CHAT. IJ" DU POMMIER
bouche ou Verte-longue, Messire-Jeaii, Martin-sec, Echassei-y, Franc-Réal, Catillac, de Livre ou Gros-Râteau.
Les pommes à couteau présentent un moindre nombre de variétés que les poires, et sont aussi assez généralement connues sous les noms suivans ; nous ne citons que les • meilleures : Calville blanc d'hiver, Postoplie d'hiver. Calville rouge d'automne. Châtaignier, Fenouil let gris, Fenouillel jaune ou Drap d'or, Reinette franche, R. d'Angleterre ou Pomme d'or, R. dorée, R. de Hollande, Pi. de Bretagne, R. de Canada, R. d'Espagne, R. grise, Pigeon net, Randjour franc ou gros, Rambour d'hiver. Api, Court-pendu ou Capendu. En outre de ces variétés de choix, on peut mettre en réserve, lors du cueillage des fruits à cidre, plusieurs sortes de pouimes bonnes surtout à cuire.
Dans les exploitations rurales on ne doit pas considérer le produit des pommiers et des poirit-rs comme uniquement destiné à fabriquer du cidre ou du poiié ; car, dans les années de grande abondance, cet emploi des fruits n est pas toujours le plus profitable, à cause des frais assez considérables qu'exigent la préparation et la conservation de cette boisson. Comme les pommes à mangei- crues ou cuites, surtout lorsqu'on peut les mélanger avec quelques pommes à cidre, peuvent aussi se convertir en un très- bon cidre, nou>^ pensons qu'on doit généralement les fiiire entrer dans les plantations en proportion assez considérable, afin d'avoir la ressource de les expédier sur les marchés <!es villes si on le croit dans son intérêt. Au surplus, pour les unes comme pour les autres, lorsque la quantité en est trop considérable, on |)eiit acheter en juin de jeunes cochons qu'on nourrira fort avant d?ns l'hiver avec ces pommes ou poires; on peut même les donner aux chevaux, aux vaches, aux moutons (à ces derniers toutefois avec modération), en ayant la précaution de les coiicasser grossièrement. M. O. Desnos est d'avis qu'il y a plus de piofit, dans ces cas d'abondance, lorsqu'on peut faire les avances nécessaires, n fabriquer du cidre avec ces fruits pour le faire brûler ensuite et en tirer de l'eau-de-vie qu'on garderait jusqu'au moment opportun |)Our la vente.
En outre de l'utilité de leurs fruits, le pommier et le poirier fournissent un bois trèsbon, soit pour le chauffage, soit pour les ouvrages de menuiserie et d'ébénisterie; celui du poirier notamment, dont la duieté est encore plus grande, est recherché pour les graveuis sur bois, à défaut du buis ou du cormier ; il est en outre précieux pour les tourneurs et les ouvrages de marqueterie, parce qu'il prend si bien la couleur noire (lu'on a souvent de la peine, lors(|it'il en est bien imbibé, à le distinguer de l'ébène.
Dans plusieurs pays où l'on a remarqué l'abondance des fruits des poiriers et des pommiers sauvages, on a le bon esprit de composer les haies avec ces sortes de végétaux, et on se procure ainsi, au moyen d'un arbuste qui remplit bien ses fonctions de défenseur, nnç boisson peu agréable pour qui n'a pas l'habitude d'en faire usage, mais cependant d'un grand secours lorsque les