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Des dêfrichemens à la charrue et à bras d'hommes.
Ce dernier mode, en quelque sorte mixte, puisqu'il participe des deux autres, consiste a ouvra* d'abord un sillon large et profond au moyen d'une forte charrue, et à creuser au fond de ce sillon une jauge à bras d'hommes, en échelonnant dans toute sa longueur un nombre considérable d'ouvriers. On rejette ainsi la terre du sous-sol sur la crête de l'ados formé par la charrue. Cette pratique fort commune, sous le nom de Ravap^liatura., dans le Bolf)nais, pour la culture des chanvres, est aussi assez générale dans une grande partie du littoral du département des Côtes-du- Wordet ailleurs. Dans les deux pays précités, on n'emploie pas moins de 24 journaliers pour l'eflcctuer. — Combien ne serait-il pas désirable qu'une bonne charrue fût employée en I)arcil cas!
Art. II. — Des Labours ordinaires en générah § I^. — De la profondeur des labours.
La profondeur des labours proprement dits, on, en d'autres termes, de ceux qui n'attaquent pas le sous-sol, est nécessairement déterminée, assez souvent, par la mince épaisseur de la couche arable. Quand on ne peut pas augmenter cette dernière aux dépens du terrain inférieur, on n'a d'autre ressource, comme il sera expliqué bientôt, que de l'élever sur certains points en la diminuant encore sur d'autres, par un travail en ados ou billons. — Dans les cas moins défavorables, la profondeur doit varier selon certaines règles qu'il n'est pas impossible de généraliser dans r.-.i traité de culture.
Il est toujours avantageux de commencer par le labour le plus profond, afin que la terre ait mieux le temps de se mûrir. Malheureusement, tout en reconnaissant la justesse de ce principe, très-souvent on est obligé de s'en écarter en pratique ; cai', sur certains sols, dans l'impossibilité ou l'extrême difficulté de donner, de prime-abord, au soc l'entrure nécessaire, on n'a d'autre parti à prendre que de l'augmenter progressivement.
Une fois que le terrain a été retourné et ^eubli à une profondeur convenable, les labours suivans peuvent, et, dans la piu|)art des
cas, doivent même devenir moins profondt. — Ils le doivent lorsqu'on vient de répandre à la surface les amend(nnens divers,l('S cendres produites par l'écobuageon lesengraisquelacharrue pourrait entraîner au-dessous de la portée des racines; —lorsqu'aux approches des semis de printemps on ne veut pas compromettre les excellens effets de l'ameublissement produit par les gelées, et ouvrir, plus qu'il n'est nécessaire, le sol à l'excessive évaporation produite par les vents secs et les vifs rayons i de soleil de cette saison. — En pareil cas, un ou deux traits d'extirpateur, parfois quelques hersages, peuvent être une préparation suffisante.
Dans les contrées où les fromens se sèment sous raies, le labour doit varier non seulement en raison de la composition générale des terres, mais aussi de leur disposition accidentelle au moment des semailles. Ainsi, il doit être plus profond sur des sols légers que sur des terres fortes; — sur des terres sèches que sur des terres humides ; — sur des craies exposées aux effets du déchaussement que sur des sables également légers , mais qui ne sont pas sujets aux mêmes inconvéuiens;— sur des champs salis de mauvaises herbes que sur ceux qui en sont nettoyés, etc., etc.
Enfin, il est évident que, comme les dêfrichemens, les labours doivent -y^r/er en raison de la longueur des racines des plantes ctiUivées. — Ils doivent varier encore eu égard à la végétation particulière des espèces. Quelques-unes, telles que les pommes-de-terre, lesturneps, les fèves, etc., réussissent sensiblement mieuj^ lorsque le soc a ramené à la surface une certaine quantité de terre neuve. John Sinclair , à la suite de recherches attentives, affirme que, sans les labours profonds, ces récoltes diminuent ordinairement, après un certain temps, en quantité, en qualité et en valeur. D'autres plantes sarclées, également propres à la culture des défriches, sont dans le même cas; tandis qu'il en est qui s'accommodent assez bien d'un fonds moins nouvellement travaillé et par conséquent plus solide,
La {Dlupart des agronomes ont recommandé, d'après Rozier, sinon de faire alterner régulièrement les labours profonds et les labours superficiels, au moins de recourir de temps en temps aux premiers, ce qui est sans contredit fort profitable. — Sinclair a établi, par une table, les règles suivantes :
Premier labour de jachère 6 à 8
ou mieux 10 à 12 po.
