VANNAGE ET NETTOYAGE DES GRA.INS
Fig. 483
deux côtés de la machine, et qui sont indiquées dans la figure. Ces ouvertures peuvent être, à volonté, élargies ou rétréciesau moyen de planches à coulisse, et, par ce moyeu, on renforce ou on allaiblit le courant d'air. l^a figure 484 représente le côté opposé de
Fig. 484.
la machine, vue en coujje à l'intérieur. Un y voit les (juatre planches, appelées ailes du volant. Le mouvement rolatoire de ces ailes dans la direction indiquée par les flèches, cause un grand courant d'air dans l'intérieur de la machine, et dans la direction des autres flèches. A la partie supérieure est la trémie dans laquelle on met le blé, ou dans laquelle il tombe, si la machine est placée sous une machine à battre, en échappant à travers le treillage qui est fixé dessous le râteau circulaire. Le blé avec la balle, s'échappanl de la trémie, tombent sur les cribles, qui sont en connexion avec le fond mobde de cette trémie, qui est fixée à un pivot; ce fond est suspendu sur deux chaînes, dont une est visible dans la figure.
La planche, qui forme le Jond de la trémie, est mise en mouvement simultanément avec les cribles. Ce mouvement de secousses lait que lebié s'écoule de la trémie par Kouverture , et tombe sur ces cribies. Celle ouverture peut être élargie ou retrécie en faisant monter ou descendre la planche au moyen d'iiu ais. C'est une baguette qui donne le mouvement latéral au fond de la trémie et aux cribles, au mo>en d'un bi'as par Ktjuel elle lient aux cribles, tandis qu'elle se trouve en communication, pai' un autre bras, avec l'axe du volant. Le fond de la m.ichine est formé de planches en bois placées dans une direction inclinée, pour que le grain, séparé des balles et autres ordures, s'écotde sur ce plan iucliDé. Une par-
tiedere fond est mobile, les planches étant à cdiilisses.
L'action ifc cette machine est très-sinipl<'. Oïl place le hié dans la trémie, si celle-ci nest piisalinieoîée par une machine à battre, et un ouvrier tourne la manivelle, si le mouvement n'est pas comiunniqué au tarare par une autre machine, au nioven d'une corde on lanière passant dans une poulie, qui remplace dans ce cas la manivelle, pour mettre le larare en mouvement. Le blé s'échappe alors par l'ouverture et tombe sur les deux cribles , suspendus parallèlement. Le courant d'air exerce alors son action, la balle est souftlée au dehors de la machine, dans la dii-ection desflèches. Quant auxgrains comme des corps plus pesans, ils touibeut sur le plan incliné, et s'écoident par l'ouverture. Ceux qui sont assez légers sont souftlés par le vent au loin, mais ceux qui ne le sont pas assez
ATION DES RECOLTES. Liv. i",
|)onr être soufflés avec la balle, descendent et tombent dans l'espace intermédiaire indi(iué par les flèches, {|iii est séparé de l'endioit où s'accunuile le bit' de bon f)oids. En rehaussant ou rabaissant la }>lanche, on diminue ou on augmente la quantité du graia léger qui tombe dans cette divisi-m.
Cette machine est susceptible de modifications, sans manquer pour ct>la son but. On peut se passer du second '^rible; le blé nell(\vé peut sortir de la machine dans d'autres directions. On rend quelquelois tout le fond mobile, en lui donnant un ébranlement continuel, pour mieux sé;iarer le grain du sable et de la poussière, hesfi^^ures ci dessus représentent une machine destinée à être placée dessous une machine écossaise; les tarares à manivelles doivent être d'une dimension plus limitée, pour être plus facilement transporlables. BiERJVACKi.