‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 121 sur 304 · AGRICULTURE ; ENSEMENCEMENS ET PLANTATIONS · texte numérisé non relu

AGRICULTURE ; ENSEMENCEMENS ET PLANTATIONS

Liv. r

moyen débrides et contenant un cylindrée? qui reçoit, à Textérieur de la trémie, un mouvement de rotation par le moyen de la manivelle/". Le corps du semoir proprement dit est précédé d'un brancard avec un encadrement supportant l'essieu i des 2 cylindres concaves //•. L'addition de ces 2 rouleaux annonce que le terrain est préparé en billons. Le cheval de tir marche enlre larréted('s2 billons L M(^^. 294), dont les arêtes abattues et Fig. 294.

kL A. M

plombées par les rouleaux présentent la configuration représentée à côté. Les tubes /z ouvrent le sol sur l'ados ainsi comprimé, et laissent en même temps tomber la semence dans la rigole qu'il a ouverte; les chaînes oo entraînent dans leur marche la terre déplacée par le tube rayonneur et en recouvrent la semence. Ce semoir est regardé généralement commetropcomplique.il acependant l'avantage de communiquer au cylindre alimentaire son mouvement de rotation par une verge en fer qui n'est point sujette à s'alonger ou à se rétrécir par l'eflet des variations atmosphériques, comme la corde et le cuir ui sont les matières généralement employées ans les autres instrumens de ce genre.

Le semoir de Norfolk {fig. 295 ), est un ap-

Fig. 29â.

Fig. 296.

Fig. 297.

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pareil très-ingénieux, mais encore plus com-

Cliqué, inventé parles Anglais pour semer le lé. Il est principalement employé dans les sols légers du Norfolk et du SulTolk, où on le préfère à celui de M. Cooke, quoiqu'il coûte le double, parce qu'il est beaucoup plus expéditif, semant une largeur de 9 pieds à la fois. Le semoir de M. Hugues [fig. 296 et 297), tel qu'il a figuré à l'exposition des produits de l'industrie en 1834, nous parait l'instrument de ce genre le plus satisfaisant et le plus généralement applicable de tous ceux proposés jusqu'à ce jour. Ce semoir fait en même temps fonctions de herse et de se- TTîoir. Sa largeur totale est de 56 pouces,

son poids de 220 livres; il est composé de deux tréiiiies dans lesquelles on dépose la semence; dans l'une sont 4 ouvertures, dans l'autre 3, qui se ferment à volonté, quoiqu'en action, et en pressant un bouton. Ces ouvertures ont chacune 7 trous d'une dimension différente ; on ouvre celui qui est nécessaire à la grosseur du grain que l'on veut semer, ce qui permet d'admettre toutes espèces de graines, menues ou grosses, lé}.èresou pesantes Ces trous aboutissent à un cylindre qui, par ^a rota lion , porte la semence en autant de tuyaux descendaiit au niveau du sol; ces tuyaux sont espacés entre eux de 8 pouces.

7 contres qui les précèdent ouvrent les raies dans lesquelles tombent les grains, et, par le plus ou moins d'enirure qu'on leur donne, la semence peut être plus ou moins profondément enterrée. Les tu}auxsontsuivis d'une petite chaîne traînante terminée par une bride en for, qui sert à recouvrir les raies ouvertes par les contres. Les raies sont espacées de 8 pouces. En ferii ant trois ouvertures intermédiaires, on ne sème plus que 4 raies à 16 pouces d'intervalle. Il en est de même si l'on veut semer à 24,32 ou 40 pouces, en fermant les ouvertures par où s'échappent les semences, qui peuvent être répandues avec cet instrument sur 4 hectnres par jour. '•■nr ledevjinlse trouveune antre trémie qui est delà largeur entière du sem'Mr: elle sert h

ciiAP. 7-, DES SEMOIRS

recevoir de l'engrais en pondre qui se répand à volonté snr la portion du lei'iaiii qui doit être ensemencé. i,es tuyaux de cette trémie ont le même écartement que ceux qui distri liuent la semence. Enti'e les deux trémies supérieures, et un peu en avant, est une roue de 30 pouces de diamètre, dont le mouvement de rotation sert, par le moyen d'engrennges, à faire tourner le cylindre qui est au fond des deux trémies. La rotatifiu de Taxe de cette roue étant le mobile du cylindre qui reçoit et distribue les grains, il s'ensuit (pie la semence est toujours également répandue, que le cheval aille vite ou lentement. A chaque extrémité de la traverse qui supporte cet instrument, sont deux roires d'un Êied de diamètre qui en facilitent la marche, n arrière sont deux mancherons tenus par le cultivateur dirigeant la machine, traînée par un cheval, que doit guider un enfant. L'auteur altribue à l'emploi de son instrument une économie des 2/3 de la semence des céréales, en sorte que pour un ensemencement de 10 hectares, cette économie rouvrira dès la première année le prix d'acquisition du semoir, qui est de 400 ou 425 fr. De plus petits semoirs à 4 ou à5 tubes sont d'nn prix moins élevé.

