‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 16 sur 304 · LE CONNAITRE · texte numérisé non relu

LE CONNAITRE

chaleur, ils favorisent les progrès de la végétation , ils sont nourrissans, comme le disent les habitans des campagnes; quand ils n'en contiennent pas, ils produisent un effet tout contraire; sous leur influence désastreuse, on voit souvent, pendant le cours de la belle saison, le sol se dessécher plus rafjidenient que par l'effet d'un soleil ardent: la germination ne peut avoir lieu, les feuilles se flétrissent, les fleurs et les fruits tombent.

En France., les vents dominans sont, sur tout le littoral et jusqu'à une distance assez considérable des bords de l'Océan, (>eux d'ouest et de sud-ouest; dans les d«'|'artemens du nord, ceux du sud-ouest, el dans les départemens méridionaux, ct-ux du nordouest et du nord-est. — Les deux premiers sont presque toujours pluvieux et parfois très-violens. — Les venls du midi charrient aussi fréquemment d'épais nuages. — Ceux du nord accompagnenl d'ordinaire le beau temps. — Ceux de l'est et du nord-est sont vifs et desséchans.

Si tout effort humain vient échouer devant les effets terribles des tempêtes et des ouragans, l'impétuosité des veiits n'est pas toujours si grande qu'on ne puisse la contenir ou la modérer. — Les montagiies, les forêts, forment autant d'obstacles naturels qu'un cultivateur intelligent peut mettre à profit, lorsqu'il connaît bien le climat qu'il habite. — Des murailles, des massifs de plantation, de simples palissades , deviennent des abris suffisans pour la petite culture.

§ III. — Moyens de connaître la pression, la force et la direction de l'air.

De tous les instrumens de météorologie, le baromètre est le plus utile pour le cultivateur. Quoique son but principal soit d'indiquer la pression de la colonne d'air, les variations de cette même pression sont, comme on le \erra à la fin de ce chapitre, si étroitement liées avec les divers autres phénomènes atmosphériques, qu'on peut presque journellement recourir utilement à ses Fis. 1. indications.

Le baromètre, en sa plus grande simplicité, est un tube recourbé en siphon {fig. 1), fermé par le haut, élargi en poire du côté opposé, complètement vide d'air et en partie rempli de mercure. — Lorsqu'on place ce tube verticalement, le métal, après quelques oscillalions , se fixe à une hauteur qui représente le poids de l'atmosphère, et qui varie en plus ou en moins, selon que ce poids augmente ou diminue.

Au moyeu d'un mécanisme ingénieux, Torricelli a adapté au baromètre à syphon un cadran {Jig. 2) sur lequel une aiguille indi(|ue extérieurement les mouvemens du mercure. Quoique le frottement des poulies qu'il a été obligé d'employer rende les résultais moins sensibles, comme on est parvenu à en diminuer beaucoup l'elfet, cet instrument, assez répandu, peut néanmoins être consulté avec fruit.

AGRICULTURE Fig. 3.

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