‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 81 sur 325 · II · texte numérisé non relu

II

Origine, introduction , so! ei climat de l'olivier.

L'olivier est un arbre très-célèbre dans l'antiquité; c'est le premier qui soit nomme dans la Genèse ; après le déluge, la colombe rapporte un rameau d'olivier à INoé encore ren Terme dans l'arche. Dans la mythologie grecque, c'est Pilinerve, la déesse de la sagesse, qui, pour produire la chose la plus utile aux hommes, frappe la terre de s;i lance et l'ait naître l'olivier. Si l'on consulte les anciens historiens, cet arbre fut apporté

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dans l'empire Ottoman, l'a observé dans

dans l'Atliqne par Cccrops, fondateur d'A- . Ihènes; st'Ion d'autres, il fut introduit en Grèce par Hercule qui le piaula sur le mont Olympe. Chez les Grecs, une couronne d'olivier était le prix que recevaient les généraux qui s'étaient signalés par déclalanles victoires. Noble symbole de la gloire et des triomphes, cet arbre était aussi l'emblènie de la paix chez toutes les nations de l'antiquité. Les Athéniens avaient pour lui un respect religieux, et chez eux, il était défendu à un propriétaire d'en arracher plus de deux par an, sous peine d'une forte amende. Chez les Romains, l'olivier n'était |)as moins révéré; il n'était pas permis de s'en servir à des usages profanes-, on ne pouvait le brider que sur les autels des dieux.

On ne doit point s'étonner devoir l'olivier consacré dans l'anliquité comme un des arbres les plus précieux, et même connue étant le premier de tous {Olca prima omnium arhorum est, a dit Coli'MELLe). En effet, il fait l'une des principales richesses des pays dans lesquels on le cultive. Un auteur italien, qui a écrit sur l'économie politique, a dit que les oliviers étaient des mines sur la surtace de la terre. Ils .sont la source d'un commerce étendu pour les peuples de l'Orient et du IMidi avec ceux du Nord. A une époque reculée, oii leur culture n'avait pas encore pénétré en Espagne, les Phéniciens faisaient d'immenses bénéhces en portant de l'huile aux habitans de cette contrée; Aristote nous apprend qu'en échange de l'huile qu'ils livraient aux Es|)agnols, ils recevaient des barres d'argent. Aujourd'hui encore, ce commerce est un des princi()aux moyens d'échange pour les habitans d'un grand nombre de cantons du Languedoc, de la Provence, du pays de Gênes, de plusieurs parties de l'Italie, de la Sicile, des côtes d'Espagne et de Portugal.

Les mêmes parties de l'Asie qui furent le berceau des hommes, paraissent être également celles d'où l'olivier tire son origine. Les Phocéens, qui fondèrent Slarseille environ 600 ans avant l'ère vulgaire, enrichirent, dilon, la Gaule de ce précieux végétal, et c'est de ce dernier pays qu'il se répandit probablement dans l'Italie, qui, du temps de Tarquin le Superbe, c'est à-dire près d'un siècle plus tard, ne le possédait pas encore. L'olivier ayant Imuvé un climat favorable dans les environs de Marseille, s'y est naturalisé au point de s'y multiplier spontanément, et, de proche en proche, il s'est répandu dans plusieurs des provinces voisines oii il a rencontré une température convenable. La situation maritime de la plupart des pays de l'Europe où l'olivier est cultivé, a fait croire aux anciens et à plusieurs modernes que cet arbre ne pouvait pas vivre à plus de 12 ou 15 lieues de la mer ; mais celte opinion n'est nullement fondée. En Espagne, on cultive l'olivier dans plusieurs provinces du centre de ce royaume, et cet arbre y est aussi beau que dans les parties du littoral. DESFO^TAI^•ES a vu l'olivier croître naturellement dans les montagnes de l'Atlas, à la dislance de 30 et 40 lieues de la mer. Enfin Olivier, dans son Voyage

l'ancienne Mésopotamie à 100 lieues de la Méditerranée.

