‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 154 sur 325 · DE LA CASTRATION · texte numérisé non relu

DE LA CASTRATION

tion que, quelle que soit l'espèce à laquelle les animaux appartiennent, il est toujours moins dangereux de les châtrer dans le jeune âge que lorsqu'ils sont vieux ou seulement adultes.

Les saisons les plus favorables pour faire cette opération sont celles pendant lesquelles la température est douce et moins sujette à de brusques variations. Le printemps est donc, de toutes les époques de l'année, celle qu'on doit préférer.

Après avoir subi la castration, les animaux reçoivent des noms particuliers : ainsi le cheval est dit cheval hongre; le taureau s'appelle bœuj ; le baudet, dne ; le bélier, mouton; le verrat, cochon; le coq, chapon; la brebis, moutonne ; la truie, cochonne ; la poule, poularde. La vache châtrée n'a pas reçu de nom particulier. On ne châtre plus la jument.

Avant de commencer à étudier la castration dans chaque espèce d'animal domestique en particulier, nous devons prévenir que, toujours fidèle au plan que nous nous sommes tracé, nous ne dirons rien du manuel opératoire de celles des castrations que les propriétaires ne sauraient pratiquer eux-mêmes sans témérité ou sans danger; telles sont, par exemple, la castration du cheval et celle du taureau. A l'égard de celte opération dans ces deux espèces, nous nous bornerons à indiquer ce que le propriétaire doit et peut connaître pour juger de son opportunité, de ses avantages ou inconvénients, de l'âge où il convient qu'elle soil faite, et prit>cipalement des soins qu'exigent les animaux après qu'elle a été pratiquée, jusqu'à la guérison. Pour ce qui est de la castration dans l'espèce ovine et dans celle du porc, comme elle est et peut être pratiquée facilement par des personnes étiangères à la médecine vétérinaire, pour peu qu'elles aient d'habitude ou de dextérité, nous entrerons à leur égard dans quelques détails d'exécution.

§ \". — De la castration dans le cheval.

Oii châtre le cheval pour le rendre plus docile quand il est méchant, ou bien pour

Î (révenir sa méchanceté. On châtre également es chevaux qui doivent êlre emijlojés à des services où ils pourront se trouver avec des jumens ou des chevaux hongres. Ou châtre tous ceux destinés à la cavalerie.

La castration, chez le cheval, doit être pratiquée de deux ans et demi à trois ans et demi. C'est parce qu'en France, et surtout en Normandie, on ne châtre la plupart des chevaux qu'à quatre ou cinq ans, que l'on observe tant daccidens ou de maladies graves après l'opération.

Un cheval en bonne santé et d'une bonne constitution doit être préparé à la castration par plusieurs jours de diète. La veille ou le tiendra à la paille et au barbotage.

Les procédés de castration conseilh'S pour le cheval, sont : 1" If'S caseaux ; 2" la ligature totale on partielle du cordon; 3° la cautérisation; 4° le raclement ; 5" la torsion ; 6' ï excision simple; 7 Xécraxement. — De tous ces procédés, celui par les cas seaux est. sans contredit, le plus généralement adopté. Cependant, depuis quelque temps, on préconise

beaucoup la torsion, aussi dirons-nous quelques mots des deux procédés.

a — Procédé par les casseaux. — Lorsqu'on veut opérer un cheval par les casseaux, ou commence par l'abattre.

Les casseaux ordinaires, ou billots, sont deux morceaux de bois inflexibles, allongés, demi cylindriques, qui, lorsqu'ils sont en rapport l'un avec l'autre par leur face aplatie, représentent un cylindre d'environ 12 à 16 lignes de diamètre, sur une longueur de 5 à 6 pouces.

La castration, par le moyen de ces instrumens, consiste, après avoir incisé et remonté vers la région inguinale les enveloppes des testicules, a engager le cordon testiculaire entre les deux pièces du casseau, à l'y comprimer assez fortement et assez longtemps pour interrompre toute commurication entie les testicules et les centres nerveux et circulatoire, et déterminer ainsi sa mortification et sa chute. Pour ajouter aux effets de la compression sur le cordon, assurer et hâter sa mortification, quelques opérateurs ont des casseaux creusés dans le milieu de la lace interne de chaque pièce, d'une cannelure longitudinale qu'ils remplissent d'un corps gras ou onctueux, et saupoudrent ce corps d'une préparation très-caustique, ordinairement dn sublimé corrosif.

