SE PROCURER DE L'EVU
Fig. 865.
Parmi les machines usitées dans différens pays pour l'irrigation, et dont un grand nombre a été dessiné par M. le comte de Lastey- RiE, les plus simples qu'il nous semblerait surtout utile de reproduire, sont: 1" La noria catalane {fig. 3b6 ), nommée puisai o dans
Fis:. 866»
le midi de la France, machine très-économique et dont le produit est considérable pour la force qu'il nécessitt-; les pots ont environ un pied ae longueur, ils sont fixés entre deux cordes de sparte, au moyen d'une ficelle (|ui s'attache à leur étranglement; on les écarti^ d'autant plus ([ue la profondeur du puits est plus grande, afin d'offrir moins de poids à la force qui les met en action.
2" La noria à bras {fig. 367), machine plus
Fig. 807.
AGRICULTURE : DES ARROSEMENS ET IRRIGATIONS
Liv. r
simple et encore moins conteuse, mais qui donne une moindre quantité d'eau; les godets sont en fer-blanc, ont Omètre 2de profondeur^ et sont attachés au inoven d'une petite anse. Un seul homme met en action celte machine, <jui est susceptible de trouver une multitude d'applications utiles dans l'aj^riculture, le jardinage et les arts.
3" La roue à bascuU'(^i(.^GS), que le courant
Fix- 36S.
lui-même fait mouvoir lorsqu'on a bien combiné le poids de la roue avec-sa force. Les pij;nons de la roue sont portés à l'extrémité de 2 solives placées en équilibre et contenues par une cheville de bois fixée dans une muraille; un poteau planté dans la rivière entre les 2 solives, sert à tenir la loue dans une position plus ou moins élevée, selon que les eaux de la rivière auj;mentent ou diminuent, oh que l'on veut faire agir la machine ou la tenir en repos : lorsqu'on veut élever la roue on charge l'extrémité des solives avec de grosses pierres, qu'on retire quand on veut la faire tiescendre dans le coui'ant de l'eau.
Quelque utiles et ingénieuses que soient les machines propres aux irrigations^ leur coiistruction, leur entretien sont plus coûteux <iue l'arrosenienl qu'on opère par le moyen (les canaux, lorsque les localités permettent une prise d'eau par leur entremise.
Nous ne parlerons pas ici en détail des arrosemens par le moyen des arrosoirs^ des pompes portât hes^ des tonneaux. Ces procédés sont en général trop dispendieux pour être employés ailleurs que dans le jardinage. 11 nous suffira de rappeler que nous avons <it'jà conseillé l'arrosement avec des engrais liquides, qu'on transporte et répand sur les champs à l'aide de toniieaux qui ont é!é décrits et figurés dans le chapitre des Engrais {F, ci-devant p. 9G,7%. 56 et suiv.).
MoRi.-N DE Sainte- Colombe.
Section vi. — De quelques pratiques spéciales d'irrigation.
Dans l'art difficile des irrigations, les principes généraux ne suffisent pas toujours pour guider, et, d'une autre part, ils laissent souvent les personnes étrangères à de semblables travaux, dans la croyance qu'elles rencontreraient sur leur terrain des diflicullés insurmontables. Il nous a semblé utile, sous ces deux rapports, de citer quelques-unes <les pratiques d'irrigation les meilleures et qui avaient le plus d'obstacles à vaincre, en cl'oisissaut nos exemples en France. C. B.
Art. l*^ — De l'arrosement dans les Cévenncs.
Les sources sont fort communes et fort abondantes dans les montagnes des Céveiines. ClKKpu^ hameau, chaque maison isolée a ses fontaines [)our l'usage de ses habitans, et nulle part on n'en sent mieux le prix, comme je me propose de le faire voir.
Arthur Youag a vanté les efforts prodigieux que l'on a faits dans les montagnes du Languedoc pour l'arrosement ; il dit que les travaux exécutés à Ganges et h Si. -Laurent sont ce qu'il a vu de mieux en ce genre dans ses voyages, et il les propose comme modèles à ses compatriotes (I). S'il était venu dans nos hautes Cévennes, il aurait certainement admiré l'industrie de ses habitans; il aurait vu qu'ils arrosent tout ce qui est arrosable, et que s'ils laissent perdre un filet d'eau, c'est faute de terres pour l'utiliser.