Un climat tempéré, plus chaud que froid, esl cependant nécessaire à l'olivier; il n'a jamais pu être cultivé avec succès en Europe, au-delà du -ib' degré de lalilude, parce que plus loin vers le nord, l'élé est Irop court et la chaleur trop faible pour lui faire rapporter du fruit et surtout pour l'amener à maturité.

L'olivier craint toutes les températures ex' trêmes ; il devient bien un grand arbre dans la zone torride, mais il n'y fructifie pas. BI. de Ik'MBOLDT a fait celle observation dans plusieurs parties de l'Amérique méridionale, et M. PoiTEAij en a également fait la remarque à Saint-Domingue et à Cayenne.

Originaire des parties les plus tempérées de l'Asie, si l'olivier n'a jamais pu s'accoutumer aux climats froids du Nord et aux ardeurs brûlantes de la zone torride, peu d'arbres sont d'ailleurs moins difficiles que lui sur la nature du terrain; car il peut croître dans les sols les plus ingrats. Il réussit également dans les terres calcaires, comme dans celles qui sont sablonneuses; il ne craint que celles qui sont marécageuses. C'est donc moins la nature du sol qu'il faut choisir qu'une exposition convenable. Dans les pays chauds, ou l'ardeur des rayons du soleil est extrême, l'olivier doit être planté de préférence sur le penchant des montagnes ou des collines inclinées au nord; mais en France, où les parties dans lesquelles cet arbre est cultivé ne sont pas à l'abri des froids qui quelquefois même ne se font sentir que trop vivement pour lui, il faut au contraire le placer dans les expositions les plus chaudes, au midi surtout, toutes les fois que cela est possible.

§ ni. — Multiplication de l'olivier.

Il existe peu d'arbres qui aient autant de moyens de multiplication que l'olivier; ses branches et ses rameaux, divisés en brins d'une certaine longueur et mis en terre, donnent des boutures qui reprennent facilement; ses racines, partagées par morceaux, et plantées dans un terrain convenablement préparé, poussent bientôt de nouveaux plants ; son écorce même, coupée en fragmens et répandue en manière de semis, produit aussi de jeunes tiges ; les vieux arbres donnent à la base de leur tronc de nombreux rejets qui, étant arrachés et planlés à p;u't, peuvent encore servir de moyen de propagation; bien entendu qu'on peut faire Ires-facilement des marcottes en couchant des branches ou des rejets ; enfin, le semis des noyaux, quoiqu'il soit peu en usage, est cependant le seul que la nature en)ploie, et il donne de nombreux produits; car M. Robert, directeur du Jardin de la Marine à Toulon, nous écrivait, il y a quelques années : « La dissémination des oliviers se fait ici naturellement par les grives et les merles qui remplissent leur jabot d'olives, et s'en vont ensuite au loin, à l'abri de quel-

cnAP. 12'. DE L'OLIVIER ET

que rocher ou d'un buisson, pour digérer la pulpe el rejeter le noyau qu'ils ne reudeul point par l'anus, comme le croient quelques pei'souues. Les coteaux où croissent les oliviers sauvages disséminés par ce moyen, et cil les pépiniéristes vont les arracher pour çn faire des plantations, sont, pour ainsi dire, inépuisables; car, en les arrachant, ils laissent toujours en terre des racines plus ou moins grosses qui bientôt donnent de nouveaux rejets. »

L'olivier croit lentement; cependant Hé- &IOIIE a beaucoup outré la chose en disant que jamais homme n'avait vu le fruit d'un olivier qu'il eût planté. C'est ordinairenient au bout de dix à douze ans que les arbres venus de noyau commencent à rapporter des fruits, mais alors ils ne donnent encore que de faibles produits ; il faut attendre jusqu'à vingt-cinq ou trente ans pour avoir des récoltes satisfaisantes. La lenteur que lolivier venu de semis met à devenir productif, fait qu'on lélève fort rarement de cette manière ; on préfère, pour s'en procurer du plant, faire arracher des sauvageons venus naturellement dans les bois, et plus souvent encore prendre des rejetons extraits du pied des vieux arbres, ou en faire des boutures.

