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ENTRETIEN ET CONSERVATION DES ÉTOFFES

elle est de belle qualité, moins elle est altérée par le nettoyage, qui est donc une ressource précieuse, surtout pour les cravates de soie noire, les tabliers, qu’on tache si souvent, les florences,

I les gros de Naples unis ou écossais , les levantines, les satins à la reine, les foulards, etc.

Après avoir dédoublé et défait les coutures de la soie qu’on , veut nettoyer, on met dans un vase peu creux, et qui puisse I résister au feu, 125 grammes de miel, iOO grammes de savon I noir, 1 demi-litre d’eau-de-vie commune, et on fait fondre le I tout ensemble sur un feu doux, en remuant pour opérer le ii mélange. Les quantités que j’indique sont très-suffisantes pour i( nettoyer une robe entière, et tous ces ingrédients coûtent au || plus 2 francs.

On étend le morceau d’étoffe sur une table bien propre, et P on en frotte toutes les parties, sans trop appuyer et sans faire de q plis, à l’aide d’une brosse de crin trempée dans la préparation,

; qu’on laisse pendant ce temps sur un feu doux. On nettoie ainsi 1 les deux côtés du vêtement en employant une assez grande :| quantité de la préparation pour que l’étoffe en soit imprégnée.

I Une autre personne prend le morceau d’étoffe par un bout, le plonge à plusieurs reprises dans un grand vase rempli d’eau ; mais sans frotter. Une grande partie de la préparation reste dans l’eau. On plonge l’étoffe dans un second vase également 1 rempli d’eau, puis enfin dans un troisième vase; alors l’eau I doit dégoutter parfaitement claire du morceau d’étoffe. On étend I celui-ci sur une corde, et on le laisse égoutter sans le tordre.

I On rince plus parfaitement si pour faire ce nettoyage, on peut I disposer d’une eau courante. Pendant ces opérations, on continue le nettoyage des autres morceaux de l’étoffe.

Lorsque le premier morceau nettoyé est bien égoutté, quoique encore mouillé, on procède au repassage. Si quelques portions d’étoffe sont encore trop imprégnées d’eau, on les essuie légèrement avec un linge doux et sec, puis on les étend soi- I gneusement sur une couverture de laine. Le repassage doit être opéré cà l’envers de l’étoffe. Il faut que le fer soit un peu chaud, puisque l’étoffe est mouillée; mais cependant il ne faut pas qu’il soit assez chaud pour la roussir. On repasse lentement dans le sens où le fer paraît couler le plus aisément, en mettant tout le soin possible à ne pas faire de faux jdis.

Une étoffe de soie, nettoyée avec soin par ce procédé, est presque aussi belle que si elle était neuve : elle est brillante

TENUE DU MÉNAGE

et semble porter un apprêt, qui ne nuit pas à sa souplesse.

On peut se dispenser de démonter les ceintures et les poches des tabliers ; mais il faut nécessairement défaire une robe, dont l’ampleur et la façon du corsage et des manches ne permettent pas de faire pénétrer partout la brosse et le fer; ce travail est bien compensé par l’avantage d’avoir une robe qui paraît neuve au lieu d’une robe sale et tachée.

Nettoyage de la flanelle et des lainages.

Pour nettoyer les gilets, les caleçons de laine, les jupons, etc., on les lave dans une solution chaude de cristaux de soude, dans la proportion de 200 grammes pour 10 litres d’eau; on peut y ajouter un peu de savon, et on en frotte les vêtements à nettoyer, à l’aide d’une brosse de crm, sur une planche à savonner. Si on frottait l’étoffe avec les mains, on foulerait la laine, et par conséquent les vêtements se rétréciraient beaucoup. On rince tout de suite à deux reprises, et on repasse encore humide.

Nettoyage des cols et des bas de manche des vêtements d’homme.

Lorsque les manches et le col des vêtements d’homme sont encrassés, il faut faire un mélange de moitié eau et moitié ammoniaque; on étend la partie à nettoyer sur une planche ou une table non cirée et avec’une petite éponge, on l’imbibe bien, puis avec une lame de bois ou d’ivoire comme un couteau à papier, on gratte, à plusieurs reprises, en essuyant la lame qui se charge des impuretés : on imbibe et on gratte de nouveau jusqu’à ce que rien ne se détache plus sur la lame. On rince avec l’éponge, on essuie avec un linge propre et on met sécher soit' à l’air, soit devant le feu.

L’ammoniaque n’altère point l’étoffe et son odeur, assez désagréable, s’évapore vite.

Moyen d’enlever aux psmlalona la forme du genou.

Lorsqu’un pantalon de drap a été porté quelque temps, il prend la forme du genou, de telle sorte que, lorsqu’on est debout, il présente à la hauteur du genou une bouffissure. On la fait disparaître en mouillant le drap à l'envers et en passant dessus un fer chauffé de manière à le bien sécher. Cette opération n’altère pas l’étoffe.

ENTRETIEN ET BLANCHISSAGE DU LINGE

Conservation des fourrures et des laines pendant l'été.

Lorsque la saison de porter les fourrures et les vêtements de laine est passée, on les secoue avec le plus grand soin ; on les bat même légèrement, puis on les dépose dans une boîte ou un carton dont on a fermé toutes les jointures avec du papier collé avec soin pour éviter l’introduction du moindre insecte. Pour I fermer la boîte ou le carton, on le couvre d’abord d’une serviette pliée en double, puis on met le couvercle qui doit entrer à force. Ou bien sans serviette on met le couvercle, et on colle une bande de papier sur toute la jointure. Cette précaution prise, il faut se garder de visiter les fourrures ou les étoffes de laine dans le courant de l’été, et de les exposer à l’air, comme on le fait trop souvent, ce qui permet aux papillons d’y déposer leurs œufs. 11 n’est point nécessaire de placer dans des boîtes ainsi calfeutrées du camphre ou une autre substance à odeur forte.

Si l’on s’aperçoit que des insectes se soient introduits dans des

I fourrures ou des lainages avant que ceux-ci aient été renfermés, j on les détruit à coup sûr en les saupoudrant avec de la poudre I' de pyrèthre. On peut aussi en saupoudrer les vêtements qu’on r ne peut pas enfermer hermétiquement, puis les envelopper avec M soin dans un vieux drap qui les entoure plusieurs fois et qu’on

II attache avec soin.

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