Je pourrais citer des écluses faites à travers des rivières, des canaux creusés à grands frais dans les environs des villes, pour faire aller des moulins ou d'autres usines, dont l'eau, lorsqu'ils sont pleins, s'écoule par des saignées ou des rigoles, et pénètre les terres nui les bordent. Ainsi, à I lieue d'Alais, une digue traverse le Gardon, arrête et dirige ses eaux dans un canal de 3 à 4 mètres de largeur et d'un à 2 de profondeur, sur lequel sont établis 'i moulins à blé, des moulinsà huile, des fabriques de soie et autres usines: le trop-plein arrose des prairies qui bordent ce canal jusqu'à la ville. Auprès de Ners, est une autre digue et un autre canal qui font également marcher plusieurs moulins et arrosent toute la plaine de Boucoiran, etc. Quelques personnes asstz forluni-es font construire des conduites pour l'usage de leurs maisons, et pour arrrser leurs jardins; mais ces travaux ressemblent à ceux qu'on rencontre dans d'autres pays et dont lesvoyageurs ont parlé.
Les moyens d'arrosement que je vais décrire sont moins connus, et tout autre qu'un agriculteur ne trouverait pas peut-être qu'ils méritassentde l'être; mais ceux à qui je m'adresse en sentiront l'importance.
La plus grande simplicité, la plus stricte économie, voilà ce qui convient aux pauvres Cévennois ! Je veux prouver qu'avec peu d'art, et sans constructions coûteuses, ils tirent tout le parti possible de leur position, qu'ils entendent parfaitement, et pratiquent avec succès l'arrosement de leurs terres, qu'ils conduisent partout où elle peut être utile l'eau de leurs fontaines, et qu'ils savent lutter contrôles lorrens dévastateurs, et retenir, du moins en partie, les terres que les pluies entraînent.
Les voyageurs qui traverseraient les Cévennes dans les mois les plus chauds de l'année, seraient bien agréaolement surpris de trouver, au milieu des châtaigniers, entre des rochers arides, des vallons bien cultivés, plantés de mûriers, de cerisiers, de pommiers chargés de fruits; des jardins remplis de légumes ; des prairies verdoyantes sur des pentes si inclinées qu'elles semblent suspen-
(I) Voy. en Frnnce de 1787 a 1790, t. I, p. IV.Ci ♦• 1') (\i^^- 6-
ciiAP. 9«. DE QUELQUES PRATIQUî
dues, et, do tous côtés, des eaux fraîches et limpides qui serpentent j)arloiit. 11 y a des prairies qui font avec la lij^ue d'aplomb un ongle de 12 à 15 degrés; on est obligé d'attacher avec une corde l'honune qui les fauche. C'est précisément ce qui fait le charme de notre pays, qui n'est beau malheureusement que par le contraste qu'il présente, lorsque dans les plaines voisines les sources tarissent, et que les champs sont brûlés par les feux du soleil; dans les autres saisons d» l'année, convenons-en, il faut être né dans nos montagnes pour y habiter et s'y plaire. J'ai dit que dans les Cévennes chacun avait de l'eau dans son voisinage; sans doute le premier établissement d'un village, d'uue maison de campagne, fut fait près d'une fontaine existante; mais les \)aysans connaissent très-bien s^iis ont des sources dans leur propriété. D'après l'aspect des lieux, la nature du sol, son humidité et les vapeurs qui s'en élèvent, les plantes qui y croissent, et quelquefois sur des indices moins sensibles , ils se mettent à fouiller, et c'est toujours en été qu'ils font ces travaux, bien assurés qu'ils ne seront pas trompés par les apparences. Lorsqu'un filet d'eau sumte sur le penchant d'une montagne et sort par les fentes d'un rocher, ils savent très-bien le chercher et le faire sortir plus haut ; et s'ils peuvent l'ajnener sur une terre susceptible de culture, ils en font un jardin ou un pré, selon qu'elle est plus ou moins éloignée de leur demeure. Il arrive quelquefois qu'on va chercher Veau fort loin. Lorsqu'il y a une bonne source au milieu des ruchers, le Cévennois la conduit par de longs détours pour ménager la pente; il creuse la terre, casse les rochers qui se trouvent sur son passage; il la maintient, s'il le faut, au-dessus du sol au moyen d'un petit mur recouvert de tuiles. J'a» vu que pour abréger le chemin, ou pour traverser un torrent, on faisait couler l'eau dans une gouttière faite d'un tronc d'arbre. Me pardonnera-t-on ce rapprochement ? je trouve ici une image, bien minime, à la vérité, d'un travail immense exécuté par les Romains dans ce département (1).
