‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 15 sur 304 · CHAP. I". AIR : MOYENS DE · texte numérisé non relu

CHAP. I". AIR : MOYENS DE

pei)se en agissant en tons sens, et que la force élastique de nos organes lui est proportionnée, n'en équivaut pas mf)ins au poids d'une colonne d'rau de 32 pieds environ, qui envelopperait de tontes paris le globe terrestre, et cette pression, démontrée jusqu'à l'évidence par le jeu des pompes et les phénomènes du baromètre, est une condition f»remière de noire existence. — On a acquis a preuve, en s'élevant en ballon à de grandes hauteurs, et mieux encore, au moyen de la machine pneumatique, que si elle venait à cesser, les vaisseaux sanguins et ceux qui charrient dans les plantes les liquides séveux, se distendraient aussitôt au point de se rompre. Lorsque l'atmosphère devient trop pesante, la santé des animaux paraît en souffrir. — Lorsqu'elle se cons'^rve pendant un certain temps dans un grand étal de légèreté, on a cru remarquer que la végétation se ralentit. C'est à cette circonstance qu'on a attribué en partie la moindre élévation des végétaux sur les montagnes que dans la plaine. Ajoutons que le poids et le ressort de l'air, sa dilatation et sa condensation dans les changemens de température, paraissent être un des moyens employés par la nature pour déterminer les mouvemens de la sève. Les variations dans la pesanteur de l'atmosphère sont presque nulles entre les tropiques ; elles deviennent de plus en plus sensibles en raison de la plus grande proximité des pôles. — Sous les mêmes latitudes, elles sont généralement moins considérables à une

Eetite qu'à une grande élévation; pendant la elfe que pendant la mauvaise saison. Le baromètre a une tendance générale à descendre à l'époque de la nouvelle et de la pleine lune; à monter, au contraire, aux approches des quartiers. — Enfin, les vents sont encore une des causes les plus directes des variations du poids de l'atmosphère.

Des vents. — Les physiciens les ont divisés: en grnéraux , ceux dont l'action est régulière et continue dans un même rhombe; périodiques, ceux qui soufflent constamment pendant plusieurs mois dans une direction, et pendant plusi-nirs autres mois dans une direction contraire; irréguliers , ceux qui se font sentir dans une même contrée sans observer une marche, une époque, ni une durée précise.

La dilatation de l'air par la chaleur solaire, sa condensation par le froid, les commotions électriques et les ébranlemens qui en résultent dans l'atmosphère, peuvent servir à expliquer l'origine des vents. Il suffit, en effet, (|ue par l'une de ces causes l'air ail été raréfié sur quelque point du globe, pour que celui qui n'a pas éprouvé le même effet se répande aussitôt de ce côté, avec d'autant plus de rapidité que la raréfaction est plus grande. — Les vents agitent sans cesse et mélangent les diverses parties de l'atmosphère; sans eux, les gaz délétères retenus par leur propre

Eoids à ia surface de la terre la rendraient ientôt inhabitable; des contrées entières seraient privées de pluie, etc., etc.

Selon les contrées qu'ils ont parcourues, ils possèdent des propriétés fort différentes. Quand ils sont saturés d'humidité, surtout lorsque cette humidité est accompagnée de

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