TOME II
10 CULTURES INDUSTRIELLES : DES PLANTES OLEAGINEUSES. liv. ii
à M. BounLET qu'elle pourrait la remplacer Black mustard; ail. Schwarzer senf; it. Se avec avantage. Mais des essais comparatifs de nape nero ) {fig. 6), se dislingue de la blan l'une et de l'autre, dont l'un de nous a rendu pig. g.
compte a la Société d'encouragement, ont l'ait recotinaitre qu'à terrain égal elle produisait bi-aucoup moins de graine que l'espèce ordinaire ; il est donc douteux que sa culture puisse présenter quelques avantages. Vilmorin et O. Leclerc-Thouin.
Section v.
— De la Moutarde blanche et noire.
Ces deux plantes., du genre Slnapis, appartiennent à la famille cfes Crucifères comme toutes les précédentes. Elles sout annuelles. — La pivmière {Sinajns alba ; angl. iFkite mustard; ail. Weisser senf; it. Senape bianco) [fig. 5 ), a les tiges velues, rameuses, hautes
Fig. 5.
de 1 à 2 pieds;— les feuilles péliolées, ailées, à lobe terminal dentelé; — les fleurs d'un jaune très-pâle; — les siliques velues; — les graines plus grosses que celles de la moutarde noire et d'un blanc jaunâtre.
Cette espèce est un peu moms difficile sur le choix du terrain que la moutarde noire. — Cependant, pour donner un produit abondant, elle exige une terre riche et ameublie par une bonne culture préparatoire.
On sème la mouturde blanche ordinairement un peu plus tard que le sénevé ou moutarde noire , c'est-à-dire vers le commencement d'avril, sur 2 ou 3 labours à la charrue et à l'extirpateur, et après une bonne fnmure, tantôt à la volée, tantôt en rayons. — Dans le premier cas on met 6 à 7 kilog. de graines par hectare; — dans le second, seulement 4 ou 5.
Après un semis à la volée., on se contente d'éclaircir et de biner une fois. — Après le semis en rayons., on donne ordinairement 2 binages à la houe-à-cheval, ainsi que nous l'avons dit pour le colza.
La Moutarde noire {Sinapis nigra; aogl.
che par ses liges striées et hautes de 2 à 3 pieds; — par la couleur jaune prononcéo de ses fleurs; — par ses siliques glabres et la teinte noire de ses graines.
Celte espèce, connue dans divers lieux sous le nom de sénevé., se sème dès le mois de mars. — Elle exige du reste les mêmes soins de culture que la précédente.
La récolte des graines de moutarde offre cette difficulté particulière que leur maturité s'opère progressivement, de sorte qu'on ne peut attendre qu'elle soit complète pour toutes les siliques, sous peine de perdre une grande partie du produit , et , qui pis est peut-être, de salir la terre, pour plusieurs années, de semences qui s'y conservent, en étal de germination, au grand détriment des cultures suivantes. — Cet inconvénient grave est surtout sensible après les semis de moutarde noire. Aussi la coupe-t on dès que les liges sont devenues jaunes; on les amoncelé ensuite, soit dans un champ en les couvrant de paille, soit dans une grange où elles puissent se perfectionner, et on ne les bat qu'un mois environ après la récolte.
Comme le fléau écrase une partie des graines., souvent, pour le hallage, on préfère des ba^^uettes longues et flexibles dont le choc provoque suffisamment l'ouverture des siliques.
La moutarde noire, cultivée comme plante oléagineuse , est moins productive que la navette d'hiver. — On estime qu'elle donne, terme moyen, del4à IShectolitres à l'hectare. — La moutarde blanche, semée sans mélange est, dit-on, encore moins féconde. — Il n'y a doncpas généralement grand avantage à multiplier l'une ou l'autre pour en i-etirer de l'huile; mais elles ont dans le connnerce ur prix assez élevé, la première surtout, pai suite de leur emploi à la fabrication de U
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moutarde. C'est principalement sous ce dernier point de vue qu'on peut essayer proHtablemenl leurcullure.
Indépendamment des 2 espèces que nous venons d'indiquer, il en existe une 3^ la Moutarde sauvage ou Sanve {Sinapis arvensis; angl. Charlock; ail. ff ilder senf; it. Scnape selvaggio\i\\\'\SQ multiplie nalurellenjent dans les champs, an point de causer pai-lois le plus grand dommage aux récoltes. —Ses graines sont cotées sur les mercuriales de divers marchés, bien qu'elles ne soient estimées ni par les huiliers ni par les vinaigriers. Elles se consomment en assez grande quantité à Paris pour la nourriture des oiseaux, et servent
op souvent à frauder les graines de mou-
rde noire.
Section vi. — De la Julienne.
La Julienne fait partie du genre Hesperis et de la famille des Crucifères. L'espèce qu'on cultive pour l'ornement des jardins (//e.v/?e/-«iiintronalis; angl. Rochet; ail. Frauennacht viole; ital. Giuliana ) (%. 7 ), est la même que
rig. 7.