Olivier de Seurks indique la manière de rechercher les fontaines, de faire ces tranchées souterraines que nous appelons valaratié, qui, s'écartant dans tous les sens, réunissent les eaux dans une tranchée priiicipale, tt comme les racines des arbres sont » escartées dans terre en divers endroits et » de toutes ensemble s'en forme le tronc. » Il décrit les bâtimens qui reçoivent les eaux, les serves, les tuyaux de conduite, exactement comme s'il écrivait aujourd'hui ce qui se pratique dans les Cévennes.
\,Q% Jontaines des Cévennes près des habitations sont couvertes de treilles, ombragées d'arbres et enfermées dans une maisonnette ou une niche, afin que les animaux n'aillent pas y boire ou s'y tremper. L'eau qui en coule est reçue dans une auge le plus souvent creusée dans un tronc d'arbre {/ig.'è&d), ou dans un réservoir pour l'usage des aui-
S SPÉCIALES D'IRRIGATX"'.
rig. 369.
maux et pour laver le linge. On la conduit de là, par des rig(»les creusées dans la terre, partout où elle est nécessaire.
l.df, fontaines plus particulièrenient destinées à Carrosenient coulent dans im réservoir plus eu moins grand, qui, lorsqu'il est I)lein, déverse par des canaux dans a'autres réservoirs inférieurs, à une certaine distance les uns des autres. Nous les appelons tampo
ou gourgo son ; boutaa un moulin
; pesquié, lorsqu'on y lient du pois lae, s ils sont destinés à faire allei
Ces réservoirs sont ordinairement adossés à la montagne et sont alors formés d'un côté par le rocher même d'où sort la source, et des autres côtés par des murs en maçonnerie ou en })ierres sèches, c'est-à-dire sans chaux, ou en terre battue; je dirai plus bas comnient on opère pour la rendre imperméable à l'eau.
Les 'X^servoirs ou bassins en maçonnerie sont les plus chers à cause du prix de la chaux daus nos montagnes schisteuses ou granitiques. Pour l'économiser, on bâtit quelquefois un mur trop mince pour soutenir la poussée de l'eau, à un demi-mètre de distance on en fait im second en pierres sèches, et l'on remplit l'intervalle en terre battue {fg. 370 ). Au lieu de faire un glacis
Fig. 370.
dedans, on pave le fond en larges pierres dont les jomls seulement sont garnis de mortier ou d'argile. Ces réservoirs ont le défaut d'être attaqués par la gelée qui soulève les enduits de chaux. Un ciment résisterait mieux; mais pourquoi ferait-on plus de dépenses pour entretenir plein un bassin qu'on vide malin et soir, et lorsque l'eau est abondante.?
dun de
(1) Le pont du Gard, qui est une merveille, n'est qu'une faible partie d'un nnudducd'en jnl on suit les traces entre Nîmes et Usez, tantôt souterrain, tantôt taillé dans le roc. :s arclics plus ou moins dcvéts et traversant le Gardon.
environ 7 lieues, Soutenu par
254 AGRICULTURE : DES ARROSEÀIENS ET IRRIGATIONS
T. es réxcn-nirs de pierres sèches et de terre sont formés d'un inur d'enceinte de gros quartiers de roches, autant que possible, d'un mètre ou d'un mètre et quart de larj^eur et de hauteur [fig. 371). En dedans on forme Fis. 371.
