DE L.\ DELIVRANCE
disposition oj-iginelle, soit de la formation de tumeurs osseuses en dedans de cette cavité. Lorsque le fœtus est bien placé, on peut essayer de le faire sortir en tirant légèrement; mais si l'obstacle est insurmontable, il faut j>romplement avoir recours, soit à l'embryotomie, soit à une autre opération que l'on nomme césarienne abdominale, suivant qu'on tient à conserver la mère ou le petit sujet.
Qu'on se garde bieu svu'tout dexerccr sur le fœtus de violentes tractions au moyen de cabestans, de chevaux ou de bœufs attelés sur les cordeaux qui tiennent les membres et la tête du fœtus, etc., car ces manœuvres sont inévitablement suivies de la mort du petit sujet et de la mère, tandis que, par les opérations cilées plus haut, il est presque toujours possible de sauver l'un ou l'autre.
2" L'induration du col de la matrice. Elle est pour l'ordinaire de la nature du squirrh". Il est quelquefois possible, dans ce cas, de sauver tout à la fois la mère et le petit sujet, en pratiquant une opération dite césarienne vaginale. Toutefois, lorsqu'une femelle a subi cette opération, elle ne doit plus en-
B. Obstacles apportés à f accouchement par le
délivre.
Les enveloppes du fœtus qui constituent le délivre se rompent ordinairement d'ellesmêmes par les efforts que fait la mère pour accoucher. Alors les eaux qu'elles contiennent s'échappent, et rendent le passage du fœtus plus facile. Il est des cas où leur rupture se fait longtemps attendre, ce qui ralentit l'accouchement et épuise la mère. Il faut alors les déchirer avec les doigts, ou les inciser, afin de hâter le travail du part.
Dans d'autres cas, ces enveloppes s'entorliilt'nt autour du corps ou des membres du petit sujet, et nuisent à son expulsion. Comme dans celte circonstance, il convient d'introduire un instrument dans la matrice, pour inciser le délivre et en débarrasser le fœtus, il est indispensable d'avoir recours à un vétérinaire pour faire cette opération.