‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 164 sur 325 · C. Obstacles dépendant de la conformation · texte numérisé non relu

C. Obstacles dépendant de la conformation

vicieuse du fœtus.

Toutes les fois qu'une partie du corps du petit sujet se trouve développée d'une manière monstrueuse, elle gêne plus ou moins l'accouchement. Ces monstruosités, très-communes chez les fœtus de vache, le sont beaucoup moins chez ceux de juments. Le plus commun de tous est un volume disprojiortionné de la tête (hydrocéphalie); on trouve aussi des veaux qui ont six ou huit pieds, etc., etc. Tous ces vices de conformation nécessitent l'embryolomie.

D. Obstacles dépendant de la conjormation

vicieuse de la mère.

Ils sont de plusieurs sortes; nous indiquerons rapidement les principaux, i)arce qu'ils nécessitent tous des opérations graves, qui ne peuvent être tentées que par des vétérinaires.

1" L'étroitesse du bassin. Elle peut être portée à un haut degré, et provenir, soit d une

suite être livi-ée à la reproduction.

3" Des excroissances clianiues ( polyj^es, condylomes ) développées soit dans la matrice, soit en dehors de cette poche, dans le vagin! Elles rendent encore nécessaire l'une des opérations césariennes dont il a été fait mention ci-dessus, et qui, comme il est facile de le comprendre, ne peuvent être faites que par une main exercée et adroite.

Section xnr. — De la délivrance.

L'arrière-faix ou délivre sort ordiuaii-ement très-peu de temps après le fc?tus, surtout chez la jument. Chez la vache, quoiqu'eu général il reste un temps plus long, il est cejjendant expulsé le pi us souvent dans les vingtquatre heures qui suivent l'accouchement; il y a néanmoins des exceptions à cette règle: elles se font surtout remarquer dans les cas d'avortemeut.

Chez la jument, comme chez la vache, lorsque le délivre n'est pas sorti au bout de vingtquatre heures, il faut donner un breuvage vineux aromatisé tel que ceux que nous avons indiqués dans le cas du part languissant. On a aussi conseillé d« faire usage de sabine, de seigle ergoté, etc.

Comme dans la plupart des cas où la délivrance est retardée, une portion du délivre pend entre les cuisses de la femelle, plusieurs personnes sont dans l'habitude d'attacher à ce cordon un sachet rempli de pierres, ou un autre poids quelconque, afin d'en hâter la sortie par le tiraillement que ce poids produit sur la portion du délivre qui est restée dans la matrice. Ce moyen, généralement mauvais, en ce qu'il peut déterminer, par suite fies efforts expuisifs qu'il provoque, le renversement de la matrice, ou d'autres accidents graves, ne doit cepeudant pas être rejeté d'une manière ab.solue; car lorsque Is sachet ou le poids ne pèse que lrès-p<î« (une livre par exemple), il peut, en excitant légèrement les efforts de la matrice, favoriser la sortie du délivre. Toutefois, un autre inconvénient inhérent à cette méthode est

de déterminer la ruplure du cordon auquel le sachet est attaché, ce qui rend beaucoup plus difficile l'extraction de ce qui est reste' dans la matrice.

Lorsque le délivre n'est point sorti, quarante-huit heures après l'accouchement, il faut, sans attendre plus longtemps, appeler un vétérinaire, afin de faire extraire le délivre par des manipulations particulières : car si cette opération est mal faite, elle est suivie d'hémorragie ou du renversement de la matrice; et si elle est incomplète, si une partie du délivre reste dans la matrice, cette portion se putréfie bientôt, est rejetée par morceaux; et si la bête ne meurt pas de fièvre putride, elle maigrit et on éprouve une diminution notable dans la quantité de lait qu'elle fournit.

Lorsqu'il y a plus de trois ou quatre joiu's que le part a eu lieu, le resserrement de l'entrée de la matrice empêche qu'on puisse extraire le délivre avec la main. D'ailleurs cette opération fût-elle possible, ne serait pas sans danger pour celui qui la tenterait. Alors il n'y a pas d'autre moyen que d'attendre la sortie du délivre en morceaux par suite de la putréfaction qu'il éprouve dans la matrice. On emploie avec succès, pour en hâter l'expulsion, les injections d'eau aromatisée tiède clans le vagin, en ayant soin de pousser le liquide de l'injection jusque dans la matrice. On peut remplacer avec avantage ces injections parcelles de chlorure de chaux liquide que l'on emploie de la même manière.

Section xiv. — Remersrment et réduction du vagin et de la matrice.

Il ai'rive assez fréquemment, dans les vaches surtout, qu'à la suite d'un part laborieux, d'un avortement, ou d'une délivrance difficile, le vagin se renverse seul, ou bien que ce renversement soit accompagné de celui de la matrice.