un talus de terre battue qui doit avoir environ 3 décimètres de plus de base (jue de hauteur. Quelquefois, en dehors on fait aussi un autre talus sans le battre. Le tout forme alors un glacis gazonné ou la continuation de la pente de la prairie. C'est presque un rempart pour la plupart de ceux qui liront ma description, mais sa masse n'a rien de choquant dans nos montagnes; elleyest en harmonieavec le paysage, comme les pièces d'eau régulières et revêtues de marbre le sont au milieu d'un parterre élégant.
Lorsque la localité permet que le réservoir foit enfoncé dans la terre au niveau du sol, le mur devient inutile. Après avoir creusé le bassin de manière que ses parois soient perpendiculaires et qu'il ait plus de diamètre et de profondeur qu'on ne veut lui en donner, on forme dans l'intérieur un talus de terre battue^ dont la base esta peu près égale à la hauteur, comme dans la précédente construction.
Pour faire celte sorte de pisé, on se sert d'un instrument représenté (yTi,»-. 372), qu'on appelle une masse. C'est un morceau de planche carré, de 4 décimètres de long sur 2,5 ou 3 de large et 7 centimètres d'épaisseur, au milieu duquel est im manche flexible de 8 décimètres de long, un peu courbé. Il faut deux ouvriers pour ce travail, un homme vigoureux habitué amasser, et un jeune homme pour le servir. Le premier entre dans le creux, et commence à batlre fortement le fond ; il marche en tournant à reculons, soulève la masse à deux mains et frappe devant lui, en la dirigeant un coup de la main droite et un coup de la gauche. Pendant ce temps, l'aide remue le tas de terre tirée du creux pour l'ameublir, l'humecle, si elle est trop sèche, et enôt; les
f lierres. Lorsque la première battue est laite, e jeune homme avec une pelle jette un lit de terre dans le bassin, l'autre l'égalise sur toute la surface, de quatre doigts d'épaisseur, et il la bal pour la réduire de moitié et même plus. On fait une troisième ballue de la m;me manière; ensuite on mesure la base du talus, et l'on ne jelle de la terre que Bur ce cercle qui va toujours en diminuant
à chaque couche. A mesure que le talus s'élève, on bêche les bords du réservoir, afin que lesdernières assises de terre battue aient une certaine largeur. On finit par appliquer quelques bons coups de masse dans l'intérieur sur'les parois et sur le fond, et l'on recouvre les bords en mottes gazonnées, en formant une rigole pour laisser couler le tropplein.
Pour arroser, on Jaire vider les différens bassins dont j'ai parlé, on place au fond un arbre AB(voy. /g'. 370 ci-dessus) percé d'abord departen part, fermédu côté intérieur par un tampon, avec un trou évasé au dessus C, qu'on bouche au moyen d'un bâton CD. On sent la nécessité de cette disposition, l'épaisseur des parois nepermettantpasd'ouvriret de fermer ces sortes de bondes par dehors. Si le Cévennois n'a pas de tarière pour percer un tronc d'arbre de longueur suffisante, il y supplée en le fendant, et en creusant dans les deux moitiés des gouttières qui se correspondent: il les lie avec des osiers et les dispose de la façon que j'ai indiquée.
Nous avons dans les Cévennes deux manières d'arroser les jardins potagers, dont l'agriculture peut aussi profiter : l'iVr^a/io/î à raies., la meilleure sans contredit et la plus pratiquée ; elle est trop généralement connue pour la décrire ici.
