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un soulagement momentané; mais bientôt il survient des coliques atroces auxquelles la mort seule met un terme. La cystite peut encore se terminer par gangrène : celte funeste terminaison est annoncée par la cessation des douleurs, la couleur noirâtre et l'odeur fétide des urines, l'effacement du pouls et bientôt la mort.
Traitement. Au commencement de la maladie on fera des saignées légères et répétées; on donnera des lavemens adoucissans (n® 7); on administrera des breuvages composés avec la décoction miellée de graine de lin ou la gomme arabique; on dirigera sous le ventre des vapeurs d'eau bouillante, et on appliquera sur les lombes un sachet émollient, comme dans le cas d'inflammation des reins. On se gardera bien surtout de l'usage du sel de niîre, et de toutes les substances dites diurétiques, dont l'effet est de produire une plus grande formation d'urine. Il importe de s'assurer de bonne heure de l'état de la vessie : pour cela on enfonce un bras huilé dans le rectum, que l'on commence par vider avec la main des excrémens qu'il peut contenir; puis on cherche la vessie qui se trouve immédiatement au-dessous du rectum ; si la vessie est à peu près vide, on la sent difficilement ; si au contraire elle est seulement à demi pleine, on trouve sous la main un corps arrondi dans l'intérieur duquel on reconnaît facilement In présence d'un liquide : alors on cherche à la vider en exerçant sur elle, avec toute la surface de la main, une douce pression dirigée du fond vers le col; puis on tâche de reconnaître si elle contient des calculs {pierres). Sur la fin de la njaladie, on peut rendre le traitement légèrement tonique, en administrant quelques breuvages d'infusions amères (gentiane, absinthe, sauge, petite centaui'ée), et en faisant un choix de bons alimens que l'on donne en petite quantité à la fois.
Chez les bétes à laine, le catari he vésical se développe fréquemment dans les troupeaux que l'on mène paître dans les champs de genêt d'Espagne; cette maladie, commune danr les Cévennes , y a reçu le nom particulier de a,enestadc; on la guérit en adm.îufstrant aux bêtes malades des boissons adoucissantes, telles que l'eau blanchie par le son ou la farine, les décoctions de mauve, guimauve graine de lin, etc.
§ VI.— Pissement de sang {hématurie).
Le pissement de sang est un des symptômes des deux maladies qui précèdent; cependant les bêles à cornes sont quelquefois attaquées d'un pissement de sang dont la nature n'est pas bien connue ; j'en dirai quelques mots en traitant des maladies particulières à ces animaux.
§ VII. — Diabètes {flux immodéré d'urine).
Cette maladie affecte plus souvent les chevaux que les autres animaux; celui qui en est atteint aune soif pour ainsi dire inextinguible, et rend cinq à six fois autant d'urine <iue dans l'état ordinaire; cette urine est pâle, peu chargée de principes salins ou animaux et modifiée dans sa nature. La température
CHAP.5. PATHOLOGIE SPECIALE
de la peau est abaissée, les excremens sont secs, le poil est piqué, les muqueuses apparentes sont rouges et pointillées, la verge des mâles est presque toujours pendante ; il y a en même temps de l'abattement et un peu de fièvre. La durée de la maladie est de trois semaines environ. Les causes en sont inconnues. Le traitement doit être entièrement tonique : une nourriture substantielle et contenantbeaucoup de principes nutritifs sous un petit volume fteveroles. pois, sainfoin, avoine pesante), des boissons ferrées, quelques toni-
3ues à l'intérieur (n°' 26,29) contribuent à faire isparaître plus promptement la maladie.
% VUl, — Inflammation des testicules (fAV/jw/7e).
Cette maladie, qui peut attaquer tous les animaux, mais qui se montre plus fréquemment sur les gros chevaux de trait, est ordinairement occasionnée par des coups, des contusions, des compressions, des froltemens, des efforts violens, des travaux difficiles et pénibles, etc. Elle se reconnaît à l'engorgement qui se manifeste aux testicules, à la chaleur et à la sensibilité de ces parties, à la tension des bourses, à la difficulté de la marche, à l'écartement des membres de derrière et à la roideur des reins. Quand l'inflammation est très-intense, le pouls devient dur et fréquent, l'animal perd l'appétit, s"agite et parait éprouver des douleurs abdominales très-vives. La maladie peut se borner à un testicule ou s'étendre aux deux, et se propager le long des cordons jusque dans l'abdomen. Enfin, après quelques jours de durée, la maladie se termine, soit par la guérison pure et simple, soit par le développement d'un abcès dans le testicule, soit enfin par l'induration de cet organe.
Traitement. — Les saignées au cou ou bien au plat de la cuisse, l'application des sangsues aux testicules, si l'on a affaire à un petit animal ; les lotions émollientes sur ces parties; l'application de cataplasmes adoucissans soutenus à l'aide d'un bandage approprié; un repos absolu, un régime sévère, des boissons d'eau blanche légèrement nitrées, des lavemens émoUiens administrés à des époques rapprochées : tels sont les moyens à mettre en usage dans le principe; s'il se développe un abcès, on l'ouvre; si le testicule s'indure, on a recours aux frictions résolutives (n° 25), aux applications savonneuses.