Second 6 7
Troisième. 5 1/2
Quatrième 4
Labour de semaille. ...... 4
Avoine sur turneps 4 5
— sur trèfle rompu 5 6 7
Fèves sur un seul labour.. . . 67 8 9 po
— sur un second labour. . . 5 po, Premier labour pour l'orge, , 6 7 po,
SeC'rnd 5
Troisième 4
Premier labour pour les pommes-de-terre i 6
Second 5
TnAERa cru pouvoir poser en principe rtstantmême «u-dessous des bornes du vrai,
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AGRICULTURE : FAÇONS GÉNÉRALES A DONNER AU SOL. Liv.
que la valeur de la couche arable s'augmente de 8 p. 100 avec chaque pouce de profondeur qu'on peut lui donner en sus de 6 jusqu'à 10 pouces, et qu'elle diminue proportionnément de 6 à 3 pouces. — On sait qu'à la ferme-modèle de Grignon la culture repose sur de semblables principes , et que tous les ans on a successivement labouré ou plutôt défoncé de 9 à 11 po. (0 m. 240 c.) toutes les terres destinées à former la sole des plantes sarclées.
§ II. — Du nombre des labours»
Plusieurs causes fort différentes contribuent particulièrement à modifier le nombre des labours. Ce sont: leur destination, la nature et la disposition des terres qui les reçoivent, et les circonstances atmosphériques qui les précèdent, les accompagnent ou les suivent.
Nous verrons , en traitant de chaque culture en particulier, quelles sont celles qui exigent, avant les semailles, plus ou moins de labours préparatoires. De pareilles spécialités, si elles n'étaient déplacées au point où nous en sommes, entraîneraient tout au moins à des redites que nous devons épargner à nos lecteurs.
Les labours de jachère doivent être assez multipliés (non seulement pour ouvrir le sol aux influences bienfaisantes de l'atmosphère); mais aussi pour détruire complètement les racines et les germes des plantes adventices qui l'occuperaient au détriment des cultures plus productives. — Il n'est pas sans exemple qu'on en donne jusqu'à 5 et 6 dans le courant de l'année, et, quoique de telles pratiques soient devenues assez rares à mesure que les bons assolemens se sont répandus, et qu'on soit parvenu à entretenir le sol dans un état de produit constant sans pour cela le laisser envahir par les mauvaises herbes, il faut encore reconnaître qu'une jachère d'été est parfois le meilleur moyen de nettoyer un terrain, et que, dans ce cas, les labours ne peuvent être trop nombreux.
Les terres argileuses exigent des labours d'autant plus Jréquens qu'elles offrent une plus grande ténacité, et par une fâcheuse coïncidence, ces labours sont d'autant plus dispendieux qu'ils sont plus nécessaires. — Pour les rendre plus faciles, un Anglais, M. FiNLAYsoN, a imaginé de remplacer le versoir de la charrue ordinaire par 3 ou 4 baguettes en fer qui en forment, pour ainsi dire, le squelette (voyez plus loin \a.charrue squelette, s/>eleton plough).AY>vès plusieurs essais, £1 a pu prononcer que les sols les plus tenaces, pris encore un peu humides, peuvent être facilement labourés au moyen de cette charrue à laquelle ils n'adhèrent que faiblement.—Un autre cultivateur du même pays, afin de diminuer le frottement du sep , a imaginé de le relever obliquement à pji tir du soc (voyez la charrue ff^ilÀie), et de le remplacer, en quelque sorte , par une roue inclinée sur son axe à environ 30 degrés de la perpendiculaire et qui tourne dans l'angle du rayon formé par le contre et le soc. La charrue "Wilkie ayant été essayée publiquement en 1829, il a été reconnu, dit M. Lot don, qu'elle exige une force de tirage de 80 p. ICO moindre
que la meilleure charrue ordinaire. — Enfin, le major Beatson , dans le but de multiplier, aux moindres frais possibles, les labours sur les terres qui exigent impérieusement de fréquentes façons, a introduit sur ses propriétés un extirpateur à 7 dents de 10 po. fixées à 9 po. de distance les unes des au-tres , sur deux lignes parallèles écartées entre elles de 11 po. Cet instrument, attelé d'un seul cheval et qui ne pénètre d'abord qu'à une faible profondeur, à force de revenir sur le même sol, finit par atteindre la portée des labours ordinaires.
