C. Maladies des organes de la respiration
§ r*" — Cornage {sifflage, halley).
On appelle ainsi un bruit que certains chevaux font entendre en respirant, et qui est occasionné par la difficulté que l'air éprouve à franchir une partie accidentellement rétrécie des voies respiratoires. Si le bruit est retentissant, et semblable pour l'éclat à celui que l'on produit en soufflant dans une coi'ue, le cheval estdit <"or/?cwr,- si ce bruit est moins fort, mais plus aigu, et analogue à un sifflement, le cheval est nommé sijjleur : ces dénominations désignent un seul et même défaut, mais d'une intensité différente. — Le cornage n'est pas une maladie particulière, mais seulement l'indice d'un dérangement quelconque dans les parties qui servent à la respiration : dérangement qu'il n'est pas toujours facile d'apprécier. Le bruit qui le constitue ne se fait entendre que pendant l'exercice, et encore pendant l'exercice rapide et fatigant, surtout quand les animaux gravissent des coteaux en tirant ou portant de lourdes charges, et après avoir pris leur repas. Ce bruit s'accompagne de la dilatation des naseaux, de l'agitation des flancs et des signes d'une prochai-ne suffocation. Tous ces signes disparaissent après quelques instans de repos,
AGRJCDI.TIIRE.
§ II. — Pousse.
Maladie chronique des organes de la respiration, caractérisée : 1" par un soubresaut plus ou moins marqué qui, chez certains chevaux, coupe l'expiration en deux temps plus ou moins distmcts, 2" et par une toux sèche, quinteuse, sonore sans expectoration et sans ébrouemens. Ce soubresaut^ que Ton nomme encore coup de Jouet et contre-temps, se fait remarquer aux flancs dans les mouvemens d'expiration, c'est-à-dire lorsque l'air sort de la poitrine par le resserrement de cette cavité. La pousse n'est pas une maladie spéciale, mais bien un des symptômes de plusieurs affections très-différentes les unes des autres et parmi lesquelles \ emphysème du poumon est la plus fréquente.
Une nourriture trop abondante, échauffante et coutinuellement sèche, l'abus du foin, les travaux forcés, les efforts de respiration, etc., peuvent, dit-on, donner lieu à la pousse. — Celte affection est tout à fait incurable.
§ III. — Gourme.
Maladie des jeunes chevaux, que la plupart des anciens vétérinaires regardent comme une crise dépuratoire. destinée à purifier la masse des humeurs de ces animaux, et que plusieurs auteurs modernes considèrent seulement comme une affection calarrhale qui, dans son état de simplicité, ne diffère pas du