ENTRETIEN ET CONSERVATION DES ÉTOFFES ET FOURRURES
Nettoyage au bols de Panama.
250 grammes de cette écorce, qui coûte au détail i fr. 20 c. le kilogramme suffisent pour nettoyer parfaitement une robe de laine ou de soie. Ce moyen convient surtout pour les étoffes noires, dont il ravive la couleur, tandis que le mordant de cette écorce saponifére altère certaines autres couleurs.
Pour en faire usage, on la déchiquette au moyen d’un couteau, en ayant le soin de l’éloigner le plus possible de la figure, parce que les petites parcelles qui s’en échappent font tousser et éternuer. Ainsi divisée, on fait tremper cette écorce dans une quantité d’eau froide suffisante pour qu’elle y baigne largement pendant 18 à 24 heures; puis on décante, et on ajoute autant d’eau chaude qu’il en faut pour imbiber largement l’étoffe à nettoyer ; on frotte cette dernière sur une planche, comme on le ferait pour un savonnage ordinaire ; on la rince ensuite jusqu’à ce que l’eau en sorte claire ; et on la repasse à l’envers pendant qu’elle est encore humide.
On peut aussi étendre l’étoffe sur une table et la frotter avec une brosse de crin qu’on trempe dans la décoction de panama très-chaude. Ce moyen est même préférable pour les étoffes de soie ; il doit aussi être employé lorsqu’on n’a que quelques taches partielles à enlever, surtout pour celles de graisse.
Les étoffes fines de laine se nettoient par le même procédé que les étoffes de soie, mais elles absorbent une plus grande quantité de la préparation.
Dégraissage au moyen de l’argile.
On enlève facilement toute tache de corps gras, huile, beurre, gi'aisse, etc., sur les soieries et les étoffes de laine un peu épaisses au moyen d’une bouillie d’argile pure ou terre glaise très-compacte et très-alumineuse. Après avoir délayé la terre dans de l’eau pour en faire une bouillie claire, on la passe dans une passoire pour enlever les petiies pierres qui pourraient s’y I. 8.
TENUE DU MÉNAGE
trouver, et on en frotte ensuite avec soin la partie tachée ou le morceau d’étolTe, s’il y a lieu; on laisse l’argile en contact avec l’étoffe pendtint quelques minutes, 15 ou 20, puis on rince à grande eau claire jusqu’à ce que toute l’argile soit enlevée j on fait sécher à^ moitié,, et on termine par un coup de fer un peu chaud. On dégraisse par le même procédé les cols de vêtements d’homme en employant l’argile au moyen d’une petite brosse.
Nettyoaga de toutes les étoffes par la benzine.
A l’aide de la benzine, on enlève avec une grande facilité, sur toutes les étoffes, et sans altérer le tissu ni les couleurs, les taches produites par les corps gras^ huile, beurre, bougie, peinture, etc. Un petit inconvénient de la benzine, c’est que son odeur forte et désagréable persiste assez longtemps, malgré son exposition à l’air. Je dois cependant ajouter qu’en chauffant l’étoffe nettoyée, ou en l’exposant au soleil, on fait disparaître l’odeur assez vite.
Étoffes de laine, étoffes de soie. — On place sur une table un linge plié en plusieurs doubles, on étend dessus l’étoffe tachée, après l’avoir brossée avec soin pour en enlever la poussière ; on trempe ensuite dans la benzine un petit morceau de flanelle avec lequel on imbibe la tache, et on la frotte bien au delà de son étendue, puis on l’essuie avec un linge sec.
Rubans. — On traite les nibans comme les autres étoffes et on les essuie promptement avec un linge ou un morceau de flanelle bien propre, et, sans attendre qu’ils soient complètement secs, on les repasse avec un fer légèi’ement chaud; ils reprennent leur lustre.
Ga?i<s de peau. — Quelle que soit la couleur du gant, on le pose, aussi tendu que possible, sur un linge propre, puis on appuie dessus un petit linge imbibé de benzine, qui enlève aussitôt les paidies gi’asses qui salissent le gant, puis on frotte un peu .e gant avec un linge sec et doux. On l’expose ensuite à l’air jusqu’à ce que l’odeur de la benzine soit évaporée.
Nettoyage des soieries et étoffes de laine.
Il est facile de nettoyer les soieries et les étoffes de laine fine. Si la soie qu’on veut nettoyer est bien teinte, elle conserve le brillant et la souplesse qu’elle avait lorsqu’elle était neuve ; plus-