‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 104 sur 304 · II. Défoncemens à la charrue · texte numérisé non relu

II. Défoncemens à la charrue

Les défoncemens progressifs peuvent s'effectuer, dans beaucoup de cas, jusqu'à une profondeur suffisante, en donnant, d'année en

raît une des plus simples et des mieux conçues. — Elle se compose de deux parties A et B dont la seconde pénètre de 4 ou 6 pouces plus profondément que la première. Celle-ci A, soulève le sol à la profondeur de 5 pouces et le retourne dans le sillon plus ou moins profond ouvert par la partie B, laquelle laboure ordinairement à 10 ou 12 pouces et peut être disposée de manière à atteindre jusqu'à 15; — le long de son versoir s'élève un Elan incliné indiqué sur la figure par une doule ligne ponctuée, qui s'étend de la partie postérieure de la lame du soc C jusqu'à la partie postérieure du versoir D, où elle se termine à environ 6 pouces au-dessus du niveau du sep E. Par suite de cette disposition, la terre, soulevée du fond du sillon, glisse obliquement de bas en haut, et se trouve renversée sur le sommet de la bande formée par l'avant-corps A.

A défaut de semblables machines, il n'est pas rare de voir approfondir la couche labourable en faisant passer, à la suite l'une de Vanlve^ deux charrues à versoir dans le même sillon, et quoique le travail préàcnle ainsi moins de perfection et devienne plus coûteux, ce moyen, facilement praticable, et incomparablement plus économique que tout défoncement à bras d'hommes, est suivi d'exccllens résultats. Je dois ajouter qu'à mesure que l'imijorlance des labours profonds s'est fait miteux sentir, on a construit des charrues à un seul soc qui suffisent aux défoncemens ordinaires; au nombre de ces dernières je pouriais citer particulièrementcelle d'Ecosse^ dont tout le corps est en fer coulé, Varaire grand modèle de Grignon^ la charrue Val»

cHAKa!. DES LABOURS,

court, celle de Fellemherg ^ etc. (Voy. la seclion suivante.)

Poiu' atteindre et diviser le sous-sol sans le ramener à la surface, M. le manjuis de La BoEssiÈRE a inventé récemment un instrument dont il a déjà été parlé (voy. peige 30).— Le cultivateur on binot, dépouillé de ses versoirs et conduit derrière une charrue ordinaire, de manière à approfondir successivement chaque raie, sans exiger une pjrande force de tirage, produit plus simplement à peu près le même effet. Si je reviens ici sur son emploi pour les défoncemens de ce genre ( voyez paf^e 30), c'est moins dans le bnt de compléter le présent article que dans celui de recommander plus particulièrement à l'attention des cultivateurs une amélioration à la fois importante et facile.

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