‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 208 sur 304 · AUX ET COMMUNAUX · texte numérisé non relu

AUX ET COMMUNAUX

liaison avec la seconde, la piquer a la pioche ou plutôt Cécorcher avec une griffe. Cet instrument est com[)o-é de 4 ou ô dénis «n fer, courtes et très-solides, plates par-devaul et fortifiées p;ir une arête en arrière, en sorte que leur section est triangulaire; il opère beaucoup plus vite que la pioche, et sulfit pour ce travail, quand la chaussée est un peu humide. On met à part le détrilus que l'on extr.dt par le piquage à la picjche, ou le grattage à la gnllè, et on l'étend par-dessus la dernière couche, pour faciliter sa liaison; on l'oule ensuite cette seconde couche au cylindre, comme la première.

On voit, par ce (jui précède, qu'on peut amener progressivement un chemin vicinal de II lai de simple chemin en terre à l'état d'une route parfaite, sans gêner la viabilité; que les anK'lioratious peuvent se faire par partie, et sétendi'e à volonl<', en augmentant successivemenl les longueurs, les largeurs et les épaisseurs des chaussées, et qu'il esl toujours facile d'employer utilement les pierres à mesure qu'on peut les obtenir.

Pour faciliter les appro\isionnemens de matériaux nécessaires pour l'exécution ou pour l'entretien des chaussées, il convient d'assigner, soit sur le chemin lui-même, aux endroits où son excès de largeur le permet, soit à proximité des places publiques, ou sur des terrains vagues ou incultes, soit enfin sur le bord des champs, au moyen du consenteliicnt des propriétaiies, des emplacemens de dépôts, pour que ceux qui doivent des prestalions en nature, ou des fournitures de pierres, par suite de marchés passés par les communes, ainsi que les propriétaires qui veulent conlribuervolontairemenl auxappiovisionnemens, et ceux qui sont embarrassés de décombres de carrières, de pierres de ramassage sur les champs, ou encore de débris de démolitions, puissent y déposer en tout temps et quand il leur convient, les matériaux utiles pour les chaussées, sans embarrasser la \oie publique. On fait trier et casser convenablement ces matériaux, surtout dans la mauvaise saison, par des indigens, des vieillards et des enlans; puis, quand le temps esl favorable pour l'emploi, et qu'on a des voitures, on fait Iransportei' ces matériaux préparés aux endroits désignés, et on les fait étendre et rouler immédiatement.

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