‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 157 sur 325 · CHA · texte numérisé non relu

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» sionnct's par les vaches qui devienoent tau- » relièrcs; ce qui est tellement fréquent dans - certaines contrées, qu'il est rare de voir des > vaches se conserver plus de deux ou trois » ans sans devenir en cet élat. Et, par exem- » pie, dans les environs de Lausanne et de » Lavaux, on est obligé pour celle cause de t> changer de vaches tous les deux ou trois ans, " ce qui est ruineux. »

Eu 1835, M.Levrat fit connaître, dansle/Jet ueil de médecine vétérinaire^ la quantité de lail que donnaient à cette époque des vaches qu'il avait châtrées l'année précédente. Ces observations viennent à l'appui des conclusions de sou premier njémoiro.

Aussi en 1835, M. Régère, vétérinaire à Bordeaux, fit insérer dans le même journal une série de faits sur la castration des vacht-s qu'il avait pratiquée chez divers propriétaires. Il résulte de ces faits qu'il raconte avec beaucoup de détails, et doutl'authinticité est constatée, f}ue les vaches chàti ces donneutsansinterruplion, après l'opération, une quanti lé de lait au moins double de la moyenne d'^ ce qu'elles donnaient les années précédentes. «D'après " les recherches que j'ai faites depuis que j'ai » commencé à tenter ces cxpériencesjusqu'au- " jourd'hui, dit 31. Régèie, ce calcul est Irèsw e\act; et si les vaches continuent à donner » du lait pendant toute leur vie. l'opération de » la castration aura d'incontestables avantages, •> notamment dans les grandes villes ou à leur » voisinage, où les fourrages sont Irès-chers, et » oii le lait se vend toujours bien. »

Une remarque qui a été faite par MM. Levrat et Régère, c'est que quelques-unes des vaches qu'ils ont châtrées ont eu des chaleurs, nonobstant l'enlèvement des ovaires et leur impuissance à être fécondées. Ces bêtes ont offert dans le moment de leurs chaleurs cette différence avec ce qu'on remarque à cette époque chez les vaches (|ui n'ont pas été châtrées, que leur lait n'en a subi aucune altération pour la quantité et la qualité.

Comme on le voit, il serait bien à désirer que ces premières expérieuces fussent répétées; et si les résultats des nouvelles tentatives qu'on pourrait faire venaient confirmer ceux déjà obtenus, une nouvelle source de produits et de richesse serait ouverte à l'agriculture.

L'espace nous manquant ici pour décrire le manuel de l'opération, nous ne pouvons que renvoyer les vétérinaires qui seraient appelés a la pratiquer, au Recueil de médecine vétérinaire (tome XI, page 68 et suivantes), où il a été indiqué avec une grande précision par M. Levrat.

Ce que nous dirons ici, c'est que l'opération, peu difficile à exécuter, parait aussi peu dangereuse, puisque jusqu'à présent elle n'a jamais eu de suites fâcheuses.

Section vi. — Cautérisation.

De la cautérisation en général. — Cautériser c'est brûler. — La cautérisation a pour but : tantôt de détruire l'organisation et la vie dans les tissus à l'aide du feu ou des agens chimicpies ; tantôt d'échauffer, d'irriter seulement, sans les détruire, les parties sur lescpielles on l'applique, au moyen des métaux chaulTos.

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