‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 206 sur 304 · CHAPITRE XIII. — Dns VOIES de comml'mcatio.\ vicinales et rurales · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. — Dns VOIES de comml'mcatio.\ vicinales et rurales

On appelle généralement chemins vicinaux tous les chemins qui ne sont pas compris dans les classemens des routes royales et départementales. L'utilité et l'importance de ces chemins étant très-variables, il convient d'établir des dénominations différentes pour ceux qui ne servent qu'à établir des coniniunications entre de simples communes rur.'.ies, que l'on peut noînmer chemins communciux, et pour les chemins qui ti-aversent la majeure partie d'un canton , ou qui, étant utiles à la fois à plusieurs communes, conduisent à une ville, à un chef-lieu de canton ou à une route classée, et méritent par là le nom de chemins cantonnaux ; les chemins qui ne servent que pour rex])loitalion des champs, se nomment chemins ruraux.

Art. r

Des chemins cantonnaux et communaux.

Le premier soin à prendre pour parvenir à remédier au mauvais état delà plupart des chemins vicinaux est d'en rechercher les causes; il y en a deux principales.

La première consiste dans l'insuffisance et les défauts de la législation actuelle. Les Chambres s'en occupent maintenant; on doit espérer qu'elle sera améliorée de manière à rendre plus facile l'application des moyens d'exécution, et on se bornera à dire ici que l'équité veut que les charges extraordinaires qui ont pour but b.-s travaux d'amélioration descheminsvicinaux,et les charges annuelles relatives à leur entretien, portent principalement sur les personnes auxquelles ils servent le plus, et dans la proportion de l'usage qu'elles en font, soit pour des services habituels, soit j)Our des transports extraordinaires et temporaires de b(»is. de matériaux de constructions, de minerais, ou de produits de fabriques, d'usines, etc.

La seconde cause est l'absence presque générale, dans les campagnes, rf<'.f connaissances spéciales et de V expérience pratique, qui sont

nécessaires pour faire de bonnes réparations, avec toute l'économie qu'exigent les chemins vicinaux, à raison de la modicité des ressources que les communes rurales peuvent y appliquer. D'où il suit que les travaux étant souvent mal faits et ne durant pas, les intéressés, persuadés que pour faire mieux il faut des moyens pécuniaires bien supérieurs a ceux dont ils peuvent disposer, sedécouragentet renoncent à toute amélioration.

Si cette op'nion était fondée, ce serait en vain qu'on s'occuperait de lois et de réglemens; car, quelle que soit leur perfection, ils seraient impuissans pour l'amélioration des chemins vicinaux, s'il était véritablement impossible de l'obtenir avec les ressources existantes. La condition essentielle pour atteindre ce but est donc de prouver que cette amélioration n'est ni aussi diflicile ni aussi dispendieuse qu'on le croit généralement ; et qu'en suivant de bons procédés, en les appliquant avec intelligence et persévérance, on peut, avec les moyens dont disposent !a plupart des communes, parvenir en (leu d'années à assurer une bonne viabilité sur tous les chemins vicinaux.

Le défaut de succès de la plupart des tentatives faites jusqu'à ce jour est du, surtout, à ce que très-peu de perso'ines se sont occupées sérieusement de cet objet, et à ce qu'il n'existe aucun traite ni ouvrage dans lesquels on trouve de bonnes instructions pratiques, faciles à comprendre et à appliquer par des personnes éti'angeres à l'art de l'ing' nieur.

Les méthodes d'exécution et d'entretien des routes royales et départementales ne sont point applicables aux chemins vicinaux. Il faut pour ces chemins des procédés simples et économiques, qui permettent d'améliorer peu-à-peu etprogressiveuient, suivant les moyens disponibles, sans cependant interrompre jamais la viabilité. 11 serait fort difficile, et peut-être impossible, de satisfaire à ces conditions, >:u suivant le syslèmc ordi-

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