L'opération par des casseaux se pratique de deux manières. Elle est faite à testicules couverts., lorsque l'opérateur se borne à inciser les deux enveloppes les plus extérieures (le scrotum et le dartos), et qu'après les avoir remontées le plus haut possible, il comprend entre les deux branches du casseau le cordon recouvert du muscle créma^ier. Elle est dite h testicules découverts, lorsque l'opérateur incise, non-seulement le scrotum et le crérnaster, mais encore une troisième enveloppe appelée tunique érythroide : par cette méthode, le testicule est mis à nu; le easseau, placé immédiatement sur le cordon testiculaire, ne comprend entre les manches que les vaisseaux et les ne fs lesticulaires, le canal sp rmatique et le péritoine qui les lie entre eux. La question de savoir s'il est plus avantageux de châtrer à testicules couverts ou découverts n'est pas encore résolue. Ce que nous pouvons dire, c'est que chacune de ces méthodes a des avantages et des incoiivéniens qui se compensent, et qu'elle a parmi les vétérinaires un nombre à peu près égal de partisans.

Quelle que soit celle des deux que l'on mette en usage, on opère successivement sur chacun des deux testicules, en commençant par celui qui est en d'>ssous; et puis, quand les casseaux sontsolidement fixés sur les cordons tesliculaires, qu'on s'est bien asï^uré qu'ils sont placés au-dessus de Yépididyme., et qu'ils ne pincent pas les enveloppes, on désentrave le cheval avec précaution et on le fait relever. C'est une bonne précaution, aussitôt qu'un cheval est relevé, de le bouchonner, surtout s'il est en sueur; et puis, immédiatement après, de le prome er au pas pendant au moins une heure avant de le rentrer à l'écurie. Il est prudent, aussi, si la queue est longue, de la retrousser, et de la laisser ainsi tant que les casseaux resteront eu place, afin

ANIMAUX DOMESTIQUES : CHIRURGIE. liv. m

d'empêcluM' qne clans les diffcrens moiivelîiens qu'elle exécute, les crins ne s'eni^agent ou ne s'entorlillent aulour des casseau\, ce qui pourrait les arracher, ou tout du moins exercer sur le cordon des tractions douloureuses.

A moins qu'un cheval ne soit tout à fait alfaibli (cas auquel il y aurait eu imprudence à l'opérer), on ebl dans l'habitude de lui faire une saignée de 6 à 8 livres une heure ou deux après l'opération, et de le tenir à la dièle blanche (paille et barbotage clair) pendant les deux ou trois jours qui suivent. Il est avantageux aussi, dans les premiers temps, de donner au moins un lavement par jour pour faciliter les défécations. Mais ce qui importe surtout après la castration, c'est de promener souvent l'animal qui l'a subie. Il faut qu'il soit exercé au pas au moins cinq ou six fois par jour, et chaque fuis pendant une demiheure ou trois quarts d'heure; s'il fait du vent, on a soin de recouvrir les reins d'une couverture qui descend sur la croupe et les flancs et tombe jusqu'au jarret, de manière à empêcher que les plaies ne soient exposées à l'action d'un courant d'air. C'est pour éviter cette influence fâcheuse, qu'où doit mettre l'animal à une place de l'écurie où l'air de la' porte ne puisse arriver directement sur les parties opérées. Si le temps est pluvieux et qu'on ne puisse sorlir l'animal, on le promène sous un hangar, dans une grange, et dans l'écurie si elle est assez grande.

La plupart des jeunes chevaux que l'on châtre ne paraissent pas sensiblement affectés de l'opération, après qu'ils sont relevés. Seulement, on remarcpie en eux une espèce d'éloiuiement ou d'inquiétude qui se décèle par leur attitude, puis par un peu de gêne dans leur marche, et des piélinemens dans les membres postérieurs. Cependant, il en est quelques-uns qui paraissent éprouver des douleurs assez vives, qu'ils manifestent en s'agitant beaucoup, et fra[)paijt souvent et fortement le sol avec un membre antérieur ou successivement avec les deux; quelquefois en se roulant comme s'ils étaient affectés de coliques. Ces symptômes se calment ordinairement au bout de quelques heures, sous l'influence d'une ou, au besoin, de deux saignées, de la promenade et quelques lavemens émolliens. Mais s'ils persistaient, il serait prudent de s'assurer si quelque partie des enveloppes, ou, dans le cas de castration à testicules couverts, si une anse de l'intestin n'aurait pas été pincée par les casseaux; ou encore, si une hernie inguinale ne se serait pas produite par les efforts faits par l'animal pendant l'opération. Ces deux derniers accidens seraient fort graves, et exigeraient des secours prompts et éclairés.

Certains chevaux, et surtout les poulains, cherchent à arracher les casseaux avec leurs dénis; on les en empêche en les attachant au râtelier, jusqu'au jour de l'enlèvement de ces instrumens de compression. On obtiendrait le même résultat en les attachant à deux longes et de court après la mangeoire; ou encore, en leur mettant le collier à chapelet.

Autant que possible, on évite de mettre les chevaux nouvellement châtrés au milieu ou au voisinage de jumens ou chevaux hongres.