Dans le premier cas, l'accident se reconnaît aux caractères suivans : une tumeur d'autant plus considérable que le renversement est plus complet se montre au dehors et sort par la vulve. Sa surface est celle d'une membrane muqueuse de couleur variable du rouge clair au rouge foncé ou violacé. Le pourtour de la base par laquelle cette tumeur tient à la vulve ne présente aucune espèce de conduit par lequel il soit possible de pénétrer dans les organes de la génération. A sa partie la plus postérieure et la plus déclive, on remarque des rides au milieu desquelles on rencontre une excavation prolongée et profonde qui constitue un véritable canal par lequel on peut parvenir à la matrice.

Le renversement de la matrice, lorsqu'il est complet, est caractérisé par une tumeur très-volumineuse, allongée en forme de poire, figurant une espèce de grand sac qui sort par la vulve et semble lui appartenir. L'extrémité qui répond à cetteouverture est moins grande, et la base qui descend est renflée et plus volumineuse. De même que lors du renversement du vagin, la surface de cette tumeur est une membrane muqueuse d'un rouge variablement

CHIRURGIE. Liv.iii.

foncé. Seulement, dans les vaches et autres femelles qui ruminent, on aperçoit par place sur cette surface, les cotylédons, espèces de gros mamelons qui ont acquis un développement considérable pendant la gestation.

Lorsque la sortie de la matrice est complète, elle pend, sous la forme indiquée ci-dessus, jusque sur les jarrets de la femelle quand celle-ci est debout. Souvent, la surface en est altérée par le contact de l'air, salie par les parcelles de fumier ou de paille qui s'y sont collées, ou froissée et ecchymosée par les frottemens et les manipulations indiscrètes auxquels elle a été exposée. L'espèce de pédoncule par lequel cette masse tient à la vulve, et dans lequel passent les différens vaisseaux qui sortent de la matrice ou qui s'y rendent, peut être assez tendu pour que la circulation y devienne fort difficile. Alors le sang qui arrive dans le tissu de la membrane muqueuse ne peut s'en échapper que lentement et avec peine, engorge son tissu, distend ses vaisseaux, et lui donne une teinte sombre et quelquefois violacée. La bête est dans un état d'agitation qu'expliquent facilement les vives douleurs qu'elle éprouve.

Il est donc urgent de remédier le plus tôt possible à un élat de chose qui ne pourrait se prolonger sans danger pour la vie de la femelle. La rentrée de l'organe déplacé, son rétablissement à l'aide de manipulations particulières et bien entendues dans sa position normale, et l'emploi de moyens propres à le contenir pendant quelque temps dans cette position, sont les indications qui se présentent à remplir.

Ces opérations s'exécutent à peu près de la même manière dans le cas de renversement du vagin et de la matrice; elles sont seulement plus difficiles dans ce dernier cas. .Te me bornerai à dire comment il convient d'agir quand la matrice est renversée, ces indications pouvant parfaitement s'appliquer au cas plus simple de renversement du vagin. Avant de commencer aucune manœuvre de réduction, on nettoie la surface de la tumeur, soit avec de l'eau émolliente quand les parties sont vivement irritées, soit avec du cidre, de la bière, ou du vin tiède, quand elles ont une teinte pâle, blafarde ou plombée. Si la muqueuse est très-engorgée, infiltrée par beaucoup de liquide séreux ou sanguinolent, on la dégorge par beaucoup de mouchetures de 3 ou 4 lignes de profondeur, en pressant légèrement sur les parties infiltrées pour exprimer le liquide qu'elles contiennent. On doit aussi, avant de faire aucune tentative, vider le rectum des excrémens qu'il peut renfermer; et, si l'exploration fait reconnaître un état de plénitude de la vessie, on doit désemplir cet organe, en donnant une issue à l'urine au moyen d'une sonde creuse introduite par le conduit urinaire, dont l'ouverture, dans ce cas, se trouve en dessous du pédoncule de la tumeur, à 5 ou 6 pouces environ de l'angle inférieur de la vulve. Ces premières précautions prises, on se met en devoir de procéder à la réduction. Aceteffet,on fait disposer le sol du local de manière qu'il soit plus élevé dans l'endroit où doivent reposer les membres postérieurs, et on fait préparer une bonne litière; on fait relever la bête, si elle est couchée; et, si on