Lorsqu'on ne sait pas, ou qu'on ne veut pas disposer les planches du potager pour les arroser en raies ; lorsque les légumes sont plantés sans ordre, et il en est qu'on ne peut pas mettre autrement, tels que les courges, les concombres, ceux qu'on ne transplante pas, comme les carottes, les épinards, etc. , alors on creuse, de 10 en 10 pas et à chaque étage du jardin, s'il est en terrasse, de petits réservoirs dans la terre., d'un mètre de diamètre et d'un demi-mètre de profondeur; on les fait tous communiquer par une rigole avec le réservoir principal, et avec une espèce de cuillère ae bois ou écope , on jette en l'air l'eau qui les emplit, comme les bateliers vident celle qui entre dans leurs barques; l'eau tombe en grosse pluie sur les plantes d'alentour.Nous représentons de face et de profil {/ig. 373) l'instrument qu'on appelle azaïgadouire (du mot azaiga, arroser). La fig. 374 est une azaïgadouire enfer-blanc, plus chère, mais plus durable; et la fig. 375 en représente une très en usage, qui ne coûte rien au paysan, faite «rec une gourde, espèce de coloquinte.
Les fig. 376 et 377 représentent différentes
Fig. 378.
ciiAP. 9\ ' DE QUELQUES PR.\TIQUES
ccopca de bateliers i\\\\ scî'vini"nt In'S-hipn à l'tisaj^c (^110 nous incliijuon^; on |)<'it» avec un peu d adressi", au moyen de ces ustensiles, répandre l'eau de7 à 10 mètres de distance. Pour arroser un prr^ le Cévcnriois fait un hesnou (tranchée ou rigole principale) dans la pai'tie la plus élevée; il lui donne peu de pente pour que l'eau n'arrive pas trop vile, et, sans connaître le nivean, il la conduit sur tous les points, la fait ser-penler de cent manières dans des rigoles toujours pleines, et l'eau ne séjourne nulle part quand il ne veut plus qu'elle coule.
D'autres fois, et selon les localités, le hesaou règne dans toute la longueur de la prairie, et i\(i% besalieiros (petites rigoles), qu'il ouvre et ferme lour-à Tour, avec une motte <le terre, laissent entrer l'eau dans le pré et l'inondent tout- à- fait. C'est de cette manière qu'on arrose ce qui se trouve près <iu bief d'un moulin.
Lorsque la position dt'.] a prairie est tout-niiiit plane ^ ce qui est rare, des rigoles nombreuses font circuler l'eau dans tous les sens; «^lle (illi-e ainsi dans le terrain si elle ne peut le couvrir.
Pour faire toutes ces rif;olcs^ on se sert, dans les hautes Césoimes, d'une sorte de houe ^ fin- 378) appelée pif^asso^ fossoir dans les Vosges, qui porte une hnciie du côté opposé ; le fer est plus mince et plus étroit, et son manche est perpendiculaire, afin qu'on puisse facilement travailler des deiix côtés. Avec la hache, on taille dans le pré deux lignes parallèles, à 10 ou 12 centimètres de distance, et avec la hone on enlève en mottes la terre (lui les sépare, et on la dépose à côté de la rigole que l'on forme. Ces mottes servent à arrêter l'eau pour changer sa direction ou la faire verser.
J'ai supposé jusqu'à présent une quantité d'eau suffisante recueilliedansdes réservoirs; cliacun arrose selon ses mo.vens, et les coutumes du canton qu'il habile. Ceux qui n'ont pas de source détournent une portion d'un )"uisseau, en coupant un ravin, en amènent l'eau, et la distribuent sur leurs terres au moyen de canaux et de rigoles fermées par des vannes; mais il faut pour cela le consentement ou rassocialioii des voisins et de ceux qui, audessous, peuvent profiter de ce ruisseau.
Plusieurs habilans du même hameau s'(7.rsocientpour l'entretien des prises d'eau ; dans quelques communes, il y a des réglemens entre les propriétaires des divers quartiers, qui fixent les jours où chacun d'eux jouira des eaux pour l'irrigation de ses champs.
Loi'sque le terrain est au bord d'un canal ou d'une rivière, et trop élevé pour être arrosé par les eaux courantes, on établit un engin ou machine si simple que la fif;. 379, où je la représente, me dispensera de la décrire. J'observerai seulement que les paysans le font eux-mêmes et tout en bois. On se sert du môme moyen pour puiser l'eau d'un puits peu profond ; il exige moins de force que la
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poulie , puisque c'est un contrepoids <iui moule le seau plein.