On plante en pépinière, dans une terre bien labourée et profondément défoncée, les sauvageons tirés des bois ou lieux incultes el les drageons extraits du pied des vieux arbres, en les mettant à 2 pieds d'intervalle l'un de l'autre, et lorsqu'ils ont bien repris, on les greffe. L'olivier peut recevoir toutes les espèces de greffe; nmis celle qui est la plus avantageuse et celle qu'on pratique le plus souvent, c'est la greffe en éciisson, faite rez-terre, tout près du collet de la racine, parce que, dans le cas où la tige viendrait à périr par un accident quelconque, et surtout par la gelée, on a bien plus d'espérance de voir l'epousser de nouveaux rejetons qui n'ont pas besoin d'être greffés. Le moment le plus favorable pour pratiquer la greffe en écussoo , est le mois de mai, parce que c'est l'époque où les arbres sont en sève. La greffe en fente et celle en couronne ne conviennent que pour les vieux arbres dont on veut changer la qualité du fruit; ces deux dernières espèces ne se pratiquent qu'à la fin de l'hiver.

On élève sur une seule tige les oliviers greffés près du collet de la racine, en leur supprimant toutes les branches latérales jusqu'à la hauteur de 6 à 7 pieds, et ce n'est que lorsqu'ils ont atteint cette élévation qu'on leur laisse pousser les branches qui doivent former leur tète. Des arbres élevés de cette manière ont un beau port, et 3, 4 à 5 ans après être restés en pépinière, ils sont bons à mettre en place.

La méthode des boutures pour former une olivette est très - employée, parce qu'elle donne le moyen de se procurer avec certitude toutes les différentes variétés qu'on peut désirer, sans avoir ensuite besoin de greffer les jeunes plants qu'on a obtenus, ce (jui est un avantage. Cato\ et Pline, en parlant de la manière de faire des boutures d'olivier, recommandent de leur donnerS pieds de longueur ; mais nous ne croyons pas qu'il

soit nécessaire de prescrire d'autre règle à ce sujet, si ce n'est que la longueur de la bouture doit être proportionnée à sa grosseur. Caton prescrit de l'enfoncer en terre en la frappant avec un maillet, et celle méthode est encore employée par quelques cultivateurs; mais, quelque bien labouré que soit le terrain, cette pratique a l'inconvénient de blesser très-souvent l'écorce, ce qui nuit à la reprise; il est bien préférable de faire des trous de trois pieds en carré sur deux de profondeur, el d"y placer la bouture perpendiculairement, en l'enfonçant de manière que, lorsqu'elle sera recouverte de terre, il ne s'en trouve que le quart ou tout au plus le tiers en dehors ; il faut d'ailleurs avoir l'attention que la terre qu'on remet dans le fond du trou, surtout celle qui recouvre immédiatement la base de la bouture, soit aussi meuble que possible. Si la terre est sèche au moment où l'on fait les boutures, on arrosera tout de suite, el si le printemps est sec, on continuera à arroser tous les 8 ou 10 jours, jusqu'à ce que la reprise soit assurée. Quand les boutures se font dans \\n terrain qui n'est pas airosable, il faut avoir soin de les enfoncer très-profondément de manière à ne laisser qu'un seul œil hors de terre; c'est le moyen d'empêcher que la portion qui sera exposée au contact de l'air ne soit pas desséchée avant que la partie inférieure ait poussé des racines. L'époque la plus fa. vorable pour faire les boutures est le mois de mars.