CHAP. 3. REINVERSEMEJXT ET RÉDUCTIOJC la déplace, on fait soutenir la nialrice parties aides au niojen d'un dra]) qui sert ensuite à soulever l'organe et le maintenir à la hauteur convenable pour la facilité de la réduction. Il est souvent utile de chercher à détourner l'attention de la bête, en lui mettant un tord-nez si c'est une jument, et en lui pinçant la cloison nasale si c'est une vache. Si la bête est chancelante, on la fait soutenir par quelques aides. Après s'être coupé les ongles bien uniment, et s'être graissé le bras avec une huile douce quelconque, ou avec un autre corps gras non altéré, on fait soulever et élever à la hauteur de la vulve sa matrice placée sur un drap huilé ou trempé dans l'eau de lin, et dont les coins sont noués au cou de deux aides, placés de chaque côté et destinés à le maintenir. On examine si la délivrance est parfaitement opérée, s'il ne reste pas quelques débris ou des portions plus considérables d'arrièrefaix qui peuvent encore adhérer. Cela fait, on cherche à détacher les fragmens des cotylédons , s'il s'agit d'une femelle didactyle, en commençant parceux qui présentent le moins de résistance, et l'on fait verser de l'eau tiède sur les parties qu'on tend à séparer. Quant aux fragmens qui exigent une certaine force pour être isolés, on sou-iienl de la main gauche la face interne de la matrice, et de la droite on tire et on sépare tout ce <]ui lient aux cotylédons. On continue ainsi jusqu'à ce que tous les restes du délivre, ou le délivre en entier, soient complètement détachés; s'il existe des escarres gangre- | neuses, on les enlève, puis on procède à la réduction proprement dite ainsi qu'il suit:

L'opérateur cherche dans la masse formée par la matrice la plus grande corne, celle qui renfermait le foetus, la saisit par le fond et la pousse avec le poignet, la main étant fermée, de manière à la faire rentrer sur elle-même; on maintient cette corne, en partie rentrée, avec l'autre main, et, déplaçant le poignet, on l'applique sur les parties qui sont restées en arrière: on pousse de cette manière jusqu'à ce que l'on soit arrivé à la vulve ; on engage les parties dans les lèvres de cette ouverture, et l'on fait en sorte de les faire arriver dans le bassin, où l'on agit graduellement dans la direction delà cavité pelvienne, en évitant de pousser au moment où la bête fait des efforts expulsifs; pendant qu'elle les exécute, on se contente de maintenir purement et simplement les pallies, pour éviter leur retraite et sans chercher à vaincre l'obstacle instantané, car les tissus, placés entra deux forces opposées, pourraient se déchirer. Dès que les efforts expulsifs cessent, on pousse de nouveau à l'effet d'avancer la réduction et de la terminer. Quand une portion est rentrée, ou met une main sur la vulve et de l'autre on cherche les autres portions pour se comporter de même à leur égard. On a soin d'étendre la matrice pour prévenir une seconde invagination. L'opération étant terminée, si le déplacement est récent, si la bête ne fait que peu d'efforts expulsifs, il peut suffire de la tenir à l'écurie ou à l'étable, de telle sorte que le derrière soit plus élevé que le devant, en évitant de l'inquiéter et de la solliciter au moindre mouvement, néanmoins presque toujours, surtout dans la vache, la matrice tend à se déplacer

DU VAGIW ET Dli LA M \TRICE. SS7

de nouveau au moindre effort; c'est pourquoi il est très-souvent indispensable de contenir momentanément les parties dans la position où on les a rétablies au moyen de l'un des bandages ou pessaires usités en pareille circonstance. Il est quelquefois avantageux, quand la femelle est jeune et vigoureuse, et aue les efforts qu'elle fait résultent de l'état d'irritation manifeste de la muqueuse de la matrice, de pratiquer une ou deux saignées pour calmer cet état. On fait en même temps, mais avec la plus grande précaution, des injections tièdes de décoction de racine de guimauve ou de graine de lin; les lavemens de même nature, en facilitant les défécations, préviennent aussi des efforts qui pouri'aieut amener un nouveau renversement.

Les moyens contentifs conseillés pour faire obstacle à une rechute immédiate après la réduction, sont de deux ordres. Les uns sont de simples bandages appliqués à l'extérieur des cavités génitales; les autres sont des instrumens qui pénètrent dans les cavités, et les soutiennent par leur fond. Ces derniers sont connus sous le nom de ju'ssalres.

Je parlerai d'abord des bandages, que je regarde, avec le plus grand nombre des vétérinaires, comme de beaucoup préférables aux pessaires par des motifs faciles à comprendre. Les pessaires en effet par le contact prolongé sur la face interne du vagin ou de la matrice, par la pression, parles frottemens même qu'ils y exercent, irritent encore cette surface déjà trop irritée ; et, occasionnant par leur présence un sentiment de gêne à l'animal, le sollicitent à de nouveaux efforts alors qu'on doit tout faire au contraire pour les éviter. Un autre inconvénient des pessaires, surtout de ceux qui ont un certain volume, est de rendre difficiles l'expulsion et la sortie de l'urine. Plusieurs formes de bandages ont été conseillées; les deux suivantes sont celles qui me paraissent les plus simples à la fois et les plus faciles à nicttre en usage.

