DU PASTEL
Fig.44.
lange nvec l'indigo et pour servir de pied aux autres couleurs. Depuis quelque temps les artistes alleuianils, surtout dans les environs de Daotzik, ont donné une juste célébrité à la peinture au pastel; ce genre prend faveur eu Trancc; et soit en pâte, soit en crayon, le pastel a désormais des droits dont il sera dillicile de le deshériter. INous parlerons plus tard de son emploi couime pâturage.
Sol, climat et fumure. — Le pastel , que dans le Midi de la France on nomme aussi Cuède ou Vf'ède , a une racine charnue et pivolanto; elle exige, pour s'étendre librement, un soi projond et bien ameal>li. L'humidité quoique favorisant le dé\eloppement, de ses feuilles, et augmentant ainsi la quantité de la récolte, est néanmoins assez nuisible à lintensilé delà matière colorante. L'humidité doit venir plutôt de l'atmosphère que de la terre.
On n'a pas encore assez bien apprécié, je crois, le rôle que joue la présence de la chaux dans les terres destinées aux plantes tinctoriales : il est certain néanmoins que si, charriée dans les tissus végétaux, elle a peu d'influence sur i'interisité de la matière colorante, elle inllue beaucoup sur la ténacité avec laquelle elle se fixe aux tissus et à la pureté des divers viremens de coloration. C'est une observation que l'on a faite au sujet de la garance et qui est certainement a[iplicable à toutes les plantes analogues. Celle présomption ne serait qu'une hypothèse, si elle ne résultait naturellement de l'examen des faits; on a remarqué partout que les sols calcaires sont éminemment propres à la production du pastel. La lumière du soleil a une action aussi remarquable sur ses feuilles, et on doit éviter de le cultiver dans les endroits ombragés.
Le Pastel n'a pas de patrie privilégiée : on le rencontre croissant spontanément sur les bords de la mer Baltique, de l'Océan, et dans les montagnes du Tvrol. On le cultive en France, en Angleterre et en Allemagne.
Le produit en feuilles est presque toujours proportionné à la quantité de fumier qu'il