‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 273 sur 325 · DES BETES BOVL\ES · texte numérisé non relu

DES BETES BOVL\ES

avec le trèfle ou la luzerne sous le rapport de la qualité. Le bétail le repousse même dans les commencemens, mais il finit bienlôt par le trouver fort bon. Néanmoins plusieurs habiles agriculteurs ont cru rem.uquer que le sarrasin, donné en grande quantité, agaçait les dents des animaux à tel point qu'il leur rendait la mastication lrès-di(ficile; on assure, du reste, pouvoir obvier à cet inconvénient en saupoudrant légèrement le sarrasin de bonne cendre de bois.

Pour ce qui est du sainfoin, celle plante ne donnant qu'une seule coupe, est rarement consommée en vt;rt. Toutefois, comme elle réussit dans des terres calcaires ou siliceuses trop maigres pour le trèfle et la luzerne, elle peut aider utilement à la stabulation dc.ns les localités pauvres.

Depuis que l'on cultive en grand la betterave, on a cherché à utiliser les /e«///es extérieures en automne à l'époque où elles ont acquis tout leur développement, et où la pénurie de fourrage frais se fait le plus sentir ; à part la difficulté de la récolle, ce fourrage esl de qualité si médiocre, son enlèvement nuit tant à la racine que depuis longtemps on y a renoncé chez tous Its bons agriculteurs ; le petit cultivateur seul pourra l'utiliser avec Quelque avantage, en ayant soin toutefois ae n'enlever que les feuilles extérieures qui commencent à se faner, el qui par conséquent ne contribuent plus en rien au développement de la plante.

Il en esl de même des feuilles de chouxraves, rutabagas et de navels, quoique ces feuilles, de même que toutes celles des cruci- Jères , soient une nourriture bien préférable aux feuilles de betteraves.

Lors de l'arrachage de ces diverses racines, ainsi que des betteraves et même des carottes, on peut employer leurs feuilles avec avantage dans la grande comme dans la petite culture, surtout lorsque les circonstances permettent d'oj)érer cet arrachage à diverses époques.

Je ne mentionnerai pas ici une foule d'autres plantes qui, dans la petite culture, servent à nourrir le gros bélail pendant l'été; la plupart croissent spontanément dans les bois, le long des haies et des chemins, dans les vignes, etc. , où elles sont recueillies par les femmes et les enfans de la maison.

Quelques agriculteurs ont encore essayé d'utiliser la courge ou potiron a la nourriture du gros bélail. La manière dont croît celte plante, les soins qu'elle exige, et enfin son produit ne permettent pas de croire qu'elle puisse jamais offrir généralement de grands avantages sous ce rapport.

§ III. — Soins nécessaires dans la stabulation.

La réussite de \a stabulation dépend encore plus que celle de la nourriture au pâturage, des soins qu'on y apporte, et si plusieurs agriculteurs ont éprouvé, dans le début de leurs essais, des inconvéniens qui les ont presque fait renoncer à celle méthode, il faut l'attribuer uniquement à l'absence des soins et des précautions néces.saires.

Pour ce qui est du fourrage vert, on doit le couper tous les jours, autant que possible

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