L'un de ces bandages employés dans beaucoup de parties de la France (^j». 197), se compose d'un collier de cuir muni d'une boucle ou d'une longe de corde, et d'une corde de la grosseur du petit doigt, d'une longueur telle, qu'elle puisse parcourir tous les contours qu'on lui fait suivre sur l'animal : cette longueur peut être d'environ trente pieds. J'observerai que dans les campagnes on trouve pour remplir ce but des guides de chevaux de charrue très-propres à cet objet. On place d'abord le collier à l'origine de l'encolure; ensuite on plie la corde en deux parties égales, puis on la place à cheval sur la partie postérieure du garrot, de manière à laisser chaque portion tomlDcr sur les parties latérales et antérieures des côtes pour passer sous les ars antérieurs. En arrivant à la partie antérieure du poitrail, chaque portion de cette corde se conduit, celle de droite à gauche, et vice-versn pour l'autre portion, de manière qu'il y ait croisement; de ce point, chaque portion, se conduisant toujours séparément, suit la partie antérieure des épaules, en passant sur le collier de dessous en dessus; puis ensuite l'une et l'autre |)ortion de la corde se réunissent à la partie supérieure de l'origine de l'encolure par un nœud simple, c'est-à-dire formé par

Fig. 194.

Mv. m.

un des colt's sur Faiilre, susceptible d'être serré nu relâché à volonté. A huit ou dix pouces de ce nœud, on en établit un autre plus solide, plusieurs autres, suivant la taille de la vache, et tous à peu près à la même distance, jusqu'à la partie supérieure du tronçon de la queue, où on pratique un nouid simple, comme celui de la partie supérieure de l'encolure, puis un second pareil au-dessous du tronçon de la queue; de là chaque portion de la corde se partage de cliaque côté de la vulve et se réunit à sa commissure inférieure par un nœud simple. Pour terminer cet appareil, la corde se divisant encore en deux portions égales, chacune d'elles passe sur les ars postél'ieurs, et delà sur les flancs, pour être ftxée à un des nœuds qui se trouvent aux environs «les lombes, par une boucle très-facile à défaire au besoin.

Il me reste à faire connaître un bandage conlentif, généralement usité chez les nourrisseurs de Paris, et qui est ainsi décrit par M. Girard, qui a eu occasion de l'examiner, lorsqu'il était appliqué sur des vaches :

« Presque entièrement formé de sangles, » cet appareil représente un harnais que l'on >' place sur le corps de l'acimal, et qui se fixe y antérieurement au moyen de son surfaix. Il » se compose: l°du surfaix dont il vient d'être « fait mention; "l" d'une grande plaque de » cuir, sorte de grille à peu près carrée, qui » s'applique contre la vulve, et s'oppose à la » chute de Va matrice; 3" enfin, de quatre san- >' gles longitudinales qui attachent le surfaix » à la pkque. La deuxième partie, assurément » la principale, portant de dix à douze pouces » tant en hauteur qu'en largeur, résulte de » l'assemblage de cinq traverses de cuir noir, I) fixées et cousues par leurs extrémités à des » laorceaux de sangles; ces traverses, chacune

d'environ dix-huit lignes de large, laissent entre elles un intervalle de cinq à six lignes, qui suffit pour récoulemenl de l'urine: plus grand, cet intervalle aurait l'inconvénient de laisser passer une portion de la tumeur herniaire. La plaque de cuir peut aussi être d'une seule pièce, dans laquelle l'on pratique quatre ouvertures transversales de cinq à six lignes de largeur. Chacune des quatres sangles longitudinales se trouve attachée par des points de suture à l'un des angles de la plaque vulvale. Le surfaix comprend sa sangle, plus deux gros et larges coussinets recouverts de cuir et disposés en sellette; la sangle cousue pardessus ces coussinets porte à l'une de ses extrémités une boucle à ardillons qui sert à fixer ce surfaix et à le se>;Ter à volonté. Quatre autres boucles à ardillons sont cousues après le surfaix, et destinées à recevoir les quatre sangles longitudinales; deux de ces boucles tiennent à l'enveloppe des coussinets ; les deux autres sont fixées à la sangle du surfaix, une de chaque côté, et à une égale distance de l'attache des premières (distance de quatre à cinq pouces) Il est à remarquer que les sangles qui longent la colonne dorso- lombaire se continuent de l'une à l'autre par une traverse aussi de sangle ou de cuir, et qui, portant sur l'origine de la queue, donne à ces sangles la facilité d'élever la plaque vulvale, et de la maintenir au point nécessaire. L'appareil dont la description précède nous a paru simple, peu coûteux (son prix est de 8 à 10 fr.), d'une facile application, et remplissant parfaitement le but. Il a le précieux avantage de pouvoir s'allonger et se raccourcfr, conséquemment de s'appliquer indistinctement à toutes les I vaches ; il exerce sur toute la longueur de

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