‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 113 sur 325 · TOME n. — -2J · texte numérisé non relu

TOME n. — -2J

ANIMAUX DOMliSriQUKS : CONFORMATION EXÏI' RIKURE.

7" Tête de vieille, longueur exagérée des os

3ui lui servent de base, étroilesse du fronl et u cliaiiirein, état d'émacialion des muscles; la peau est ridt'e autour des paupières, et la lè\re inléricure est écartée de la supérieure. Celte i-onlorniation est doublement défec tueuse, et par Tétroilesse des cavités nasales r|u'eile entraine, et par l'élal d'émaciation de ses muscles qui coïncide avec un état semblable des mêmes organes dans tout le corps.

8" Tête empâtée, les saillies osseuses et musculaires sont mal dessinées sous la peau, le

tissu cellulaire en est épais ut lâche, les chaire en sont flasques.

Celle sorte de conforrnalion s'observe ordinairement sur les chevaux à tempérament lymphatique.

Le cheval livré à lui-mcn)e porte la tète obliquement, le bout du nez en avant. On donne assez bien une idée de la direction qu'elle doit suivre, en disant (|ue la ligue tangente à sa face antérieure doit former avec l'horizon un angle de 45 degrés à peu pi-ès {fg. 88 A).

Fis. t:8.

D après Bol'rgelat, qui considérait tou-

iours le cheval bridé et monté, la tête n" est lien placée qu'autant que cette tangente est parallèle à la verticale {Jig. 88 B). C'est en effet dans cette position gracieuse que le cheval reçoit mieux l'action du mors.

On dit que le cheval porte au vent, lorsque la ligue tangente à la face antérieure de la tète se rapproche du parallélisme avec la ligne de l'horizon {Jig. 88 C). Cette position, donnée par la nature aux animaux coureurs, est très- favorable à la rapidité de la course, comme nous l'expliquerons à l'article allures. — Dans un cheval de selle, cette position a le grave inconvénient de déplacer l'appui du mors, qui n'exerce plus alors son action que sur la commissures des lèvres, parties bien moins sensibles que les barres. Et pour peu que la bouche soit fendue, l'animal peut devenir complètement le maître de son cavalier, en saisissant entre ses dents le mors que la traction des rênes tend à porter sous les molaires. C'est ce que l'on exprime vulgairement en disant que le cheval a pris le mors aux dents.

Enfin, on dit que le cheval &' encapuchonné, lorsque la ligne tangente à la face antérieure de la tète tend à former en bas un angle avec la. verticale passant par l'articulation de l'occipital et de la première vertèbre. Dans cette position défectueuse, le cheval peut

il" armer, c'est-à-dire se soustraire à l'action de l'embouchure, en appuyant contre sc/.i poitrail les branches du mors sur lesquelles les rênes exercent leur traction.

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