Quoi qu'on soit peu dans l'usage de multiplier les oliviers par les semis, nous ci'oyons cependant devoir indiquer ici les moyens de les pratiquer avec succès, d'après les documens qui nous ont été communiqués par M. DE Gasquet, ancien officier de cavalei-ie, retiré dans ses terres, à Lorgnes (Var), où il s'est beaucoup occupé de la culture de l'olivier. » Voici la méthode qui m'a le mieux réussi pour faire des semis d'olivier: Il faut prendre, au mois de mars, des olives bien mûres, produites par les plus belles et les meilleures variétés ; on les dépouille de leur pulpe, et ou fait tremper les noyaux, pendant 24 heures, dans une forte lessive qui les nettoie parfaitement. Cela étant fait, on sème, dans un endroit abrité, ces noyaux assez près l'un de l'autre dans de petites rigoles, éloignées d'environ un demi-pied, profondes de 2 à 3 pouces ou à peu près. Le ten-ain doit avoir été défoncé d'avance à 3 pieds de profondeur, et amendé par de bons engrais. Dans le courant du printemps et de l'été, il faudra avoir soin d'arroser de temps en temps, et d'arracher avec précaution toutes les mauvaises herbes sans leur donner le temps de croître. Les petits oliviers commenceront à pousser vers le mois d'octobre ; il sera alors à propos de ficher, dans l'intervalle des rangées, de petits rameaux d'arbres verts, comme pin, lentisque ou chêne j'euse, afin d'abriter les jeunes oliviers qui ne cessent de pousser pendant le reste de l'automne, et même presque tout l'hiver, lorsqu'il ne fait pas froid. S'il survient des gelées, on garantit le jeune plant en le couvrant avec des feuilles sèches, de la paille ou de la litière. Comme dans ce

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semis les jeunes oliviers, lorsqu'ils ont bien réussi, ont cru très-près les uns des autres, on arrache les plus faibles dans le courant du second printemps, ou, si l'on ne veut pas les perdre, on les lire de terre pendant le mois de mars, pour les replanter ailleurs. Si le semis a été bien soij^né, les plus beaux sujets, au mois de mars du troisième printemps, auront 5 pieds et plus de hauteur sur 18 à 20 pouces de tour à leur base, et un pivot de l'S à 30 pouces. Ce moment est celui de la transplantation en pépinière, à 3 i)ieds l'un de l'autre en tous sens, deux ans a[)rès, ils pourront être grelfés, et 4 à 5 années sulfiront ensuite pour leur faire ac(|uéiir la f;rosseur convenable pour les planter à demeure. »

Les oliviers venus de semence ont toujours un pivot très-long, des i-acineslatérales nombreuses, une tige bien droite, parfaitement lisse, ce qui annonce la vigueur et la force ; tandis que les plants produits par les autres moyens de multiplication n'ont aucun de ces avantages. Une autre considération importante, c'est que pai* le semis, un olivier commence sa vie, tandis {|uc les drageons qu'on a détachés du pied des vieux arbres, de jnême que les boutures, ne sont pour ainsi dire qu'une extension de la vie de l'indi\iciu dont on les a sé()arés. Deux origines aussi différentes l'une de l'autre ne peuvent manquer d'avoir une grande influence sur la vigueur des arbres et sur leur durée.

Outre ces avantages, qui appartiennent aux oliviers venus de semis, on peut encore espérer qu'il en proviendra de nouvelles variétés. A ce sujet, M. de Gasquet avait déjà remarqué dans des plants, produits par des olives de la même sorte, des différences (!aus le feuillage qui paraissaient annoncer que les fruits pourraient aussi en présenter «ians leur forme et dans leur qualité. N'est-il (>as encore permis de croire qu'on pourrait trouver, dans les semis, des variétés qui seraient moins sensibles à la gelée ?

§ IV. — riantation, entretien des oliviers.