Outre l'excitation nuisible qu'ils en éprouvent et qui les fait se tourmenter, ils pourraient se détacher et essayer de saillir les jumens ou de monter sur les chevaux hongres, et se faire ainsi beaucoup de mal.

Quelques personnes croient utile de conduire les chevaux à la rivière ou dans les mares une fois par jour, pendant les premiers jours qui suivent l'opération. Nous croyons ces bains sans aucun avantage, et souvent même dangereux, lorsque les plaies suppurent et que les parties environnantes sont tuméfiées. Nous les avons vus souvent produire la cessation immédiate de la suppuration, et les animaux mourir du tétanos ou d'une inflammation de bas-ventre (péritonite). C'est ordinairement le troisième jour en été et le quatrième jour en hiver, qu'on retire les casseaux. Alors, la mortification du testicule et de la portion comprimée du cordon est complète. Alors aussi, on observe un commencement de suppuration dans les plaies, et le fourreau est ordinairement le siège d'un engorgement mou et peu considérable.

Pour enlever les casseaux, on lève avec la plate-longe un des membres postérieurs, on excise avec les ciseaux les portions de testicules et de cordon mortifiées qui pendent au-dessous du casseau, on coupe ensuite avec le bistouri les tours de fouet qui réunissent postérieurement les deux branches de chaque casseau, on écarte ces deux branches Tune de l'autre, et le casseau tombe.

Après l'enlèvement des casseaux (c'est-à-diie après le troisième jour ) la suppuration augmente, ainsi que l'engorgement du fourreau, qui, dans certains chevaux, s'étend jusque sous le ventre. Alors, on peut rendre les promenades moins longues et moins fréquentes; el, si l'animal a de l'appétit et de lagaité,se relâcher peu à peu de la sévérité du régime {X)ur le lainener insensiblement à sa nourriture habituelle. Les soins qu'exigent les parties opérées sont simples. Il suffit de nettoyer avec de l'eau tiède les bords des plaies sur lesquels le pus se concrète et forme des croûtes; mais il ne faut pas laver les plaies elles-mêmes, ainsi que je l'ai dit à l'article Pansemens, en traitant des plaies qui suppurent.

Si l'animal va bien et qu'on soit fondé à ne craindre aucun accident, il n'y a pas d'inconvénient, au bout d'une douzaine de jours, à lui faire faire un léger travail au pas, sur un terrain doux, pourvu que ce travail ne dure pas d'abord bien longtemps et n'exige pas beaucoup de tirage.

La marche vers la guérison est annoncée par l'épaississement graduel du produit de la suppuration, sa diminution de quantité, et enfin sa cessation complète qui précède de peu la cicatrice de la place.

b — Procédé par torsion. — Dans ce procédé, comme dans celui par les casseaux à testicules découverts., on incise d'abord les trois enveloppes les plus extérieures du testicule. Mais ensuite, au lieu de placer un casseau ou une ligature sur le cordon pour le mortifier d'abord, et n'enlever le testicule qu'au bout de trois jours, l'opérateur pince le cordon le plus haut qu'il peut, entre le pouce et l'index de la main gauche, le serre fortement pour l'empêcher de glisser lorsqu'il opérera la torsion

DE LA CASTRATIOiS.

engage l'index de la main droite dans une de' . cliirure qu'il fait entre le leslicule et Tépididvnie, saisit le testicule de cette même main, eï le l'ait tourner iilusieurs fois sur lui-même, de manière à tordre le cordon au-dessous du point que pince sa main gauche; et, quan I la torsion a distendu et affaibli le cordon, il le déchire, en tirant fortement sur le testicule •avec sa main droite, tandis qu'il résiste avec la main gauciie, qui n'a pas lâché le cordon.

Tel est, en aperçu, le |)rocéilé par torsion, qui, sans contredit, au premier aperçu, parait devoir être préféré à celui par les casseaux. En effet, il évite la nécessité de laisser pendant trois ou quatre jours deux morceaux de bois assez volumiueux au milieu de plaies qu'ils frottent sans cesse pendant la marche, et sur lesquelles ils doivent certainement produire beaucoup d'irritation. On lui a aussi prêté l'avantage d être, moins souvent que la méthode par les casseaux, suivi Aq fistules ou cordon ou de champignons. On a même dit qu'il ne s'en développait jamais; et on cite comme preuve, la pratique d'un cliâtreur polonais fort célèbre dans les en \ irons de Paris, qui châtre les animaux par torsion^ sans les abattre. Nous ne voulons pas dire qu'entre les mains de cet homme la castration par torsion soit plus souvent suivie daccidens que la castration par les casseaux entre les mains d'autres opérateurs ; mais nous affirmons que depuis six ans que nous dirigeons les hôpitaux d'Alfort, nous avons eu a y traiter pour des champignons au cordon testiculaire, un assez bon nombre de chevaux qu'avait opérés ce Polonais. Ce que je dis ici n'est pas pour déprécier la méthode de castration par torsion, mais seulement pour prémunir les propriétaires contre le irop de confiance qu'ils pourraient y ajouter, d'après les avantages exagérés qu'on lui prête.

