EAUX DE SENTEUR
Eau de Cologne.
Pour donner ici une bonne recette d’eau de Cologne, je me - suis procuré, d’une part, un très-grand nombre de celles qui ‘sont plus ou moins vantées, et, d’autre part, de l’eau de Go- 1 logne de deux fabricants le plus en réputation, à Cologne et à I Paris. Nantie de ces renseignements et de ces points de compa- I raison, j’ai préparé dix eaux de Cologne différentes, en modi- ( fiant successivement les doses des divers ingrédients qui entrent (dans la fabrication de ce cosmétique. Par ce moyen, je suis par- \ venue à obtenir des eaux parfumées exactement semblables à t celles des maisons les plus renommées. Cependant, pour que l’identité soit complète , il faut deux choses essentielles : li° n’employer que des ingrédients de première qualité et trèsf frais, surtout de l’alcool irréprochable. : on tâchera donc de se f procurer de l’alcool de Montpellier, et on évitera avec soin les alcools de mauvais goût si répandus dans le commerce ; 2» fat briquer à la fois quelques litres d’eau de Cologne, lorsqu’on ppossède une recette dont on a lieu d’être satisfait. Quelle que >soit la recette suivie, l’eau de Cologne n’arrive à toute sa i)erfifection qu’au bout d’un an au moins après sa préparation. ilD’ailleurs, acheter en une seule fois une certaine quantité d’esj'sences est le moyen de les avoir à meilleur marché. Enfin, comme lil ne faut que de minimes quantités de ces essences pour un lilitre de préparation, on est plus sûr d’avoir des proportions eexactes en faisant peser les essences pour quelques litres à l ia fois. On doit exiger que le marchand pèse les essences une à lune, dans un très-petit flacon et dans une petite balance; autre- !iment, s’il avait versé, par exemple, un peu trop de romarin ou dJe néroli, l’eau de Cologne pourrait avoir un parfum fort difféji rent de celui qu’on recherche.
I J’engage les personnes qui font elles-mêmes leur eau de Co- |l logne à se procurer une petite capsule de verre trè.s-mince.
TENUE DU MÉNAGE
munie d’un bec. Qiaque fois qu’elles feront leurs achats d’essences, elles porteront cette petite capsule et exigeront qu’on s’en serve pour peser chaque essence séparémen t. On les versera ensuite dans une même bouteille, ou bien elles seront immédiatement ajoutées à l’alcool.
On trouvera ci-après, trois recettes d’eau de Cologne.
Le n® 1 donne une eau excellente, simple et peu coûteuse ; elle peut revenir, à Paris, à 5 fr. le litre.
Le n° 2 produit une eau de Cologne plus odorante, plus chère, mais toujours à odeur fraîche et plus franche ; elle peut coûter, à Paris, 6 fr. le litre.
Le n» 3 fournit une eau plus fine, plus recherchée de quelques femmes, et dont le parfum persiste plus longtemps dans le mouchoir; mais cette recette admet du musc et de l’ambre, et les femmes de bon goût redoutent même les moindres traces de musc et d’amhre. Du reste, on pourrait toujours, dans cette eau, supprimer le musc et n’ajouter que l’ambre, dont l’odeur est beaucoup moins forte et moins persistante.
Le prix de revient de l’eau de Cologne fabriquée par ce procédé est d’environ 7 fr. le litre.
Ingrédients.
Alcool.
860 gr.
860 gr.
Essence de bergamotte . .
de citron
de Portugal . , . .
de cédrat
de lavande ....
de néroli
de romarin ....
de girofle
. 2 gouttes
de canelle
Teinture d’ambre 3
— de musc 3
On prépare de l’eau de Cologne d’un prix beaucoup moins élevé en retranchant une partie des ingrédients les plus, coûteux ; on peut, à cet effet :
Supprimer le néroli, qui coûte environ 1 fr. ;
2® Employer la même quantité d’ingrédients pour un litre et demi d’alcool.
. Dans l’un et l’autre cas, le prix de l’eau de Cologne est réduit