Les terrains légers , sablonneux et chauds exigent moins de labours que les sols argileux. Cela dérive si naturellement de tous les principes posés dans le cours de cet article, qu'il serait superflu d'entrer dans de nouveaux détails.
Remarquons encore que des façons nombreuses, sur des collines en pente tant soit peu rapides, tendent à dénrder leur sommité de terre, et par suite à les rendre improductives,à moins de frais considérables ;— que dans les localités exposées aux inondations, les terres sont d'autant plus sujettes à être entraînées par le courant, qu'elles sont labourées plus fréquemment, et que, bien souvent, sous peine de désastres inappréciables, on est contraint de ne les pas labourer du tout.
Quant aux circonstances atmosphériques , elles exercent une très-grande intluence surtout relativement aux terres d'un travail naturellement difficile. — Le champ le plus compacte, labouré pendant le cours de l'automne dans un état convenable , c'est-à-dire ni trop sec ni trop humide ^ après qu'il a été soumis à l'action puissante des gelées d'un hiver plus froid que pluvieux, n'a pour ainsi dire besoin, s'il est exempt de mauvaises herbes, que d'être gratté à sa surface avant l'époque des semailles. Il se réduit presque de luimême enterre meuble, tandis que de nombreux et profonds labours pourraient lui devenir mécaniquement plus nuisibles qu'utiles si la saison se comportait mal. Un M. Crowe, dit Arthur Yotjng, donna à une pièce déterre argileuse une jachère complète de deux ans. A la St. -Michel de la seconde année, il sema cette pièce en froment après douze labours. Quel fut le résultat de cet essai? une magnifique récolte sans doute? Point du tout. Le blé leva fort bien, mais le printemps fut pluvieux : plus la surface était belle et bien atténuée, plus elle fut apte à se prendre comme un mortier. La récolte ne produisit que 14 bushels par acre, encore le grain futil de mauvaise qualité. On voit par cet exemple que le nombre des labours n'équivaut pas toujours à leur opportunité. '
Assez généralement dans les terres à J Tournent, et pour les semis de cette céréale, ou donne de 3 à 4 labours. — Arthur Yolng établit que ce dernier nombre est à peu près indispensable. — PiOziER veut au .moins trois labours de préparation, indépendamment de ceux qui doivent précéder coup sur coup les semailles. — John Sinclair indique 4 labours de jachère avant celui des semailles. Enfin, ainsi que je l'ai déjà dit, il est des contrées où la pratique va même au-delà sans apprécier
crtxv. 6*. DES LABOURS.
toujours à leur valeur les frais considérables auxquels enlr.iîue inévitablement la multiplicité de semblables tj'avaux.— Répétons que le moyen le plus certain d'éviter le retour trop fréquent des labours, c'est de savoir les faii'e à propos.
§ III. — Époques favorables aux divers labours.
Les terrains facilement perméables à l'eau peuvent, à vrai dire, être labourés à peu près en tout temps; mais il est loin d'en être de même des autres. — Lors(|u'ils surabondent d'humidité, tantôt ils adhèrent au soc et au versoir de la charrue, tantôt ils se compriment en bandes boueuses, sans aucune porosité, et que la sécheresse transforme en véritables pierres; les animaux , en les piétinant, rendent plus sensible encore un tel inconvénient.— Lorsqu'ils sont trop secs, outre qu'il est presque impossible de les travailler, ils se divisent en mottes d'une extrême dureté que la herse ne peut briser. Il est donc indispensable de choisir le moment où les pluies les ont humectés assez profondément sans les saturer, et ce moment ne se présente pas toujours d'une manière opportune.
