec un peu de cendre ou de sahlon trèsfin légèrement humecté, ensuite on le rince. On nettoie aussi les vases avec de la lessive ou une solution de potasse ou de cristaux de soude.

Récurage du cuivre, du fer, et nettoyage du fer-blanc.

On doit nettoyer une fois par semaine, ou au moins tous les

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quinze jours, la partie de la batterie de cuisine dont on ne se sert pas habituellement.

Cuivre. — On se sert, pour récurer le cuivre, d’une préparation t[ui facilite le travail et contribue à sa i)erfection. On mêle à une certaine quantité de grès ou de sable fin un dixième de farine, et on mouille ce mélange avec du vinaigre. Il faut avoir la main nue quand on emploie cette préparation ; on essuie avec un linge et on frotte ensuite à sec avec un peu de terre pourrie. Ce récurage est plus prompt et plus parfait que si l’on faisait usage d’un tampon de linge, de paille, de foin, ou d’oseille. Aussitôt que le vase est bien brillant, on le plonge dans do l’eau claire et fraîche, et on l’essuie immédiatement avec soin ; on le place ensuite près du feu ou au soleil, pour qu’il achève de sécher; sans ces précautions, il rougit et perd son éclat. Les casseroles en cuivre ainsi nettoyées sont brillantes comme de l’or. On peut aussi employer une préparation appelée eau de Cïiivre. On trempe un petit tampon de linge dans cette eau, on frotte l’ustensile, et, lorsqu’il est clair, on le rince et on l’essuie, puis on le frotte à sec avec une poudre appelée tripoli français. Il faut éviter de laisser tomber de l’eau de cuivre sur les vêtements : elle les bride et ils se déchirent.

Quand on emploie un fourneau économique, les casseroles devant être en fonte, en fer battu ou en terre, le récurage est un travail pénible de moins pour la cuisinière.

Casseroles gratinées. — Si une casserole ou autre vase est gratinée, ou si son intérieur a été noirci, on y met de la cendre et de l’eau qu’on fait bouillir pendant une heure ; puis on la frotte avec un balai de chiendent; pai- ce moyen, on la nettoie pai’faitement sans l’endommager. Il ne faut pas enlever le gratin avec un instrument aigu; on courrait le danger de gâter l’étamage ou l’émail. L’intérieur des casseroles ne doit jias être récuré; on peut tout au plus le frotter avec un peu de cendre.

Fer. — On récure le fer avec du grès pilé et humecté; on peut le fourbir avec du papier veri'é.

Pour nettoyer les ustensiles de fer, le papier verré doit cti'e employé de préférence au sable, dont le grain est souvent trop grossier, et on donne le dernier poli avec un morceau de toile garnie d’émeri.

Fer-blanc. — Pour nettoyer le fer-blanc, on le fait bouillir dans de l’eau dans laquelle on a mis de la cendre ou un peu de cristaux de soude; on ne doit jamais le fourbir, cela le fait noircir, parce qu’on altère 1 étamage.

Nettoyage des barriques et des bouchons.

Lorsqu’une barrique a contenu du vin pendant assez longtemps et qu’il s’y est formé un dépôt de tartre que l’qn veut enlever, soit pour le nettoyer à fond, soit pour lui enlever sa couleur, si le vin était rouge , on fait fondre i kilogramme de cristaux de soude dans 20 litres d’eau bouillante et l’on verse cette dissolution dans la futaille à nettoyer, on bonde solidement, puis on la ballotte dans tous les sens en la laissant reposer de temps à autre de manière que toutes les parties intérieures s’imprègnent bien d’eau de cristaux. On lave ensuite à l’eau claire à plusieurs reprises et avec beaucoup de soin, on laisse égoutter, puis on peut la remplir de vin.

On peut avec la même solution faire un lavage extérieur au moyen d’une brosse de chiendent, si l’on veut nettoyer aussi la barrique par-dessus.

Les bouchons rougis ou noircis par un long contact "avec le vin en bouteilles peuvent être lavés à l’eau bouillante, et être employés de nouveau.

Lorsqu’un bouchon a servi et qu’il a été déformé par le goulot de la bouteille duquel on l’a retiré sans pour cela avoir été percé par le tire-bouchon, on le fait parfaitement revenir à sa forme de bouchon neuf en le faisant bouillir dans l’eau pendant une heure au moins : alors il peut resservir une seconde fois après avoir bien séché.

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