Ce serait sortir des bornes que nous nous sommes prescrites, que de donner la figure et la description d'une foule d'autres semoirs, tels que ceux de Thabr, de Fellem- RERG, ou tous ceux figurés par M. Loudox. Tous les instrumens dont nous venons de donner un aperçu succinct, se ressemblent sous plusieurs rapports ; ils sèment en lignes ; ils réunissent un appareil pour ouvrir le sein delà terre, et un autre pour recouvrir la semence. Celte dernière projM'iété est sans doute avantageuse en ce qu'elle permet d'économiser letempsqu'on emploierait à rayonner et à herser. Mais n'est-il pas à craindre que pour donner à ces diverses parties toute la solidité convenable, on ne fasse une machine énormeet très-pesante? et si on sacrifie la solidité à la légèreté, ne couit-on })as les risques de voir briser contre un faible obstacle un instrument disjondieux? ne doit-on pas trembler de confier un semoir fragile à des valets habitués à faire abnégation de leur intelligence pour ne développer que leur force matérielle ? Il faudrait, pour que de tels instrumens fonctionnassentavec unecerlaine régularité, que le sol fût parfaitement ameubli. Mais a-l-on toujours le moment de lui donner cette préparation? La complète pulvérisation de la terre est-elle toujours indispensable ? non sans doute. L'expérience nous apprend que les céréales d'hiver demandent à être semées dans un sol dont la surface soit couverte de mottes de moyenne dimension, soit pour arrêter la neige pendant la saison rigoureuse, .soit pour donner, en se délitant au printemps, une terre n euble aux jeunes tiges qui les avoisineHt. Toutes les plantesliivernales sont dans le même cas. On leur nuit donc lorsque, pour faciliter la marche des semoirs délicats, le sol reçoit à cette époque une pulvérisation complète.

L'avantage de la disposition des plantes par rangées parallèles est mis hors de doute aujourd'hui pour une certaine classe de végé-

21.5 taux. Mais des agriculteurs habiles, MM. de DoMBASLE et DE Yai.coirt, se croient autorisés à penser qu'il n'en est pas de m<-me pour les céréales. M. de Vogt s'est assuré, par des expériences nombreuses, que la distance la plus convenable à laisser entre chaque tige est de 2 pouces dans tous les sens. Et ce dont a été convaincu par des faits directs l'habile ai,?-onome (pie nous venons de citer, n'avait pas échappé aux plus simples laboiireuis. Rien de plus facile que de semer en lignes, même sans semoirs. Lorsqu un guéret a été labouré avec régularité, il présente une suite d'ondulations parallèles formées par les arêtes dessillons. Si l'on répand de la semence sur un sol ainsi ondulé, elle roule en totalité dans la partie creusée qui est entre chaque tranche. Le hersage, au lieu de nuire à ce mode de dispersion, ne fait que le régulariser et les plantes se trouvent en lignes. Cependant, soit par instinct, soit par le i(-sultat f {'observations multipliées, les cultivateurs augurent moins favorablement des céréales ainsi distribuées que de celles qui le sont d'une manière moins régulière mais plus égale.

Voilà donc plusieurs inconvéniens assez graves quel'onlrouvedansles semoirs pour la culture des céréales. Le dernier que nous avons signalé n'est pas cependant inhérent aux instrumens de ce genre, car celui qu'on nomme semoir Polonais ne sème pas en ligne. Il se compose {fig. 298 ) d'un brancard, et d'une

trémie au fond de laquelle se trouve un cylindre criblé de trous dans lesquels se logent les semences. Il fait corps et tourne avec l'essieu des roues, qui lui communique un mouvement de rotation.

Il ne faut pas croire du reste que les divers semoirs dont nous avons parlé ne puissent quf' seuier en lignes. Au moyen d'une modification qui en simplifie le mécanisme, on distribue la semence d'une manière très-uniforme. CxWe modification consiste a remplacer le tubequi dépose lesgi ainesdansla ten'e, par une planche sur laquelle elles tombent el se répandent sur le sol aussi également que le ferait un bon semeur.

l^our obvier à la fragilité qui résulte dans

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