Dans tout le midi de la France, par exem-
f>le,la principale difficulté que rencontre le aboureur, est la brièveté du temps qu'il peut employer à la préparation des terres. Si , pour ménaf^er quelques dépaissances à ses moutons, il ne profite pas des journées favorables de l'automne et de l'hiver, les pluies printanières sont si peu fréquentes, que dès la dernière quinzaine de mai il lui devient presque impossible de faire un travail passable; aussi une jachère complète lui paraît-elle le seul moyen de donner à ses champs une culture suffisante.— Sur les prairies artificielles destinées à être retournées, à moins qu'on ne diffère les premiers labours jusqu'à la veille des semailles, ce qui présente lé grave inconvénient de ne pas donner au sol le temps de s'aérer, ils sont d'autant plus difficiles que la saison est déjà fort sèche après les coupes. Les seconds labours ne le sont pas moins; car en été, ainsi que le savent ceux qui ont habité la Provence, la pluie même devient un obstacle quand elle ne pénètre que partiellement la couche labourable. Dans ce cas, dit M. DE Gasparin, un labour imprudent produit un effet que l'on désigne dans ce pays par l'expression de ffdler la terre. Il consiste dans la sortie d'une multitude de mauvaises herbes, principalement de coquelicots et de crucifères, plantes à graines oléagineusesquiépuisentbeaucouple soletlecouvrent,pourplusieursannées,deIeurs semences abondantes. — On conçoit, d'après ces divers motifs, combien la sécheresse et la chaleur de ces contrées oi)posent de difficultés au labourage. — En remontant vers le nord nous verrions que l'humidité constante de certaines années en présente assez souvent de non moins graves.
En théorie, il est avantageux de labourer les terres fortes peu de temps après qu'elles ont été dépouillées de leurs produits, les labours d'automne contribuant, plus que tous autres, à leurameublisseraeul. Après eux ceux
d'hKer, en tant qu'ils précèdent la gelée, remplissent à peu près le même but. Cependant, en pratique, assez ordinairement on attend la fin de cette saison, de sorte quil faut ensuite labourer coup sur coup au printemps, ce qui n'est jamais à beaucoup près aussi profitable. — Au reste, les labours de l'arrière-saison of-
frent bien aussi parfois quelques inconvéniens. Voici ce qu'en dit Abthlr Yoi;\g, d'après les expériences faites par lui sous le ciel iiumide de l'Angleterre : « On voit qu'il est incontestablement utile de labourer en automne les chaumes que l'on destine à la culture des fèves. Il parait aussi qu'il y a de l'avantage à labourer en automne une jachère que l'on destine aux turneps; mais on ne voit pas que cet usage soit également utile pour la culture des blés de mars, attendu qu'à moins que la terre ne fût parfaitement nette, ce serait provoquer la végétation des mauvaises herbes, sans se ménager les moyens de les détruire. Il offre au surplus tant d'autres avantages qu'on doit être étonné de voir si peu de fermiers s'y conformer, sous prétexte qu'il leur faut ime pâture, toujours misérable, pour leurs bêtes à laine. Cependant je dois avertir le lecteur que ce que je disicin'estpasapplicable à tous les sols. Supposons que la nature d'une terre soit telle qu'aux premiers jours secs du printemps elle se réduise en terreau aussi aisémentquecellequiauraétélabourée en automne. Supposons que ce soit pour elle un désavantage de rester exposée et ouverte aux pluies d'hiver, parce qu'elle demande à rester comme elle a été laissée par la dernière récolte, en masses compactes et arrondies, en sorte que l'eau puisse rouler dessus sans la pénétrer; alors je conçois, et même il me paraît clair, qu'une semblable terre, s'il en existe, demande plutôt à être labourée au printemps qu'en automne. »
Les labours d'été ne sont en usage que dans deux cas : 1° pour la préparation des terres qui viennent de porter des récoltes et qu'on veut semer immédiatement ; cas peu ordinaire, mais qui peut présenter, en des circonstances favorables, de précieux avantages avec un bon système d'assolement ; — 2° pour détruire les mauvaises herbes pendant une jachère complète. Dans ce cas, ils doivent être combinés de manière que celles-ci n'aient pas le temps de fructifier, ce qui s'accomplit en cette saison avec une extrême rapidité.
ft.RT. III. — Des du'ers modes de labours.
Comme les défoncemens, les labours s'effectuent à bras d'hommes ou à l'aide de machines mues par des animaux. Les outils dont on se sert dans le premier
choses
cas étant en partie les mêmes que ceux dont i a déjà été parlé, je n'aurai que peu de chose! à ajouter ici.
5 r*". — Des labours à bras d'hommes.