Du reste, les soins à donner aux animaux ainsi opérés sont les mêmes que pour ceux opérés par les casseaux.

Accidens qui peuvent suivre la caitration, dans le cheval.

Bien que, dans \é plus grand nombre de cas, la castration ne soit suivie d'aucun accident, quand elle est bien faite et que l'animal est dans des conditions favorables, il arrive pourtant quelquefois que ceitains accidens se déclarent, soit pendant l'opération, soit au bout de quelques jours, soit après un temps beaucoup plus long. Nous en indiquerons quelques-uns.

Hernie inguinale. — On appelle ainsi la sortie d'une portion plus ou moins considérable de l'intestin par Vanneau inguinal^ c'est àdire par l'ouverture que traverse le cordon testiculaire pour sortir de la cavité du ventre et descendre dans les bourses. Les efforts que fait l'animal pendant l'opération tendant à pousser violemment l'intestin vers la région inguinale, il peut arriver, pour peu que l'anneau soit dilaté ou dilatable, qu'une anse intestinale s'y introduise et descende ainsi dans la gaine membraneuse qui forme un sac autour du testicule, soit pendant l'opération, soit immédiatement après. Or, si on se rappelle ce qui a été dit en parlant de la castra-

tion h testicules couverts ou découverts, on comprendra ce qui arrive dans le cas de hernie, suivant que l'opération a été faite par l'un ou l'autre de ces procédés. Si on a châtré à testicules to«t'É?//.y,lagaiue testiculaire n'ayant pas été ouverte, l'intestiu ne peut descendre que jusqu'à l'endroit oîi le casseau est placé, puisque cet instrument applique l'une contre l'autre les deux parois de la gaine : dans ce cas, l'accident est beaucoup moins grave, si l'intestin n'est pas étranglé dans l'anneau.

Lors, au contraire, que la castration a été faite à testicules découverts, comme on a incisé toutes les enveloppes testiculaires, la gaine péritonéale a été ouverte, et l'intestin s'échappe au dehors dans une longueur quelquefois de plusieurs pièces. C'est alors un accident presque toujours mortel, attendu la difficulté très-grande qu'on éprouve à faire rentrer l'intestin, sans débrider l'anneau, et attendu les résultats presiiue toujours funeste^ de ce débrideinent. D'un autre coté,à su|)poser qu'on parvienne à rentrer l'intestin sans débrider l'anneau, il est encore très-difficile de disséquer la paroi incisée de la gaine testiculaire pour la comprendre entre les branches du casseau, opération nécessaire afin de ()révenir le retour, ou tout au moins de liorner l'étendue de la hernie.

Cet accident est heureusement très-rare : et quelques exemples, peu nombreux à la vérité, prouvent qu'on est plus d'une lois parvenu a le combattre avec succès.

Hémorragie. — Elle a lieu par l'artère du cordon. Elle ne s'observe jamais quand on a châtré par les casseaux, à moins que l'animal ne les ait arrachés ou qu'on ne les ail enlevés trop tôt, avant que les vaisseaux aient eu le temps de s'oblitérer : taudis qu'elle a lieu nécessairement après la castration par torsion : seulement, dans ce cas, elle s'arrête presque toujours spontanément au bout de quelques heures, et même plus tôt.

Quelle que soit la cause de l'hémorragie, il convient, quand elle se déclare, de faire autour des bourses ei sur le périnée des lotions ou injections d'eau froide, pour l'arrêter. Si ce moyen était insuffisant, et que sa continuation après que l'animal a déjà perdu beaucoup de sang donnât des inquiétudes, il faudrait, en attendant l'arrivée du vétérinaii'e, introduire le plus possible d'étoupes ou de linge mouillé dans le fond de la plaie, soutenir ce tampon au moyen d'une suture à Ijourdonncis, et continuer les applications d'eau froide.

Le tétanos, encore appelé mal de cerj, peut aussi survenir après la castration. 11 consiste dans une roideur et une tension des muscles, telles, que l'animal ne peut iléchir aucune région, et que son corps ne se meut qu'avec une extrême difficulté, et comme s'il était formé d'une seule pièce. On ne connaît pas toutes les causes de cet accident dans ses rapports avec la castration. La douleur très-vive que produit une aussi cruelle o|)eration sur des animaux irritables en est certainement une des causes les plus fréquentes; mais elle n'est pas la seule. Nous avons vu plus d'une fois le tétanos survenir sur des chevaux à une époque où la douleur est ordinairement bien calmée : sur ces animaux, le tétanos a apparu quelques heures après qu'ils avaient été cou-

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