La distance à donner aux oliviers plantés à demeure dépend de la fertilité du sol et de 1.» Jiature du climat. Dans les terrains fertiles et dans les pays qui jouissent pendant l'hiver d'une douce température, ce n'est pas trop «le mettre 30 à 40 pieds dinlervalle entre doux arbres. Dans ceux dont la fécondité est beaucoup moindre, et dans les cantons oii ils sont plus souvent frappés des gelées, il suffii-a que les oliviers soient espacés à 20 pieds ou environ. Quelle que soit la distance observée enlre ceux-ci, les bénéfices à espérer d'une nouvelle plantation d'oliviers sont toujours un peu tardifs; mais si le propriétaiie ne voit pas fiuclifier tout de suite les arbres qu'il a plantés, leur présence sur le terrain ne diminue que de bien peu de chose la fertilité du sol, et les produits qu'il pouri'a en retirer par la culture ordinaire des céréales et autres plantes alimentaires ou propres à divers usages dans l'économie domesli<|ue, lui donneront le temps d'attendre les fruits de ses arbres. Il devra seulement avoir la précaution de ne nas faire

semer trop près du tronc des arbres, mais de laisser toujours vide un espace de quelques pieds autour de chacun d'eux.

Une fois que l'olivier planté à demeure a acquis une certaine force, c'est un des arbres (|ui demandent le moins de soins ; Colu- MELLE le dit formellement, et beaucoup dauteurs modernes sont d'accord avec lui. M. Bernard, dans son Mémoire pour servir à l'histoire naturelle de l'olivier, dont nous avons emprunté beaucoup de choses, dit expressément que lorsqu'on a étudié l'olivier dans les climats chauds, et lorsqu'on a tu occasion d'en voir un grand nombre de fort beaux et de très-productifs sur les bords des chemins, enlre les fentes des rochers, dans des terres incultes et même au voisinage d'autres arbres forestiers, on est forcé de reconnaître que si les labours sont piopres à favoriser le développement de cet arbre nouvellement planté, ils cessent d'être essentiels lorsqu'il a pris son essor, et qu'il a acquis dans les campagnes une certaine élévation.

Dans l'île de Corse, dans certames parties du royaume de Naples et de la Sicile, en Afrique et dans plusieurs contrées duLevant, on abandonne les oliviers à la nature, peu après les avoir plantés ; on les laisse croître en liberté sans jamais les tailler, ni les fumer, et souvent même sans les labourer au pied. Mais si l'abandon où on laisse ces arbres ne leur est pas préjudiciable dans ces contrées favorisées parla douceur du climat, on ne pourrait les traiter de même dans des pays moins chauds oii ils sont trop souvent exposés à l'intempérie d'hivers plus ou moins rigoureux. Ainsi, dans les parties les plus chaudes dos départemens fiançais, formés des anciennes provinces de Provence, du ComtatVeuaissin, du Languedoc et du Roussillon, les seules où les oliviers puissent être cultivés en France, on laboure ces arbres à des époques déterminées, on les fertilise par des engrais et enfin on les taille.

La première de ces opérations, celle des labours se fait deux fois chaque année, au printemps et à l'automne. Comme une grande partie des oliviers qu'on cultive est venue de boutures ou de rejets, et que leurs racines rampent près de la surface de la terre, ou au moins n'y sont f)as beaucoup enfoncées, les labours doivent êlve peu profonds; autrement ou blesse et on détruit beaucoup de ces racines superficielles, ce qui affaiblit et épuise les arbres. Les oliviers venus de noyaux demandent à être labourés plus profondément, parce que leurs racines pivotantes s'enfoncent davantage dans le sol, ce qui leur doune un grand avantage sur les premiers pour supporter les sécheresses qui arrivent en été.

Les engrais de taule sorte sont convenabK-s à l'olivier, et les plus chauds sont ceux qu'on doit préférer. La fiente de pigeon et les crottins de brebis peuvent être employés dans tous les terrains; mais, pour les arbres plantés dans un sol sablonneux et caillouteux, comme est celui de la plupart des collines de nos départemens du midi, nul engrais ne vaut mieux que celui des excrémens de l'homme. Dans les terres calcaires et argi-

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