Dans plusieurs localités, pour/wr^rla terre c'est-à-dire pour lui donner un premier labour de préparation, on emploie la bicorne ifig. I ■?,G,page 160), diverses aul res pioches, ou des boyaux avec lesquels on divise la surface en mottes plus ou moins grosses. Ce travail, quoiqu'imparfait, puisqu'il ne retourne près-
■^- »^ ,-'im^^-'*y^«*ff-'g|tf?^hr^
166 AGRICULTDRE : FAÇONS GË
que pasle sol et qu'il ne détruit que fort imparfaitement les plantes adventices, est assez rapide, et produit sur de petites étendues de défriches ou de jachères un bon effet.
La pioche ovale,/f^.l63, et la variété^g'.]64,
Fis. 167. 166. 165. 164. 163.
sont communément utilisées sur les bords de la Meuse pour les terres faciles.— Dans les localités caillouteuses, on leur préfère la pioche à marteau, fig. 1G5, ou à pic,/'^. 166. Aux environs de Paris on se sert du hoyau,^^. 167.
NÉR/VLES A DONNRR AU SOL, nv. i"* Les labours à la houe sont en usage dans presque toute l'Europe. A Tavantage de retourner la terre comme les suivans, ils joignent celui d'une exécution rapide; mais, d'un autre côté, ils sont peu profonds et néanmoins Irès-fatigans; car, pour employer ces sortes d'outils, dont le manche forme avec le fer un angle excessivement aigu, l'ouvrier est obligé de se courber en deux, soit qu'après avoir soulevé la terre presque entre ses jambes il la rejette derrière lui, soit que, marchant au contraire en arrière, il la rejette sur le côté pour en combler la jauge précédemment ouverte.
Les houes, selon la nature du terrain dans lequel on les emploie, sont tantôt pleines^ lautôt à dents ou a pointes. — Les unes conviennent aux labours des sols meubles, dépourvus de pierres et dépouillés de racines ; les autres pénètrent plus facilement dans les terres rocailleuses, graveleuses ou lié-.'s par des racines traçantes. — INous avons réiiiù Milles figures suivaiites quelques-un''s des c.-.pèces les plus usitées : — Jig^ lO^i, houe ordi-
'^THirOAULr.S.
naire du nord de la France; — fig. 169, houe de Bretagne; — fig. 170, houe d'Amérique, dont la courbure au manche permet à l'ouvrier de travailler sans se courber beaucoup ;—y?g'. 171, houe essade du midi; — fig. 172, houe plate de Château-Thierry ; — fig. 173, houe triangulaire; — fig. 174, houe du département de l'Hérault; — fig. 175, houe à oreilles des Pyrénées-Orientales; — fig. 176, houe ronde de Brest; — fig. 177, houe escaoussadou du midi; — fig. 178, houe des vignes du département des Bouches-du-Rhône ; —fig- l'O, autre houe destinée au même usage \—fig. 180, houe fourchue des enviroris de Paris; — fig. 181, houe bident à manche courbe de la Sarthe; — fig. 182, houe à longues dents de Maine-et- Loire; — fig. 183, houe bi-triangulaire de la Cran; — fig. 184, houe trident de plusieurs parties du centre de la France.
La fourche a deux ou a trois dents (\oyez fig. i(jl, page i62) coiw'ient aux labours des terres compacLes et humides, qui s'attachent
aux fers des outils ou qui sont remplies de racines. Dans ce dernier cas surtout, en facilitant l'extraction de ces dernières, elles sont d'un usage fort avantageux.
Quant aux labours à la bêche., malheureusement dans les sols même qui se prêtent le mieux à leur emploi, à côté des avantages incontestables qu'ils présentent, ils ont par compensation l'inconvénient de donner des résultats si lents, qu'on ne peut en faire usage hors des jardins que dans les contrées Irèspopuleuses et cultivées avec un soin particulier. C'est ainsi que dans quelques parties du nord on laboure les champs à la bêche tous les six ou huit ans. — A Paris on nomme labour à un fer de bêche relui qui pénètre de 9 po. à un pi. (0°' 244 à 0"' 325), et à un demifer de bêche, celui qui ne retourne le sol qu'à la profondeur de 4 à 6 po-fC^' 108 àO"' 162). — Ce dernier est parfois préférable pour ne pas porter les engrais au-delà de la portée des plantes à co iules racines.